L’est républicain du 28 août 1925.
Le préfet de Meurthe-et-Moselle, officier de la Légion d’honneur, vu la pétition, en date du 8 janvier 1925, présentée par Monsieur Grenier Jean, brocanteur, demeurant à Vandières, à l’effet d’obtenir l’autorisation d’installer un magasin séchoir de peau et os bruts (le dépôt d’os n’excédant pas 300 kg) sur le territoire de la commune de Pagny-sur-Moselle, lieu-dit «en fossé».
Arrête :
Article 1er - Monsieur Grenier Jean, brocanteur demeurant à Vandières, est autorisé au fin de sa demande susvisée, sous les conditions suivantes :
1° le local destiné à l’emmagasinage des os sera cimenté, de façon à permettre de procéder à un lavage qui devra être effectué au moins une fois par semaine au moyen d’un produit à la fois désinfectant et désodorisant.
2° les os devront subir une première cuisson avant d’être entreposés, afin d’atténuer sensiblement le dégagement d’odeurs putrescibles.
3° des mesures seront prises pour que, lors du transfert des matières entreposées ou à entreposer, la population ne soit pas incommodée par les odeurs.
Article 2 - L’établissement demeurera d’ailleurs soumis à la surveillance de la police locale, ainsi qu’à l’exécution de toutes mesures ultérieures que l’administration jugerait nécessaire d’ordonner, dans l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publique.
Article 3 - en cas de contraventions dûment constatées aux dispositions qui précèdent, la présente autorisation pourra être retirée, indépendamment des condamnations à prononcer par les tribunaux compétents.
Elle pourra être également retirée s’il s’écoulait un délai de deux années avant la mise en activité de l’établissement ou bien encore si son exploitation était interrompue pendant le même laps de temps, sauf le cas de force majeure.
Article 4 - les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés, afin de faire valoir devant les tribunaux compétents toute demande en indemnité en raison du dommage qu’ils prétendraient lui être occasionné par l’établissement autorisé.
Article 5 - M. le vétérinaire départemental, inspecteur des établissements classés, est chargé d’assurer l’exécution du présent arrêté, dont une ampliation avec le plan des lieux y annexé devra demeurer dans les archives de la mairie de Pagny-sur-Moselle pour être communiquée sans déplacement à toute personne qui en fera la demande.
Mairie de Pagny-sur-Moselle.
Établissement dangereux, insalubre ou incommode.
2e classe (loi du 19 décembre 1917, art. 13)
Arrête :
Article 1er - Monsieur Grenier Jean, brocanteur demeurant à Vandières, est autorisé au fin de sa demande susvisée, sous les conditions suivantes :
1° le local destiné à l’emmagasinage des os sera cimenté, de façon à permettre de procéder à un lavage qui devra être effectué au moins une fois par semaine au moyen d’un produit à la fois désinfectant et désodorisant.
2° les os devront subir une première cuisson avant d’être entreposés, afin d’atténuer sensiblement le dégagement d’odeurs putrescibles.
3° des mesures seront prises pour que, lors du transfert des matières entreposées ou à entreposer, la population ne soit pas incommodée par les odeurs.
Article 2 - L’établissement demeurera d’ailleurs soumis à la surveillance de la police locale, ainsi qu’à l’exécution de toutes mesures ultérieures que l’administration jugerait nécessaire d’ordonner, dans l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publique.
Article 3 - en cas de contraventions dûment constatées aux dispositions qui précèdent, la présente autorisation pourra être retirée, indépendamment des condamnations à prononcer par les tribunaux compétents.
Elle pourra être également retirée s’il s’écoulait un délai de deux années avant la mise en activité de l’établissement ou bien encore si son exploitation était interrompue pendant le même laps de temps, sauf le cas de force majeure.
Article 4 - les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés, afin de faire valoir devant les tribunaux compétents toute demande en indemnité en raison du dommage qu’ils prétendraient lui être occasionné par l’établissement autorisé.
Article 5 - M. le vétérinaire départemental, inspecteur des établissements classés, est chargé d’assurer l’exécution du présent arrêté, dont une ampliation avec le plan des lieux y annexé devra demeurer dans les archives de la mairie de Pagny-sur-Moselle pour être communiquée sans déplacement à toute personne qui en fera la demande.
Nancy, le 10 août 1925
Le préfet de Meurthe et Moselle : signé Magre
Pour extrait conforme, Pagny-sur-Moselle, le 26 août 1925.
T. Brichon, maire.
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| Sortie de Pagny-sur-Moselle vers Arnaville |
En 1924, Jean Annet Grenier réside à Vandières avec son épouse Marie Fournet.
Les deux époux sont nés à La Chapelle Agnon (Puy de Dôme) en 1899 et s’y sont mariés après la première guerre mondiale.
Après une courte période de guerre à partir d’avril 1918 où il a combattu dans différents régiments d’artillerie lourde, il reste mobilisé jusqu’en mars 1921.
A peine libéré il rentre au pays où il se marie le 12 novembre 1921.
Le couple s’installe à Vandières, route nationale en octobre 1923.
Le premier janvier 1924, Marie donne naissance à des jumeaux, deux garçons prénommés Maurice Julien Francis et Roger Marius Francis.
Malheureusement ils ne vivront que quelques jours.
Le couple déménage pour Pagny en juillet 1925, rue Anatole France (à l’extrémité de la rue).
Il exerce le métier de chiffonnier mais aussi de récupérateur de métaux.
C’est à cette date qu’il fait la demande d’ouverture de son entreprise de traitement des peaux et os.
Il emploie deux jeunes travailleurs qui l’aident dans son commerce pas toujours bien reconnu.
Il est inquieté dans une affaire de recel de lingots de volés par deux brocanteurs, François Fosset brocanteur à Vandières et Paul Pronin manœuvre à Pagny.
En septembre 1925, les deux hommes ont volé des lingots d’acier de 48 kilos dans un wagon stationné en gare de Pagny-sur-Moselle.
Cinq de ses lingots ont été retrouvés chez Grenier par les gendarmes.
Fosset a été condamné à un mois de prison, Pronin à quinze jours.
Jean Grenier dément les accusations et déclare avoir fait lui même appel à la gendarmerie après avoir appris le vol. Fosset a voulu faire croire à Grenier qu’il avait été autorisé à récupérer les lingots par le chef de chantier où il dit avoir travaillé.
L’honnêteté de Jean Grenier semble avoir été prouvée puisqu’il n’a pas été condamné.
François Fosset né le 23 décembre 1880 à Novéant (Moselle allemande), fils de Nicolas Jean Fosset et Madeleine Engler.Il est condamné à quinze mois de prison pour vol avec effraction alors qu’il n’a que seize ans.Durant la même période, il fait l’objet d’une demande d’extradition de la part de la justice allemande pour détournements importants et vols à Metz. Il est arrêté à Pagny puis remis aux autorités de Novéant-sur-Moselle. Lui et son complice sont condamnés à neuf mois de prison pour ces faits.Cela n’empêche pas François de se marie le 13 octobre 1904 à Novéant avec Emelie Marguerite Krauss, née en 1882 à Belfort.En 1911, le couple habite rue Fabvier à Pont-à-Mousson. François est chauffeur chez Monsieur Poirot.Ils ont deux enfants, Armand Jacques né en 1905 à Pagny et Michel François Nicolas né en 1906 à Foelklingen (Sarre).Emelie Marguerite Krauss est décédée à Barberey-Saint-Sulpice (Aube) le 20 avril 1920.Elle est dite bonnetière à Troyes, épouse de François Fosset, brocanteur à Ars-sur-Moselle, ce qui peut sous entendre qu’ils vivent séparément.En 1921, François habite à Arnaville, quartier de l’église où il exerce le métier de brocanteur.Son fils aîné vit avec lui ainsi qu’une "amie", Maria Burel et sa fille Marie madeleine.Concernant son complice lors du vol des lingots, l’incertitude de l’orthographe de son nom n’a pas permis de trouver d’informations à son sujet. (Les journaux apportant des informations différentes)
En 1946, Jean Grenier et sa femme habitent toujours rue Anatole France, il est désigné comme récupérateur lors du recensement.
Marie Fournet meurt le 17 octobre 1976 à Saint-Nicolas-de-port, Jean Grenier meurt le 7 février 1992 à Metz.
| Pagny sur Moselle |


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