04/07/2026

Méfait stupide

Maison Thouvenot / Boucherie Munier


Le messin du 3 décembre 1902. 

La gendarmerie de Pagny-sur-Moselle a ouvert une enquête concernant un acte de vandalisme commis ces jours derniers sur la voie publique à Vandières. Monsieur Thouvenot, tonnelier et indicateur des vins à Vandières, avait chargé trois voitures de vin, qui stationnèrent toute la nuit dans la rue pour être, au matin, conduite en gare de Pagny-sur-Moselle. Un malfaiteur en profitant pour faire, avec une mèche, un trou dans l’un de ces fûts, qui se vida. Heureusement, un habitant de l’endroit, monsieur Fayon, s’en aperçut et boucha le trou avec une cheville. Mais déjà 400 litres de vin environ avaient coulé et inondaient le sol. Une enquête est ouverte sur ce méfait stupide.



René Théophile Thouvenot est né le 18 janvier 1868 à Vandières. Il est le fils de Jean Alfred Thouvenot, charron et de Françoise Dalbin son épouse. La famille Thouvenot habite route de Pagny à côté du café du centre. Leur premier fils, Marie Alfred né en 1867 deviendra militaire et terminera au grade de colonel d’artillerie. 

René Théophile prends la suite de son père comme charron. Il se marie en 1891 à Norroy avec Elise Joséphine Tribout. Le couple a un seul enfant, Marie Gaston né en 1894 à Vandières. 

La famille Thouvenot quitte Vandières pour Nancy après la première guerre mondiale. 

Gaston s’est marié en 1920 et dirige avec son père une fabrique de chaussures rue du Montet à Nancy. 

René meurt des suites d’un accident de voiture à l’hôpital de Poitiers en 1931. 

Gaston meurt en 1986 à Nancy à l’âge de 92 ans. 









Nos richesses régionales : les vins de Lorraine

Vendanges en Lorraine 

L’est républicain du 21 septembre 1932.  


Voici la deuxième communication que M. Paul Maujean, président, du syndicat des hôteliers de Nancy, vient de rédiger dans un but de propagande en faveur de nos richesses régionales. 

Aujourd'hui, ce sont les vins de Lorraine qui font l'objet de cette étude documentée et qui ne manqueront pas de retenir l'attention du lecteur. 

« Le vignoble lorrain, écrit M. Paul Maujean, occupe surtout les coteaux entre lesquels coule la Moselle et, suivant leur orientation, les moindres contreforts des vallées, qui viennent y aboutir, de Bayon à Metz. 

Toutefois dans certaines autres régions, dans la Meuse, sur la Seille, dans la Woëvre, on cultive encore la vigne et je ne saurais ne pas en parler. 

Les espèces plus particulièrement, cultivées dans le pays sont, le gamay blanc et noir et le pineau. 

Nous ne parlerons pas de certains cépages à grand rendement, qui ne donnent qu'un vin sans caractère, et nous passerons leurs produits sous silence. 

Il y a plus d'un demi-siècle que certains plants nous ont été importés d'Amérique et ce sont eux, dit-on, qui nous ont amené les différentes maladies ou microbes de la vigne, en premier lieu le phylloxéra, sorte de puceron imperceptible. 

Il y a une quarantaine d'années que l'on a attaqué celui-ci dans nos régions en injectant dans le sol à l'aide de différents procédés, du sulfure de carbone, et en badigeonnant les souches de la vigne, avec de la chaux vive. 

Ses effets désastreux du début, le sont moins à l'heure présente, mais des soins continus et collectifs sont à observer pour en éviter le retour offensif. 

Le mildiou lui, est un champignon microscopique qui attaque la feuille et qui détermine d'immenses taches de rouille, rongeant petit à petit celle-ci. Son développement est très rapide et dû surtout aux brusques changements de température assez fréquents dans notre pays, de la sécheresse extrême à l'humidité. 

Le seul moyen de le combattre est le sulfatage, cette opération s'opère à l'aide d'un vaporisateur puissant, contenant un mélange dissous de sulfate de cuivre et de chaux vive. 

Dès la fin mai, cette mesure est urgente et doit être renouvelée six à huit fois avant la fin d'août. 

Le viticulteur doit surveiller très attentivement l'apparition du mildiou surtout dans les années pluvieuses et ne jamais tarder à sulfater, tant le développement de celui-ci est rapide. 

L'oïdium est également un champignon microscopique qui s'attaque et se répand indifféremment sur le bois, la feuille et la graine, c'est ce qui a l'apparence de petites taches de ouate, que l'on voit aussi sur d'autres arbustes. 

Seul, le soufrage peut le combattre. On pulvérise donc sur la vigne et sur le sol, au pied de la plante, du soufre, de préférence dans un moment de sécheresse et aux trois périodes correspondant au début de la végétation, à la floraison et à celle où la graine commence à prendre de la couleur. 

Comme vous le voyez, ce n'est, donc qu'à grand peine et une surveillance de tous les jours que le viticulteur lorrain, si peu favorisé par la température et si rarement récompensé par son labeur persévérant, peut protéger sa vigne contre ces fléaux qui le menacent, du printemps à l'automne. 

Avant de parler des différents vins qu'il récolte, disons que, dès le mois de février, après les dernières gelées, il doit sans arrêt procéder successivement à la taille de la vigne, la lier, la palisser ou bien la fixer aux fils de fer tendus (nouveau procédé), la relever après avoir pris soin de sulfater la partie inférieure des feuilles, afin de les mettre à l'abri des germes dangereux activés par l'humidité, la bêcher, la râcler ensuite plusieurs fois, pour la débarrasser de toutes mauvaises herbes. 



En Lorraine, la maturité est tardive, la vendange ne se fait qu'en octobre, sur certains coteaux, certaines vignes mieux exposées, au plus tôt fin septembre. 

Les très bonnes récoltes sont rares, elles restent dans les mémoires et semblent ne revenir que chaque dix années. Les vins de 1865, 1884, 1893, 1900, 1911, 1921 ont laissé un souvenir qui ne s'effacera pas en Lorraine, car leur degré égalait celui des meilleurs vins du midi de la France et leur fruité était un régal pour les amateurs. 

Certains propriétaires, vieux vignerons de la région, peuvent encore s’enorgueillir d'avoir quelques échantillons de ces merveilles dans leur caves et, c'est un signe de grande considération qu'ils vous donnent, s'ils vont en chercher une bouteille en votre honneur. 

A travers l'affaiblissement dû à leur tige, et à la décoloration qui s'en suit, l'on perçoit encore chez ces vins, leur extrême finesse et leur goût du terroir intact, celui-ci est incontestablement dû à la nature du terrain d'où ils proviennent. 

Quitte à les perdre, ils ne sont bus qu'aux grandes occasions. Leur réserve est faite lors des années exceptionnelles, en prévision des grandes réunions de la famille, baptêmes, communions, mariages, etc. Ils sont dégustés avec attention, avec religion, et les anciens commentent les péripéties de leur récolte avec une ferveur égale à celle dont  ils entourent les grands événements antérieurs, arrivés dans la maison. 

On fait les trois vins en Lorraine, le blanc, le rouge, mais celui qui le symbole aux yeux de tous, c'est bien certainement le vin gris, dont, la teinte est plus exactement rosée et si l'on veut  bien « rubis ». 


Dans l'ordre, le vin blanc est le résultat, du pressage du raisin à graines blanches, il est en somme le jus du raisin mis en fûts sur-le-champ. 

Le vin gris est le résultat d'un soutirage partiel du foudre dans lequel on précipite la vendange, après qu'elle a passé entre deux cylindres qui la broient. Ce soutirage doit avoir lieu à vingt-quatre heures de cette opération, mais avant, il faut avoir constaté un début de fermentation dans la cuve, c'est ce qui donne le fumet particulier au vin gris et qu'il garde. 

Le vin rouge lui, ne se soutire qu'après que le tout a  fermenté ensemble, bois et grains broyés, sa fermentation est bruyante et mortelle, malheur à celui qui s'aventure au- dessus de la grande cuve où il est en ébullition. 

Les soutirages se font en hiver, suivant la qualité et la maturité de la vendange, ils sont, avancés ou retardés, mais au printemps de l'année qui suit, les vins blancs et gris sont prêts à  la consommation. Leur fraîcheur de vin nouveau est une tentation qui se double par la rutilance de leurs teintes. 

Maintes fois; leur transparence a inspiré nos poètes lorrains. On aime à les voir pétiller dans les verres, servis bien frais. Ils glissent, a-t-on coutume de dire, quand on les boit, compléments fameux des quiches, tourtes, potées, dont j'ai déjà parlé. 

Ils communiquent à tous, une gaité charmante et si l'esprit déborde, ils n'y sont pas étrangers. 

Il y a deux raisons qui ont diminué l'étendue des vignes en Lorraine, ce sont les maladies et la guerre (souvent les deux combinées). 

Je vais aussi fidèlement que possible vous les énumérer, les manquants d'abord. 

La disparition du pineau de Bar est dû à la maladie et surtout à son abandon pendant la guerre, les bras ont manqué pour la  défendre, ils étalent tous plus en avant, vers l'Est à Verdun. Sa délicatesse, sa finesse, sa teinte « rubis » incomparable en faisaient un vin signalé et digne des grandes tables. C'est une perte irréparable. 

Du vignoble de Thiaucourt, on peut dire qu'il est mort au champ d'honneur. 

Ses vignes, situées sur les coteaux entourant ce bourg légendaire, ont été anéanties complètement, par les différents bombardements d'artillerie et retournées par les ouvrages de la défense allemande. 

Avant la guerre, le vin de Thiaucourt, grâce à l'exposition de ses vignes et de la nature de son terrain, était l'un des produits les plus généreux de Lorraine. Il était riche en tannin, d'une conservation parfaite, supérieur en qualité. Le vin gris était aussi parfumé que ceux des grands crus de Champagne. 

Le vin blanc en prenant de l'âge acquérait le bouquet des grands vins de la Moselle rhénane et le vin rouge des bonnes années, arrivait a peser 12 et 14° et avait beaucoup d'analogie avec les crus de Bourgogne. 

Ce vignoble, hélas ! est à tout jamais rayé des richesses de là Lorraine vinicole. 

Après l'avoir abreuvé de leur sang, des milliers de soldats américains et français y dorment leur dernier sommeil. La luxuriante végétation de la vigne y est définitivement remplacée, par une étendue considérable de tombes, invariablement surmontées d'une croix blanche. 

En descendant la Moselle depuis Charmes on aperçoit, subsistant à grand peine, quelques vignes vers Bayon, ancien cru réputé, plus bas vers Maron, Chaligny, dans la vallée du Madon, Goviller, Frolois, Pulligny qui sont autant de points où l'on défend la vigne avec succès, et dont les vins de petite race ont un goût de   « pierre-à-fusil » très caractérisé. 

On arrive aux coteaux toulois dont les crus les plus connus sont Bulligny, Blénod-les-Toul, Mont-le-Vignoble, Charmes-la-Côte, Domgermain, Lucey et enfin Bruley. 

Les vins gris de Bruley sont très particuliers et l'objet de soins attentifs et très suivis par une lignée de propriétaires récoltants qui défendent avec acharnement la réputation de leurs produits. 

Leurs vins rosés mousseux renommés, travaillés à la mode champenoise, peuvent rivaliser avec les produits similaires de la Champagne, tout en gardant, un goût de terroir loin d'être déplaisant. 

En glissant sur Metz, à droite, l'on aperçoit Millery, Autreville, qui produisent encore un peu, et on atteint la région de Metz qui commence par Vandières, Pagny, Novéant, Ancy, Dornot, Jussy, Lorry, Mardigny, Lessy, Longeville et enfin Scy-Chazelles, accroché au Mont Saint-Quentin, dont on aperçoit le ban admirablement orienté, faisant l'angle de la vallée remontant vers Gravelotte. 

Les vins de Scy avant 1914 étaient la grande gourmandise des Allemands de Metz, les vins blancs en particulier, étaient dirigés vers l'intérieur pour en faire le fameux sekt. 

Le vin « rubis de Scy » est actuellement l'un des plus appréciés des amateurs de la région de l'Est. Son fumet est incomparable, il garde en bouteilles l'odeur grisant de la vendange et au palais laisse de son passage le goût de la grappe fraîchement pressurée sur la cuve, par une belle journée de vendange en octobre. 

Mis en bouteilles après deux soutirages, à l'époque des derniers froids, il garde une faible partie de son sucre, qui en fait, un vin pétillant naturel, qui plaît, par sa teinte et sa fraîcheur dès que les verres en sont remplis. 

Se rapprochant, de lui sont encore les vins de Marsal, de Vic et de Moyenvic, sur la Seille. Leur verdeur s'étale sur un splendide coteau qui fait face à l'ancienne frontière en regardant la France. 

Comme les vins de Moselle, avant la guerre, les Allemands venaient le chercher pour faire «leur champagne». 

C'est d'ailleurs aux mesures de rigueur qu'administrativement ils prenaient pour combattre les maladies de la vigne qu'on doit d'avoir gardé celles-ci en Moselle. 

Les blancs et les gris d'un bouquet particulier ont aussi un grand cachet d'originalité qui complète la série de tous ceux que je viens d'énumérer aussi exactement que possible. 

La récolte de cette année est en bonne posture, les vignes sont belles en Lorraine, quoiqu'ayant été compromises par les froids et les pluies du début de l'été, les beaux jours d'août ont rétabli favorablement la situation. 

La vigne est saine, quelques semaines favorables encore et l'année sera belle, sans toutefois prendre place à la suite des grandes années. 

Espoir nouveau pour nos viticulteurs....  

Rendons un hommage d admiration à leur persévérance. Lutteurs infatigables, lis défendent leurs vignes avec la même ardeur que ceux qui, pendant de longs mois, occupèrent. leur sol pour l'amour de leur pays et de son indépendance. 

Chaque jour, le Lorrain tenace monte à la vigne comme les combattants montaient aux lignes -pour la défendre contre les. assaillants, pour la gloire de la viticulture française, l'une des plus belles parmi celles de la production du sol national. On ne reconnaîtra jamais assez son effort méritoire et l'indéfectible attachement à sa terre. 



Planche Larousse ennemis de la vigne




















28/06/2026

Passage de troupes

 

Rue de Pont-à-Mousson, à droite la maison Colin au fond la ferme Lorrain

L’éclair de l'est du 27 juin 1912. 


Un groupe de trois batteries du 40ème régiment d’artillerie en garnison à Saint-Mihiel, qu’il avait quitté à minuit est arrivé à Pont-à-Mousson vers 6 heures du matin, où il a stationné, près de la porte de Trey, hors ville. 

De nombreux officiers et canonniers en profitèrent pour monter à Mousson. 

Vers 8 heures et demie, le groupe se dirigeait sur Vandières, où devait se faire le repas, pour rejoindre ensuite Saint-Mihiel. 



Caserne Sénarmont  du 40ème régiment d’artillerie à Saint Mihiel


Nos richesses régionales : la mirabelle

L’est républicain du 18 septembre 1932.  


M. Paul Maujean, président du Syndicat des hôteliers de Nancy, vient d'entreprendre une série d'études sur nos richesses régionales, dans un but de propagande. 

Le premier de ces articles est consacré à la mirabelle. 

Quand au mois d'août, écrit M. Paul Maujean, l'on circule à travers la campagne lorraine, on aperçoit de toutes parts et à perte de vue, une multitude d'arbres moyens, les branches intérieures appesanties par la charge de leurs fruits. Ce sont les mirabelliers. 

On en voit partout, dominant en nombre, en bordure des chemins, dans les champs, dans les vignes, sur les coteaux. dans les vergers entourant les maisons, donnant aux villages lorrains noyés dans la verdure, un charme particulier. 

La récolte du délicieux fruit d'or de ces arbres, que l'on nomme "mirabelle", n'est pas une des moindres ressources du pays. 

Ce fruit lorrain d'essence, indépendamment des délicieuses tartes qu'il donne comme dessert au moment de sa récolte, est mis en conserves par d'importantes conserveries locales dont la réputation est mondiale, mis en confitures par la prévoyante ménagère lorraine songeant à l'absence des fruits pendant la prochaine mauvaise saison, confit, par nos confiseurs réputés de Metz et de Nancy, exporté quand il y en a profusion et enfin distillé sous le contrôle de l'Etat, par les distillateurs et surtout par ses récoltants, qui, à cet effet, lui font subir dans des tonneaux de bois une fermentation préliminaire qui a pour but de transformer en alcool, son sucre naturel.  

La "mirabelle", nom que porte encore cette précieuse distillation, se fait en hiver. Elle est un des travaux d'intérieur, auxquels se livrent les Lorrains quand la neige a recouvert leur sol, sur les semailles d'automne. 

C'est avec beaucoup de soins que les deux stades de cette transformation doive être opérés, et celle-ci rappelle un peu, en attentive surveillance, celle qu'exerçait l'alchimiste au moyen âge, anxieusement, penché sur sa cornue et sur le produit qui pouvait en sortir par le serpentin refroidi. 

En effet, le moindre coup de feu qui accélérerait un seul instant la distillation, doit être évité, si l'on veut garder à cet alcool, toute la subtilité, toute sa saveur divine si comparable au fruit, dont il est en quelque sorte une fidèle quintessence aromatique. 

A la sortie du serpentin, la mirabelle coule comme tous les alcools, ayant l'aspect d'une belle eau de source : de son séjour dans le tonneau de bois où on la garde une ou deux années pour qu'elle se débarrasse de quelques degrés par évaporation naturelle, elle prend une très légère couleur jaune, ce qui n'est pas désagréable à l'oeil et qui rappelle justement la couleur de son fruit. 

La mirabelle reste l'orgueil de celui qui l'a récoltée, distillée. Chacun doit la goûter, et rare est le visiteur qui se retire sans avoir été sollicité de prendre un petit verre et donner son avis. 

En période de distillation, qui coïncide avec celle pendant laquelle on tue le porc et l'on soigne le vin, des maisons sortent des rumeurs significatives et aussi des odeurs sympathiques, signalant ces différents travaux d'hiver. Ils sont généralement suivis de plantureux repas au cours desquels la joie de vivre la plus simple, la plus naïve, se manifeste au milieu des rires provoqués par l'évocation de bonnes histoires d'autrefois. 

De ces traditionnelles agapes on ne sort pas, sans avoir pris le café et une goutte de mirabelle. Celle-ci varie d'importance avec l'âge des convives. On trempe un sucre  à l'intention des vieillards et des enfants. 

Les bons vieux semblent ne pouvoir s'en passer et dernièrement, un centenaire lorrain questionné répondait qu'il devait son âge et sa si belle santé, à son petit verre journalier de mirabelle ! 

Dans les campagnes, il n'est pas rare de tremper une croûte de pain dans de la mirabelle en guise de petit déjeûner, avant de partir au dur labeur des champs.  

Tels sont la mirabelle, fruit particulier de Lorraine, et son alcool qui finit invariablement un bon repas, comme dans notre pays il est coutume d'en faire. 

De sérieuses raisons expliquent cette résistance physique et cet appétit. 

Le Lorrain, d'une solide nature, n'a pas manqué de développer sa force au cours des successifs événements tragiques qu'il n'a cessé de subir depuis des siècles et qu'il a traversés sans faiblir, le coeur et l'esprit aussi fermes que la robuste constitution dont il jouit en général. 





22/06/2026

Nos villages Lorrains Nº184

Je n’ai pas envoyé d’article à temps pour ce numéro. Vous retrouverez histoire de familles dans les numéros suivants avec les familles Ardaillon, Lanciaux, Hatrisse et Ancelin 


Couverture avant Prény - Le puit de la rue Mandeguerre

Couverture arrière Onville - Le quai de la gare


PAGNY-SUR-MOSELLE

184/18 La tactique appliquée au terrain 

184/21 Le second cimetière 

184/28 Un début d’incendie en 1894


PRÉNY

184/03 Nouvelle augmentation du prix de l'eau en 1939

184/28 Bail de Tautecourt en 1912

184/33 Vente de la moitié d’un jardin à arbres en 1685

184/35  Le cri de Prény


ARNAVILLE

184/10 Chronique de la vie Arnavilloise au début du XXe siècle 

184/36 L’entente communale en 1961

184/37 L’équipe des pompiers en 1986


BAYONVILLE

184/07 Charles Bernardin 


ONVILLE

184/28 Une conférence dédiée à l’apiculture en 1898

184/38 Cambriolage à la gare en 1893

184/39 Requête à la compagnie de l’Est en 1900


VANDELAINVILLE

184/05 Réquisitions en guerre


VANDIÈRES

184/28 Cité à l’ordre du régiment 

184/29 La généalogie agnatique ascendante de l’abbé Mamias

184/34 Imposition découlant d’une confiscation 


VILLERS-SOUS-PRÉNY

184/20 La rue de l’église en 1891

184/28 Reconnaissance de fief en 1700


ARRY

184/17 fragment d’un journal intime 


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54530 Pagny-sur-Moselle

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54510 Pagny-sur-Moselle

IMPRIMEUR Régie industrielle des établissements pénitentiaires - 77000 Melun

DEPOT LEGAL N° 435 - 3e trimestre 2026 - ISSN 1288-2348