24/03/2026

L’agriculture Lorraine à l’honneur

 


L’est républicain du 3 septembre 1931. 


M. Robert Gilliard, ingénieur en chef du Génie rural, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur. 

Cette heureuse nouvelle sera accueillie avec une joie très vive par la grande famille agricole lorraine, à laquelle M. Guilard appartient depuis plus de quatre ans. 

M. Robert Gilliard est, en agriculture, un technicien, un « scientifique ». 

Sorti de l'Institut National Agronomique en 1910, il fut reçu, le 1er juillet 1911, au concours pour le grade d'ingénieur stagiaire du génie rural, et affecté a cette date, à la circonscription d’Orléans. Puis il alla dans la Creuse, et passa, le 1er novembre 1918, dans le département de l'Aisne, en qualité d’ingénieur. Outre son service normal, il y dirigea, pendant huit années, le contrôle des coopératives de reconstruction comprenant 450 sociétés. Il contribua également à l'électrification de ce département en créant de nombreux syndicats de communes. Par sa large compréhension des problèmes agricoles, par son commerce assidu avec les intéressés, par son inlassable activité, il s'attira la sympathie générale. Cette sympathie se manifesta d'ailleurs sous forme de profonds regrets, lorsque, le 1er janvier 1927, il quitta l'Aisne pour assurer, à Nancy, les fonctions d'ingénieur en Chef, il succédait à M. Préaud, aujourd'hui directeur du Génie rural au ministère de l'Agriculture. 

Son service s'étend aux départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges ainsi qu'au territoire de Belfort. Sa tâche est vaste, multiple. Elle a pour but, en effet, de compléter la construction des réseaux de distribution d’énergie électrique et d'entreprendre les travaux d'améliorations foncières du sol, drainage, chemins ruraux, remembrement, indispensables à la prospérité de l'Agriculture Lorraine. 

C'est à lui que l'on doit la réalisation du premier syndicat de communes de distribution de gaz dans la vallée du Rabodeau et l'extension du réseau de l’usine à gaz de Pont-à-Mousson aux communes de Norroy, Vandières et Pagny-sur-Moselle. Il apporte un soin tout particulier à l'intensification des travaux de remembrement, si nécessaires à la terre lorraine où l'enchevêtrement des parcelles et l'absence de chemins 

entravent la liberté de l'exploitation et constituent un véritable impôt prélevé sur les cultivateurs. 

Dans la Meuse et dans les Vosges, il encourage et développe la création des usines coopératives agricoles (fromageries, laiteries), et, chargé par M le préfet Magre de la liquidation des coopératives de reconstruction, il accomplit sa mission avec tant de succès que 50 sociétés sur 206 attendent l'heure de cette liquidation. 

Mais M. Gilliard n'est pas l'homme d’une formule. Son oeuvre, vivante et fécondé, s'inspire d'un rare éclectisme. Elle nous le montre tour à tour ambassadeur, journaliste, conférencier L'an dernier, il fut envoyé en mission au Danemark, accompagné des membres de l’Union des Syndicats Agricoles Vosgiens. Il a donné de ce voyage d'études une relation substantielle et très applaudie au cours d'une réunion de la Société Centrale d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle. Ses articles de vulgarisation, dans le « Bon Cultivateur de l’Est », sont fort appréciés, et ses exposés, aux divers comices, toujours écoutés avec une solide attention.  

Rôle très lourd, certes, mais fait pour l’homme, qui le supporte sans faiblir et le joue avec beaucoup d'aisance et de simplicité.. 

Nous sommes heureux d'adresser au jeune et nouveau chevalier, déjà officier du Mérite agricole, nos félicitations les plus empressées pour la haute distinction dont vient de l'honorer le gouvernement de la République. 


Georges Robert Charles Gilliard est né le 12 mai 1889 à Paris rue boisière dans le 16ème arrondissement. Il est le fils de Georges Gilliard, banquier et de Virginie Antoinette Daquet son épouse. 

Il commence sa carrière d’ingénieur du génie rural en 1909

Sa première affectation est Laon (Aisne) où il réside rue de la république. 

Dès 1919 il prend part à l’estimation des travaux de reconstruction dans le département de l’Aisne. 

En 1920, il est fait chevalier dans l’ordre du mérite agricole. 

Il se marie le 6 juin 1922 à Tavers (Loiret) avec Suzanne Marie Juliette Cécile Mirault. 

Il prends ses fonctions à Nancy en janvier 1927, il habite avenue de Boufflers avec son épouse et leur fille Colette née en 1925 à Laon. 

Le 7 août 1931, Il est décoré de la légion d’honneur au grade de chevalier. 

Il doit quitter la Lorraine en 1933 pour des raisons de santé, après avoir ardemment travaillé à l’amélioration des techniques agricoles (Remembrement,drainage…) mais aussi des conditions de vie des agriculteurs. 

Il va habiter à Pau (Basses Pyrénées) où il continue son engagement pour l’agriculture jusqu’à sa retraite en mai 1954. 

Il décède à Pau le 7 novembre 1962 à l’âge de 73 ans. 











Fête patronale

 

L’espérance d’Allamps

L’éclair de l’est du 21 septembre 1930. 


Malgré les rigueurs d’une saison inclémente, la fête patronale de Vandières s’est déroulée dans une atmosphère d’union et de cordialité vraiment impressionnante. 

Dès le matin, une très nombreuse assistance se pressait à la grand’messe chantée par M. l’abbé Munier, curé de la paroisse. . 

Les chants liturgiques furent exécutés d’une façon impeccable par la chorale paroissiale qui se surpasse d’année en année. 

Mais ce qui rehaussa tout spécialement l’éclat des cérémonies fut la participation de l’Harmonie « L’Espérance » l’Allamps, M. l’abbé Pinot, enfant de la paroisse, actuellement curé d’Allamps, ayant eu l’heureuse idée de convier à notre fête son excellente phalange qui, sous l’experte direction de M. L. Christophe, exécuta aux différents offices des morceaux de grand style et offrit à la sortie des vêpres un concert artistique à la population charmée, qui ne ménagea pas ses applaudissements. 


Détail pittoresque : la plupart des familles de Vandières avalent adopté pour le repas de fête de midi un ou 

plusieurs musiciens de l'Espérance qui furent traités comme des enfants gâtés. 


La fête foraine, contrariée par le mauvais temps, eut cependant beaucoup de succès. 


Le service traditionnel pour le repos de l’âme des défunts de la paroisse fut chanté par M. l’abbé Pinot, avec 

la participation dé la chorale paroissiale. 


Nous remercions très vivement M. l’abbé Pinot, ses dévoués musiciens, de l’éclat inusité apporté à cette belle journée, et, d’autre part, nous nous faisons l’interprète de tous les membres de l’Espérance en remerciant les familles si hospitalières de Vandières de leur accueil si cordial et si empressé. 


L’abbé Munier

Fernand Camille Pinot est né le 8 février 1897 à Vandières. Il est un des sept enfants d’Edouard Pinot, vigneron et de Marie Eugénie Elisabeth Darmois son épouse. 

En septembre 1914, alors qu’il est séminariste, il accompagne l’abbé Mamias au presbytère lors de son arrestation. En septembre 1918, il est évacué vers la Belgique avec les habitants de Vandières. Il retrouve le village en février 1919 après 172 jours d’exil. 

Il est ordonné prêtre le 13 juillet 1924 et rejoint la paroisse de Varangéville.

En août 1928, il est nommé à Allamps où il restera jusqu’en 1942. 

Il est ensuite nommé à Houdemont où il exerce son ministère jusqu’en 1956, date de son départ pour Croismare. 

Il meurt à Lunéville le 28 août 1994 à l’âge de 97 ans. 


Fête patronale à Vandières au milieu des années cinquante 


14/03/2026

Le café Compas


En 1901, François Eugène Compas (1868-1949) et sa femme Marie Marcelline Gille (1866-1949) habitent rue de Pont-à-Mousson. Il exerce le métier de menuisier. 
Il est né en 1868 à Vandières. Elle est née deux ans plus tôt à Limey. Ils se sont mariés dans la commune de l’épouse en 1895. 

C’est sur le recensement de 1906 qu’ils sont mentionnés pour la première fois comme débitants de boissons. 

En fait, le café est tenu par l’épouse d’Eugène Compas, Marie Marcelline, lui est menuisier. 

Elle gère le café jusqu’à la première guerre mondiale. 


Sur le recensement de 1921, ils habitent toujours à la même adresse mais il n’est plus fait mention d’un débit de boissons. Eugène Compas reste menuisier. 


Le café est géré par la famille de Pierre Muller (1877- ) jusqu’en 1930. 

Pierre est maçon et sa femme Marthe Alice Erard (1885-1942) est recensée comme épicière. 

En 1931, Émile Marcel Chardebas (1878-1938) et Augustine Pierson (1879- ) reprennent possession de leur fond de commerce et exploitent le café jusqu’en 1938.

Auparavant ils étaient cultivateurs à la ferme de Moulon à l’entrée de Pagny sur Moselle. 


Pierre Muller et Marthe Erard déménagent pour une autre maison de la rue nationale.

Il exerce alors le métier de maçon à Nancy. En 1942, ils habitent rue Pasteur à Nancy. 



Destruction de récolte


L’espérance : courrier de Nancy du 12 août 1886.

Le domestique Bour, allemand d’origine, a mutilé, par vengeance, 171 pieds de houblon appartenant au cultivateur Belin, dont il quittait le service. Le coupable est en fuite. 


Gazette de Lorraine : journal de Metz du 12 août 1886. 

On nous écrit de Novéant, le 11 août :

Le nommer Jean Bourg, âgé de 19 ans, de Bouzonville, domestique chez Monsieur Belin à Vandières, est parti pour Metz après avoir demandé la veille, son compte et après avoir coupé dans la nuit de samedi à dimanche 171 pieds de houblon dans la propriété de son maître. Avis à ses futurs maîtres. 



Le progrès de l’est du 18 septembre 1886. 

Tribunal correctionnel de Nancy. 

Jean Bour, dix-neuf ans, domestique à Vandières, est inculpé de destruction de récolte. Pour se venger de son patron qui le renvoyait à cause de son inconduite, Bour a coupé cent soixante quinze pieds de houblon dans les propriétés de son maître. L’accusé fait défaut. Deux ans de prison.



Jean Bour est employé à cette date par Pierre Dominique Belin (1830-1909), propriétaire cultivateur, rue de Pagny. 

Pierre Dominique est marié avec Marie Didelon (1835-1916)  depuis 1859. Ils ont deux fils:

Émile François (1860-1944) qui prendra la suite de son père. Marié en 1889 avec Léonie Hortense Simard. 


Léon Edouard (1863-1924) militaire, chevalier de la légion d’honneur en 1911 alors qu’il est capitaine au 79ème régiment d’infanterie, caserne Molitor à Nancy. 


En plus de Jean Bour, ils logent trois autres domestiques agricoles, Firmin Lang âgé de 26 ans, Charles Eugène Monsieur âgé de 19 ans et Prosperine François âgée de 19 ans. 



D’autres articles traitant de méfaits d’un dénommé Bour sans plus de précisions sont parus dans les journaux sans qu’on puisse incriminer Jean Bour. 

À Champigneulles, le jeune Bour, 20 ans, étranger au pays, a été arrêté pour flagrant délit de vol au préjudice de 5 personnes de la localité en octobre 1886. 

À Saizerais, M. Lalance, cultivateur a porté un contre le nommé Bour, sujet allemand, qu’il avait depuis 15 jours comme domestique et qui lui aurait volé un porte-monnaie contenant 90 fr. (Le prévenu est en fuite) en septembre 1889. 


Bour est un nom très répandu en Moselle. Sans informations supplémentaires, il est difficile de retracer le parcours de Jean. En tout cas, je n’ai rien trouvé à Bouzonville.  

01/03/2026

Les grandes manoeuvres d’automne


 L’est républicain du 12 septembre 1899.

Le quartier général du 20e corps était établi dimanche à Pont-à-Mousson. Lundi, il a été transporté à Regniéville-en-haye, à l’ouest de cette ville, sur la route nationale de Verdun à Pont-à-Mousson. Ajoute en passant que l’empressement des Mussipontains a été particulièrement remarquable. À l’arrivée de la 39e division, la ville était pavoisée. Toute la population s’était portée sur le passage des quatre régiments qui ont défilé devant le général Parison.

La 11e division à cantonné à Vandières, Viéville-en-Haye et Norroy, entre Thiaucourt et la Moselle. La 39e division à cantonné à Pont-à-Mousson, Blénod-les-Pont-à-Mousson, Maidières et Mamey, au nord de la forêt de Puvenelle. 



Le 20ème corps est crée en 1898. Il est commandé par le général Jules De Monard (1838-1930). 

Lieutenant au 8ème régiment de chasseurs, il est blessé à Rezonville le 16 août 1870. Il est blessé deux autres fois lors du siège de Metz en septembre 1870. 

Devenu général, il dirige l’école militaire de saint Cyr pendant de nombreuses années.

Il reçoit plusieurs décorations, la plus élevée étant grand officier légion d’honneur.  

Jules De Monard meurt à Paris le 9 mai 1930 à l’âge de 92 ans.  

Le quartier général du 20ème corps est basé à Nancy, le corps a pour mission de protéger le sud de la Meurthe-et-Moselle en cas d’invasion allemande. Il est composé de deux brigades. 

La 21ème brigade d'infanterie :

  • 26ème régiment d'infanterie caserne Thiry à Nancy.  
  • 69ème régiment d'infanterie caserne Thiry à Nancy. 
  • 10ème bataillon de chasseurs à pied caserne Chérin à Saint Dié. 
La 22ème brigade d'infanterie :
  • 37ème régiment d'infanterie caserne Landremont à Nancy
  • 79ème régiment d'infanterie caserne Molitor à Nancy


Général De Monard
Commandant De Cornulier Lucinière vers 1875



La 11e division est commandée par le général Henri Raoul René De Cornulier-Lucinière (1838-1926)

Henri Raoul René De Cornulier-Lucinière alors qu’il n’est que capitaine est blessé et fait prisonnier le 1er septembre 1870 à Sedan. 

Il est promu général en 1893. 

Il est nommé commandeur de la légion d’honneur en 1902. 

Né à Nantes, il se retire au Croisic (Loire inférieure) où il meurt le 20 septembre 1926 à l’âge de 88 ans. 


La 39e division est commandée par le général Nicolas Armand Parison (1834-1903), son quartier général se trouve à Toul. 

Nicolas Armand Parison, alors qu’il est capitaine est fait prisonnier le 28 octobre 1870 à Metz. 

Il est promu général en 1890. 

Il est nommé commandeur de la légion d’honneur en 1898. 

Il s’est retiré à Pagny-sur-Moselle depuis son passage dans la réserve en 1899. 

Le général Parison est mort à son domicile, rue de Prény, le 2 octobre 1903 à l’âge de 68 ans.


Pendant la première guerre mondiale, les deux divisions prennent part aux combats de Morhange, du grand couronné puis quittent la Lorraine pour la Picardie. Ce sont ensuite les grandes bataille de la guerre, Verdun, chemin des dames, champagne et Belgique.  


Maison du général Parison à Pagny-sur-Moselle



Depuis la défaite de 1870, les préparatifs pour un prochain affrontement se font de plus en plus importants chaque année. Les manoeuvres permettent aux officiers de mettre en place un plan de défense du territoire revu et corrigé régulièrement en fonction de l’innovation et de l’amélioration des armes (canons plus puissants, avions, automobiles …)
Ces répétitions sont aussi devenues un spectacle pour les habitants des villes et villages concernés, un bon moyen d’intéresser les jeunes hommes à "l’art de la guerre". Le service militaire étant devenu obligatoire pour tous les hommes en vue de la revanche. 
Les journaux relatent le déroulement de chaque journée et des séries de cartes postales sont publiées. 
Durant cette période, les tensions avec l’Allemagne sont accentuées par différents incidents (affaire Schnaebelé, crises au Maroc) et de profondes séquelles ont été laissées dans la société par l’affaire Dreyfus.
Un engouement médiatique se développe pour ces manoeuvres d’automne, banalisant ce qui devrait être perçu comme une menace de guerre. 
Personne n’a idée à cette période du massacre que sera cette revanche tant attendue. 




Albert Bettanier - La tache noire (1887)




















21/02/2026

Un enfant abandonné



Le Messin du 29 octobre 1901.

Le 17 septembre, un enfant de cinq semaines a été exposé dans une petite rue de la commune de Vandières, près de Pont-à-Mousson. Le crime a été commis vers 5h du matin. La veille, la mère coupable a été vue à la gare de Pont-à-Mousson, vers huit heures et demie du soir. Elle avait pris un billet aller et retour pour Metz et portait un paquet assez volumineux roulé dans un grand mouchoir ou châle, en tissu à carreaux. La nuit, vers une heure, cette personne est revenue à la gare sans le paquet. Elle s’informe de l’heure du premier train pour Metz et déclara qu’elle venait de rendre visite à une tante domiciliée à Blénod-les-Pont-à-Mousson. Elle est rentrée à Metz à 3h15 du matin.

Cette personne est âgée de 26 à 27 ans, sa taille est de 1,63 m. Elle a les yeux bleus clairs, des sourcils très prononcés, le visage est pâle. Elle est vêtue d’un collet de couleur beige et d’une robe noire, elle portait son chapeau à la main, sur ses épaules était jeté le châle qui entortillait le paquet.

L’enfant avait une petite camisole en flanelle rouge, des langes en coton, une chemise de cretonne blanche. Il était couché sur un petit coussin en flanelle, couvert d’un drap rayé blanc et rouge, et d’un autre rayé blanc et bleu, avec une couverture en coton.

On a trouvé, en outre, des langes de piqué blanc, un bonnet blanc au crochet avec ruban bleu, un fichu tricoté noir, un biberon avec thermomètre, dans lequel se trouvait encore un peu de lait et muni d’un bouchon en caoutchouc rougeâtre. Tous ces objets n’étaient pas marqués. 

L’enfant est mort le 8 octobre. Quiconque peut donner des renseignements sur l’origine de l’enfant ou de la mère et prié de s’adresser à la plus proche direction de police.


Crime, coupable … des mots bien durs pour une pauvre jeune femme en difficulté n’ayant certainement personne vers qui se tourner pour se faire aider. 


Seulement il y a une erreur dans le texte de l’article, une erreur de taille. Un détail m’avait interpellé quand est évoqué une visite à Blénod. Quel rapport avec Vandières ?  

Je recherche donc l’acte de décès, rien à l’état civil de Vandières, rien à Pagny ni à Pont-à-Mousson. 

Il faut pousser jusqu’à Nancy ou je trouve l’acte 1863 du 8 octobre 1901 qui enregistre le décès d’une inconnue âgée de vingt jours environ trouvée à Maidières, et non Vandières. 


Acte de décès de l'enfant trouvé

La visite à Blénod est donc une excuse censée, les communes étant limitrophes. 

Deux articles tirés des journaux des 19 et 22 septembre confirment la commune de Maidières comme lieu de l’abandon. 

L'erreur peux venir d'une mauvaise communication téléphonique ou d'une mauvaise composition de typographie.


Le Messin du 19 septembre 1901. 

Mardi matın, en se rendant a son travail, un ouvrier maçon de Maidières, Louis, trouvait, dans un sentier qui conduit à la maison forestière de Belle-Vue, un paquet roulé dans un châle de mérinos. Des vagissements s'échappaient du ballot. Le maçon l’ouvrit. Quelle ne fut pas sa stupéfaction d'y trouver, à côté d'un biberon vide, une petite fille d'environ six semaines. Il prit l'enfant qu'il porta chez le garde champêtre.

On ignore quels sont les parents de l'enfant, qui a été recueilli par Mme H. , qui est décidée à l'adopter.


La croix de Lorraine du 22 septembre 1901. 

Le 17 septembre, vers 5 h. 1/4 du matin, M. Louis, de Maidières les Pont-à-Mousson, se rendait à son travail, en suivant le sentier bordé par les propriétés Deheyne et Lemoine, lorsqu'il aperçut sur le bord un enfant assez bien emmailloté, et enveloppé en outre d'un châle de laine de couleur brune et d'un fichu en laine noire, à côté de l'enfant était un biberon dosé, contenant un verre de lait. Au même moment arrivait le jeune Hen Jules : celui-ci courut prévenir sa mère et chercher le garde champêtre. Madame Hen accourut et releva l'enfant qui était transi de i1 froid. On suppose qu'il avait dû être déposé là une heure avant.

Les constatations faites, M. Songeur, maire, pria Madame Hen de donner les soins nécessaires au bébé. C'est une petite fille de 15 jours environ très bien portante.

La gendarmerie a ouvert une enquête.


Maison forestière de Belle-Vue