Le républicain lorrain du 6 janvier 1951.
Etude de M. Pierre JACOPS avoué à NANCY rue Dom-Calmet. Nº 7.
ADJUDICATION sur surenchère du dixième d'une maison sise à VANDIÈRES rue Saint-Jean à l'audience des criées du Tribunal Civil de Nancy, au Palais de Justice de ladite ville, le LUNDI VINGT DEUX JANVIER MIL NEUF CENT CINQUANTE ET UN, A NEUF HEURES,
En exécution, d'un jugement du Tribunal Civil de Nancy, en date du 29 mars 1950, enregistré, et d'un jugement du Tribunal Civil de Nancy en date du 27 novembre 1950, enregistré.
On fait savoir que le jour sus-indiqué, aux heure et lieu aussi sus-indiqués, il sera procédé à l'adjudication sur surenchère, au plus offrant et dernier enchérisseur, de l'immeuble dont la désignation suit.
Désignation :
COMMUNE DE VANDIÈRES
Un immeuble sis à VANDIERES, rue Saint-Jean, comprenant : maison d'habitation élevée sur cave et sous-sol, d'un rez-de-chaussée de deux pièces et cuisine, grange, écurie et chambre à four derrière ; de deux pièces au premier étage, grenier à grains au-dessus, greniers à fourrage au-dessus de l'écurie: jardin derrière, le tout d'une contenance de 9 a. 20, entre une impasse allant, de la rue Saint-Jean à la route nationale de Villers-sous-Prény, Roger Hatrisse d'autres côtés.
Et le droit à l'indemnité de reconstruction de la partie des bâtiments dont il vient d'être question, ainsi qu'à toutes subventions ou autres indemnités quelconques, il pourrait s'y ajouter et auxquelles les vendeurs peuvent ou pourraient prétendre en vertu de
toute disposition législative relative aux dommages de guerre.
Tels au surplus que ledit immeuble existe, s'étend, se poursuit et comporte avec toutes ses aisances et dépendances sans aucune exception ni réserves.
Cet immeuble provenant de l'indivision existant entre les vendeurs a été vendu à la requête de :
1º Madame Marie Louise PREVOT, veuve non remariée de Monsieur Auguste DOFFIN. en son vivant adjudant-chef pilote, prise tant en son nom personnel comme commune en biens légalement à défaut de contrat de mariage préalable à son union célébrée
en la mairie de Frouard, le 27 septembre 1919, et usufruitière légale du quart des biens composant la succession de son défunt mari, que comme tutrice naturelle et légale et son fils mineur Michel-Aimé DOFFIN, né à FROUARD, le 2 mai 1932, ledit mineur avant pour subrogé tuteur Monsieur Emile HUSSON, demeurant à VANDIERES, nommé à cette fonction suivant délibération du conseil de famille dudit mineur tenue sous la présidence de Monsieur le Juge de Paix du canton Nord de Nancy. le 18 octobre 1935, demeurant à FROUARD.
2º Monsieur Pierre Camille DOFFlN, agent commercial, demeurant à TUNIS, 11, rue Ad-Djazira.
3º Madame Madeleine Augusta DOFFIN, épouse de M. Marcel-Albert ANGST, ce dernier pris tant en son nom personnel, s'il y a lieu, que pour l’assistance et l'autorisation de son épouse ci-dessus nommée, demeurant à TUNIS. 11, rue Ad-Djazira.
Ayant Me Pierre Jacops pour avoué.
Et a été adjugé à Monsieur Pierre Marie LEBRICNER, commerçant, demeurant à PONT- A-MOUSSON, 2, rue du 11e bataillon-de-chasseurs-à-Pied, suivant adjudication qui a eu lieu par devant Me Jean Aerts, notaire à Nancy, le samedi 4 mars 1950, en la salle de la mairie de Vandières, ledit notaire commis en vertu d'un jugement du Tribunal Civil ,de Nancy, en date du 1er décembre 1948, moyennant la somme de 350.000 francs de prix principal, outre les charges.
La nouvelle, adjudication aura lieu par suite de la déclaration de surenchère du dixième faite au greffe dudit Tribunal le 8 mars 1950, par Monsieur René CHAPELIER, cultivateur, demeurant à VANDIERES (Meurthe-et-Moselle), ayant Me Jacops pour avoué, sur le prix principal de l'adjudication prononcée au profit dudit Monsieur LEBRICNER.
Outre les charges, clauses et conditions stipulées audit acte de vente, dont l'expédition est déposée au greffe pour tenir lieu de minute, d'enchère, les enchères seront ouvertes i, sur la mise à prix de 385 000 francs, dont 15 000 francs pour l'indemnité afférente aux dommages de guerre.
Conformément à l'article 2.188 du code civil, l'adjudicataire sera sera tenu au delà du prix de son adjudication, de restituer à l'acquéreur dépossédé les frais et loyaux coûts de son contrat, et ceux de transcription et de notification et de payer les frais faits pour parvenir à la revente.
Pour renseignements, s'adresser à Me Pierre Jacops, avoué à Nancy, 7, rue Dom-Calmet, ou au greffe du Tribunal Civil de Nancy, où le cahier des charges est déposé. Fait et rédigé par l'avoué poursuivant : Pierre JACOPS.
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| Famille Doffin |
Auguste Doffin est né le 13 février 1897 à Vandières. Il est le fils de Christophe Doffin, journalier à Vandières et de Victorine Husson. Le couple s’est marié le 16 janvier 1895 à Vandières où les familles des deux époux sont domiciliées.
Comme l’a fait son frère aîné François Aimé un mois plus tôt, Auguste s’engage le 5 septembre 1914 pour la durée de la guerre. Il est incorporé au 156ème régiment d’infanterie à Toul. Il est nommé caporal en mars 1916 puis sergent en août de la même année. Il passera presque 4 ans au sein de ce régiment où il fera preuve de bravoure à plusieurs reprises.
Le 156ème régiment est engagé sur de nombreux fronts, le grand couronné puis la course à la mer en 1914; la bataille des Flandres, l’offensive d’Artois et la bataille de champagne en 1915 ; Verdun puis la Somme en 1916; le chemin des dames en 1917 avant de revenir sur le secteur de Pont à Mousson en juin 1917.
Auguste est détaché au 1er groupe d’aviation en janvier 1918. Il obtient son brevet de pilote le 2 juin 1918, point de départ d’une carrière d’aviateur qui durera 17 ans dans différents régiments d’aviation.
Il se marie à Frouard (Meurthe-et-Moselle) le 27 septembre 1919 avec Marie Louise Prévot .
Il est nommé adjudant chef en juillet 1929, peu de temps avant de rentrer de Syrie où il est instructeur. Il est passé très près de la mort durant cette campagne lui valant une citation à l’ordre du corps d’armée.
Auguste Doffin trouve la mort lors d’un exercice aérien le 5 septembre 1935 au-dessus de Saint-Jean-aux-Bois (Ardennes). Il totalise alors 1625 heures de vol dont 180 de nuit.
Déjà décoré de la médaille militaire, Auguste Doffin reçois la légion d’honneur à titre posthume.
L’enterrement a lieu à Vandières le matin du 10 septembre 1935 en présence de nombreux représentants militaires et civils, de Roger Quenette maire et de l’ensemble des habitants du village. Après la cérémonie religieuse célébrée par l’abbé Collin d’Ancy sur Moselle, c’est l’abbé Fernand Pinot, originaire de Vandières et ami proche du défunt qui accompagne le corps jusqu’à sa dernière demeure.
Auguste Doffin a rejoint son frère aîné François Aimé tué en Belgique en 1915.






