16/05/2026

Mariage triple



Le républicain lorrain du 11 avril 1947.

Trois sœurs se marient le même jour à Pagny-sur-Moselle.
Le mariage de Mlles Jeanne, Annick, et Madeleine Kériel avec MM. Jean et Pierre Lorrain et M. Colin, a été célébré jeudi au milieu d’une nombreuse assistance. Des ingénieurs et directeurs des sociétés industrielles, M. Junch, maire de Frouard, représentait la chambre syndicale des constructeurs de l’Est, sont venus témoigner à Monsieur Kériel, leurs marques de sympathie.
Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul, ami de Monsieur Kériel, prononça un long et émouvant discours et donna la bénédiction aux jeunes époux. Nous renouvelons à ces derniers nos meilleurs vœux de bonheur.


Victor Kériel est né en 1888 à Landernau (Finistère). Il se marie en mai 1914 dans la même ville avec Marie Scour. Elle est née en 1893. 

Victor est rappelé à l’activité le 1er août 1914. Il est fait prisonnier à Maubeuge (Nord) le 7 septembre 1914 et passe toute la durée de la guerre au camp de Friedrichfeld. 
Il retrouve le sol français début décembre 1918 et viens habiter à Nancy. Il exerce la profession d’ingénieur électricien quand il vient prendre un nouveau poste à la compagnie Lorraine de lampes électriques de Pagny-sur-Moselle en 1925. Il en prendra la tête rapidement. 
Le couple a cinq enfants nés à Landernau. 
Yvonne née le 19 mars 1915 deviendra religieuse. 
Magdeleine Marie née le 7 septembre 1919 épousera Paul Collin, né en 1916 à Vézelise. 
Maurice né le 13 juin 1921 se mariera en septembre 1947 à Quimper (Finistère) avec Georgette Griffon. 
Jeanne née le 11 janvier 1923 épousera Jean Marie Joseph Eugène Lorrain, né en 1919 à Vandières. 
Anne Louise Annick née le 14 juin 1925 épousera Pierre Lorrain, né en 1923 à Vandières. 

Victor est décoré de la légion d’honneur en juillet 1953 à Charny où il a pris sa retraite. 
Victor meurt à Charny Bras-sur-Meuse (Meuse) le 17 février 1977 à l’âge de 88ans. Sa veuve meurt un mois plus tard à Verdun. 


Jean Marie Joseph Eugène et Pierre sont deux des six enfants de Jean Marie Joseph Émile Lorrain et Marie Claire Hélène Noiré.
Il se sont mariés en 1914 à Bouxières-sous-Froidmont où est née Marie Claire Hélène en 1892. 
Le marié est né en 1887 à Vittonville. Le couple s’installe à Vandières rue de Pont-à-Mousson. 
Le 2 août 1914, il rejoint le 168ème régiment d’infanterie à Toul. Il est blessé à l’œil par un éclat d’obus le 25 septembre 1915 à Saint-Thomas (Marne). Après plusieurs semaines d’hôpital, il est reformé en février 1916. 
Il est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre en mars 1916: "très bon soldat, gardé au front depuis le début de la campagne, s’est toujours fait admirer par son entrain et sa bravoure. Blessé grièvement en entraînant vigoureusement ses hommes à l’avant le 25 septembre 1915". 

Après la guerre, il retrouve sa ferme gravement endommagée.  
Son épouse et leur première fille, Jeanne Marie Madeleine née en février 1915, reviennent de Belgique en février 1919. Elles avaient été évacuées par les allemands en septembre 1918 à l’arrivée de l’armée américaine. 
Jeanne Marie Madeleine se mariera en 1943 avec Marcel Moissette qui décédera sur le territoire de la commune de Vandières le 4 septembre 1944, tué lors d’une attaque de son groupe de FFI contre les allemands. 
Jean Marie Joseph Eugène, né en décembre 1919 est un des mariés de 1947. 
André, né en septembre 1921 se marie à Limey- Remenauville la même année avec Marie Camille Lehalle. 
Pierre, né en mai 1923 est un des mariés de 1947.
Paul, né en mai 1925 deviendra prêtre. 
Jeanne, née en avril 1929 sera une des victimes de la libération de 1944. Elle sera tuée le 10 septembre 1944 lors de l’explosion d’un obus dans la cour de la ferme de ses parents. 

ferme Lorrain en 1919



Officier allemand en bordée


 

L’est Républicain du 28 février 1901. 
Par le train qui passe à Vandières vers cinq heures et demi du soir, un individu correctement vêtu, mais en état d’ivresse, muni d’un billet Metz Nancy, profitant de l’arrêt du train à cette station, sortit de son compartiment et voulut prendre place dans la voiture du chef de train. Réintégré dans le compartiment qu’il occupait par le personnel de la gare, l’individu renouvela sa tentative en gare de Pont-à-Mousson, mais appréhendé, il fut enfermé dans les salles d’attente.
Monsieur Jacquinot, commissaire de police, aussitôt prévenu, envoya deux agents cueillir l’individu qui, dans l’intervalle, avait brisé les carreaux du local où il était consigné.
Conduit au bureau de M. le commissaire de police, le récalcitrant déclara se nommer Von Neurstein, ancien officier de l’armée allemande, domicilié route de la ronde, 38, à Devant-les-Ponts.
Le lendemain matin, Von Neurstein, complètement dégrisé, à avoué qu’il avait passé la journée à Metz, à boire le champagne avec des filles de brasserie, et que l’idée lui était venue de passer la nuit à Nancy. L’ex officier fut remis en liberté après avoir consigné dans les bureaux de la gare le montant estimatif des dégâts qu’il avait commis, sans préjudice à la double contravention qu’il avait encouru pour ivresse et tapage nocturne.

09/05/2026

Vente après décès



Courrier de la Moselle du 9 avril 1867. 

Étude de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson.

Vente mobilier après décès à Vandières.

Commune à 4 kilomètres des stations de Pont-à-Mousson et de Pagny-sur-Moselle. 

Domicile de Madame Veuve Noisette.

Le lundi 15 avril 1867, et jours suivants, neuf heures du matin, il sera procédé, par le ministère de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson, à la vente, aux enchères publics, d’un mobilier important, de vin, comprenant :

145 hectolitres de vin, récolte  de 1865.

205 hectolitres de vin, récolte de 1866.

400 bouteilles de vin de diverses récoltes.

50 hectolitres de blé. 

16 hectolitres d’avoine.

Au comptant pour les vins et les denrées. Crédit jusqu’au 11 novembre 1867 pour le mobilier.

Ordre de la vente : le 15 avril et jours suivants, on vendra le mobilier.

Le 16 avril, à une heure après-midi, on vendra les vins et denrées 


Marguerite Belin, veuve de Jean Baptiste Noisette est décédée le 28 mars 1867 à Vandières. 

Le décès est déclaré par ses deux neveux, Pierre Dominique Belin et Victor Belin, tous deux cultivateurs à Vandières. 


Marguerite est née le 1er janvier 1799 à Vandières, du mariage de Jean Baptiste Belin et Marie Christine François.

Elle s’est mariée dans sa commune avec Jean Baptiste Noisette le 12 mars 1823.

Le marié est né le 22 septembre 1798 à Martincourt. 

Le couple n’a pas eu d’enfants.

Au moment de son décès, Marguerite est veuve depuis un an. 


Gel des vignes en 1885


Le progrès de l’est du 14 mai 1885. 


Un grand malheur vient de frapper les vignerons de notre contrée : Pagny-sur-Moselle, Prény, Villers, Vandières, Norroy, etc., sont ravagés par la gelée de ce matin ; il n'y a presque plus rien de reste, il paraîtrait aussi que le canton de Thiaucourt est perdu complètement. 

Heureux sont ceux qui ont fait leur provision de vin, car l’on peut s’attendre à une hausse très sensible avant peu de temps. Malheureusement, cette gelée de mai va encore être exploitée par nos réactionnaires cléricaux, ce sera un argument pour eux, ils ne manqueront pas de dite à nos naïfs paysans que c'est le doigt de Dieu qui nous châtié et qu’il faut ramener l'ancien régime pour ne plus être gelé au printemps. Agréez. 

On nous écrit de Frolois : Les vignes sont complètement gelées, c’est un désastre. La nuit du mardi 12 au mercredi 13 a été plus clémente. Oh nous annonce qu’il n’a pas gelé dans les environs de Nancy. 



L’espérance courrier de Nancy du 17 mai 1885. 


Les nouvelles qui arrivent du vignoble, sont navrantes. La gelée, toutefois, n’a pas sévi partout avec la même intensité ; aux environs de Nancy, notamment, Malzéville, Champigneulles, Bouxières, Dommartemont, Essey, Tomblaine, n’ont pas été trop maltraités.  

D’après l’aveu des vignerons de notre circonscription, si de nouveaux contre-temps ne se produisent, la récolte sera encore assez bonne. Malheureusement, c’est l’hiver qui parait revenir ! 

En revanche, les vignes d’Arnaville, Bayonville, Vandelainville , Onville , Vilcey-sur-Mad, Waville, et toute la colline en remontant sur Thiaucourt, sont presque entièrement gelées. Thiaucourt éprouve une perte de 5 à 600,000 fr. 

Détail surprenant : une partie du territoire de la commune de Vandières est complètement gelée, tandis que l’autre partie n’est que légèrement atteinte. 

Cela tient, croyons-nous, à la pluie mêlée de grêle qui était tombée la veille sur la partie de ce canton endommagé. 

Parmi les communes les plus éprouvées, on cite encore Liverdun, Frouard, Manonville, Pompey, Einville, Frolois, où il ne reste rien. Millery n’a, dit-on, perdu que la moitié. 

La matinée du 12 mai coûtera des millions à notre département. 

Dans le canton de Gerbéviller, notamment à Gerbéviller, Vallois, Moyen, Remenoville, Moriviller, et dans le canton de Bayon, à Rozélieures, etc., la gelée a tout détruit. A Hudiviller, près de Lunéville, il était tombé la veille un orage de grêle ; les grêlons non fondus sont restés dans les vignes et ont occasionné, assure-t-on au Courrier, un froid de 8 degrés. Aussi tout est-il ravagé. 

Il parait que, nulle part dans ce département, personne n’a fait la moindre tentative pour prévenir les effets de la gelée qu’il était cependant facile de prévoir. Pourquoi n’a-t-on pas eu recours à la fumigation ? 



05/05/2026

Nos Villages Lorrains : sommaires numéros anciens


Je suis en train de compiler tous les articles de la revue Nos Villages Lorrains qui concernent Vandières.

Le tableau sera bientôt complet pour toutes les personnes intéressées. Voici la première partie du Tableau


Que de travail de la part des rédacteurs pour proposer aux lecteurs de la revue près de 400 articles sur notre village depuis septembre 1981. 

J’ai différencié les articles en deux catégories :

Les articles rédigés à partir de différentes archives. 

Les extraits de journaux et de documents divers. 


À tous ces documents écrits viennent s’ajouter de nombreuses illustrations sous forme de dessins, photographies et cartes postales. 


Numériser tous ces articles est un travail de longue haleine mais j’y travaille activement. 

Je tiens à votre disposition les sommaires de tous les numéros depuis le numéro 1 pour tous les villages. 


J’ai la chance d’avoir des articles publiés depuis quelques années (articles en bleu à partir du Nº166). 


Aujourd’hui Nos Villages Lorrains a dépassé les 45 ans et le numéro 183 vient d’être distribué. 


Tout ce travail de recherche et de rédaction a été récompensé par l’académie Stanislas le 23 janvier 2022. 

C’est plus de 3000 pages d’histoire relatant sur plusieurs siècles la vie des petits villages de Vandières, Villers sous Prény, Prény, Arnaville, Bayonville, Onville, Vandelainville, Arry entourant  Pagny sur Moselle, ville où est née la revue.


Sommaires de Nos Villages Lorrains

du N°1 au N°16 : sommaire 1

du N°17 au N°24 : sommaire 2

du N°25 au N°36: sommaire 3

du N°37 au N°48 : manquant pour le moment 

du N°49 au N°60 : sommaire 5

du N°61 au N°72 : sommaire 6

du N°73 au N°84 sommaire 7

du N°85 au N°108 : manquant pour le moment 

du N°109 au N°120 : sommaire 9



03/05/2026

Un accident très mystérieux

 


L’éclair de l’est du 2 décembre 1913. 
Pagny-sur-Moselle. Tué par une automobile. 


Deux enfants se rendant lundi en classe à Vandières, trouvèrent un cadavre sur le côté de la route nationale n° 54, de Pagny-sur-Moselle à Pont-à-Mousson, à 300 mètres environ de Vandières. 
La gendarmerie se rendit sur les lieux et se trouva en présence du cadavre de Nivolet Léopold, âgé de 63 ans, habitant Pagny-sur-Moselle, le cuir chevelu était entièrement scalpé sur le côté gauche du crâne et rabattu sur le cou. Cet arrachement a été produit par  les roues d’une automobile, ainsi que le témoignent les traces sanglantes relevées sur la route sur un assez long parcours, le corps se trouvait sur l’accotement distant de 5 mètres environ d’une grande flaque de sang auquel se trouvaient mêlés deux ou trois dents, des poils de barbe et des cheveux placés en diagonale, la face contre terre, les bras repliés, le chapeau sur la tête. Ce n’est certainement pas Nivolet qui a pu se placer ainsi. 
Devant ces circonstances mystérieuses M. le docteur Maillard a refusé le certificat d’inhumation et la gendarmerie a fait avertir télégraphiquement le parquet à 11 heures du matin. 



L’éclair de l’est du 5 décembre 1913. 

Pagny-sur-Moselle. Tué par une automobile.


Nous avons relaté lundi la découverte du cadavre d’un sieur Nivolet, tamponné par une automobile sur la route de Vandières. Voici quelques détails supplémentaires : 

M Nivolet qui s’était rendu à Villers-sous-Prény avec une de ses filles, revenait tranquillement par le chemin de grande communication qui longe le ruisseau du Trey lorsque à la hauteur du Moulin de la Tuile, ils entendirent derrière eux le bruit d’une automobile. La jeune fille se jeta de côté et ne fut pas atteinte, mais son père, moins libre de ses mouvements, fut heurté par l’auto et jeté sur le fossé. 

Au lieu de s’arrêter, les automobilistes, qui cependant avaient eu le temps de s’apercevoir de l’accident, poursuivirent leur route à a même allure. La demoiselle Nivolet qui s'était portée au secours de son père, constata que ce dernier avait une partie du cuir chevelu arraché. 

Avec un peu d’eau prise au ruisseau voisin elle lava les blessures de son père qu’elle parvint à mettre debout et à accompagner jusqu’à Vandières. Arrivée là, elle le fit asseoir dans un café et lui fit prendre un cordial.  

Comme Vandières ne possède pas de pharmacie et que Pagny,  mieux partagé, n’est pas très éloigné (trois kilomètres), elle se rendit chez elle et prévint sa mère. 

Les deux femmes ayant pris ce dont elle avaient besoin revinrent au café où M. Nivolet avait été laissé ; mais il ne s‛y trouvait plus.

Intriguées, elles demandèrent des explications et c’est alors que le cafetier leur dit que leur père et mari avait voulu prendre le train, mais constatant que sa fille lui avait enlevé son porte-monnaie, il avait voulu partir à pied en suivant la route. On l’avait laissé aller. 

Ce n’est- que lundi, à 8 heures du matin, que l’on découvrait le cadavre sur la route. 

Un médecin appelé a constater la mort, déclara qu’a part la large déchirure du cuir chevelu, le cadavre portait d’autres blessures, postérieures à la première, il avait plusieurs côtes enfoncées et notamment une perforation du foie. 

Il fallait donc admettre  qu’après avoir été victime une première fois d’un accident d’automobile sur la route de Villers-sous-Prény alors qu’il était accompagné de sa fille, Nivolet avait été, alors qu’il regagnait seul Pagny, dans la nuit, victime d'un deuxième accident d'automobile dont seuls le chauffeur et la victime avaient été témoins. 

L’enquête de la brigade mobile démontra qu’il y avait eu une sorte de mise en scène du cadavre.  En effet, celui-ci avait été déposé à cinq mètres environ, de l’endroit où il avait été tamponné. A ce premier endroit, on remarquait une large flaque de sang. Le corps avait donc été écrasé sur la route et transporté ensuite sur la berge par les écraseurs. 

Mardi à sept heures et demie du matin, M. Pierre Parisot, médecin-légiste, accompagné de son chef opérateur, M. le docteur Bédin, se rendaient a Vandières avec, mission d‛autopsier le cadavre du blessé. Les blessures qu’il aurait reçues sont, paraît-il, atroces. 

La police mobile, concurremment avec la gendarmerie mène une active enquête pour découvrir les automobilistes auteurs de l’accident. 



Christophe Léopold Nivolet est né le 17 septembre 1849 à Arnaville. 

Il est le fils de Nicolas Nivolet et Marguerite Maurice. Ils sont venus habiter à Prény avant 1872 où Nicolas et ses autres fils exercent le métier de scieur de long. 


Christophe Léopold s’est marié le 28 décembre 1878 à Prény avec Marie Louise Constance Cornu. 

La mariée est née à Nancy le 25 décembre 1856, enfant naturel de Marie Louise Cornu, âgée de 20 ans domestique, née à Lay-Saint-Christophe. Marie Louise a été abandonnée par sa mère. 

Le couple a cinq enfants nés à Prény, Marie Joséphine née en 1879, Justine Irma née en 1882, Julien Léopold né en 1886, Alfred Léopold né en 1891 et Constance Augustine née en 1897. 

Leur père est corroyeur durant toutes ces années. 


En 1900, une petite embrouille de famille fait trembler les rues de Prény. C’est toute la famille Nivolet qui se retrouve devant le tribunal pour outrage, coups et blessures après une "fête" de famille trop arrosée. 

En mai 1900, le jour des élections, le ton haussa entre Marie Joséphine et son mari Pierre Alexandre Bonhomme, couple en perpétuel conflit. Les autres membres de la famille s’en mêlèrent rapidement et il a fallu l’intervention du garde champêtre et d’un conseiller municipal pour séparer les belligérants. Au final tous repartent avec une amende allant de 16 à 25 francs. Bonhomme pris en plus un mois de prison pour un vol à la gare de Pagny, après avoir été dénoncé par sa femme. 


Le couple finit par déménager pour la rue de Prény à Pagny-sur-Moselle. Christophe Léopold exerce le métier de bûcheron Jusqu’à son accident. 




Le nombre d’automobiles en Meurthe-et-Moselle doit être de quelques centaines à cette date, de plus un système d’immatriculation est en place. 

Je n’ai pas trouvé d’informations concernant les résultats de l’enquête. 

La probabilité d’être heurté par une voiture deux fois de suite devait être infime à cette époque. 

Si c’est le cas on peut dire que la pauvre victime n’a pas eu de chance. 

Un autre scénario est possible, le responsable des deux accidents est la même personne, créant un deuxième accident pour ne pas être inquiété du premier.










Un dégustateur

Vendanges à Vandières (Image est)

 le progrès de l’est du 4 décembre 1885.

 

On nous écrit de Vandières :

Permettez-moi, M. le rédacteur, de mettre en garde vos lecteurs de la campagne contre un singulier marchand de vins qui parcourt nos vignobles. 

Il nous fit, il y a quelques mois, une première visité. Il s’était adressé à un représentant en vins de la localité pour se faire conduire chez les propriétaires qui avaient du vin on de l’eau-de-vie à vendre. Il dégustait l’échantillon copieusement, et achetait à des prix très satisfaisants pour le propriétaire. Celui-ci, charmé, allait chercher une bouteille de bon vin pour conclure le marché. Le jour du chargement se passait sans nouvelle: On avait eu affaire à un filou.

A notre grand étonnement, voilà ce personnage qui revient à là charge le premier décembre dernier, mais avec le soin d’entrer seul chez de nouveaux propriétaires. Avis aux intéressés.