21/06/2026

Mort accidentelle

 

Auberge Tissot à Bouxières-sous-Froidmont

L’espérance courrier de Nancy du 15 mars 1886.
Mort accidentelle.

Le 8 mars, à huit heures du soir, Nicolas Dardaine, âgé de 61 ans, aveugle, vivant de la charité publique, demeurant à Vandières, qui avait passé une partie de la journée dans l’établissement de M. Tissot, aubergiste à Bouxières-sous-Froidmont, pria ce dernier de le laisser se coucher dans son écurie pour y passer la nuit. Tissot y consenti et lui donna de la paille et trois couvertures.
Le lendemain, vers huit heures du matin, étant entré dans son écurie pour y sortir sa voiture, Tissot s’aperçu que Dardaine ne bougeait pas, il le découvrit et constatant qu’il avait cessé de vivre. Son corps était déjà entièrement refroidi.
Le docteur Mall, de Pont-à-Mousson, appelé pour visiter le cadavre, déclara que Dardaine était mort à la suite d’une congestion cérébrale.


François Tissot Rosset est né le 27 mai 1824 à Bouxières-sous-Froidmont.  
Il se marie avec Françoise Vagne (1830-1897) , le 1er mai 1849 dans la même commune. 
En 1872, ils sont aubergistes dans la grand’rue du village. Ils ont 5 enfants vivant sous le même toit, trois filles et deux garçons. 
Le 9 mars à sept heures du matin, François et son fils Justin vont déclarer le décès de Nicolas Dardaine à Jean Claude Noiré, maire de Bouxières. 


Nicolas Dardaine est né le 7 mai 1824 à Vandières. 
Il est le troisième des cinq enfants arrivés à l'âge adulte de Nicolas Dardaine dit le jeune (1791-1871) et de Marie Anne Darmois (1796-1869) son épouse. (sur un total de douze enfants). 
Nicolas Dardaine dit le jeune est vigneron à Vandières. Il a participé à plusieurs campagnes Napoléoniennes au 7ème régiment du génie, ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de Saint Hélène en 1857. 
Il s’est marié avec Marie Anne Darmois en juin 1820. 
Il meurt à Vandières le 22 avril 1871, il était veuf depuis deux ans. 

Nicolas se retrouve seul, ses frères et sœurs étant mariés. Il n’est pas recensé à Vandières en 1891, ni seul, ni chez un membre de sa famille, meme si on peut supposer qu'il avait quand même de l'aide de l'un ou l'autre de ses frères et de la municipalité. 



Café restaurant Tissot en 1919















Le parcours militaire d’un appelé de la classe 1890



Nicolas Alfred Pinot est né le 28 janvier 1870 à Vandières. Son père est mort alors qu’il n’avait que cinq ans. Sa mère, Marie Darmois veuve Pinot, âgée de trente ans se remarie avec Émile Nicolas Honorat. La famille recomposée habite rue de Pagny, les parents, les trois enfants de Marie Darmois et Émile Honorat, seul enfant du nouveau couple né en 1883. 


Nicolas Alfred fait partie de la classe 1890. Il reçoit le matricule 1217. 

Sa fiche matricule contient différentes informations en plus de l’état civil. 

Il mesure 1m72, il a les yeux gris clairs, le visage allongé et le front découvert. Ses cheveux sont châtains. 

Son niveau d’enseignement est de niveau 3. 

Son niveau militaire est exercé. 

Ses capacités lui valent d’être envoyé dans un régiment d’artillerie plutôt que dans l’infanterie. 


13 novembre 1891 : il arrive au 25ème régiment d’artillerie à Chalon-sur-Marne. Son numéro matricule devient le 2692. Il est nommé canonnier conducteur le jour même. 


15 mars 1892 : Il est transféré au 6ème régiment d’artillerie le comme canonnier conducteur muletier. 

25 septembre 1894 : il est envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve avec un certificat de bonne conduite.  


1er novembre 1894 : il passe dans la réserve de l’armée active. 

4 octobre 1897 : il accomplit une première période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie (Nancy) jusqu’au 31 octobre. 

1er octobre 1900 : il accomplit une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie jusqu’au 28 octobre.

1er novembre 1904 : il est passé dans l’armée territoriale. 

17 septembre 1906 : il accomplit une période d’exercice au 6ème bataillon d’artillerie à pied jusqu’au 29 septembre.

1er octobre 1910 : il passe dans la réserve de l’armée territoriale. 


Son devoir militaire devait s’arrêter à cette date mais l’histoire en a décidé autrement. 

Il s’est marié en 1897 avec Barbe Henriette Pauline Drapier. Le couple a déjà quatre enfants nés en 1898, 1900, 1903 et 1908. 


2 août 1914 : il est rappelé à l’activité. Il rejoint le groupe territorial du 6ème bataillon d’artillerie à pied.  

5 mars 1916 : il est transféré au 61ème régiment d’infanterie territoriale, 6ème bataillon, nouvellement créé pour assurer les travaux de défense de Toul mais aussi de Pont-à-Mousson. Il rejoint le camp de bois l’évêque près de Villers-le-sec. 


Camp de bois l'évêque


16 mars 1917 : il passe au 85ème régiment d’infanterie territoriale après la dissolution du 6ème bataillon. 

10 novembre 1917 : il passe au 30ème bataillon de chasseurs à pied. 

17 juillet 1917 : il est détaché comme ouvrier agricole chez monsieur Mazet à Tencin dans l’Isère. 


Je n’ai pas d’informations sur les conditions de son retour à Vandières. Il est libéré le 26 novembre 1918, et a pu  certainement revenir au village avant sa femme et ses enfants évacués vers la Belgique (Sauf Nicolas Alexis son fils aîné, prisonnier des allemands à la roncière à Pagny). 

Il a eu la joie de retrouver tous ces proches en bonne santé après leur retour le 24 janvier 1919. Sa maison n'a pas été endommagée même si elle a été pillée.


Nicolas Alfred a connu trois invasions allemande. Il était bébé lors du passage des prussiens à Vandières le 14 août 1870. On imagine bien ses parents derrière leurs volets fermés, surveillant avec inquiétude le passage de ces soldats. 

Le 2 août 1914, il laisse sa femme et ses quatre enfants derrière lui sachant les allemands a quelques kilomètres. 

En 1940, il ne peut que subir une fois de plus cet occupation, n’ayant pas pu assister à l’enterrement de son fils, Nicolas Alexis, adjudant d’un régiment de tirailleurs marocains, mort à Albi. 


Nicolas Alfred Pinot meurt le 10 juillet 1946 à Vandières à l’âge de 76 ans.

Il était mon arrière grand père maternel. 

13/06/2026

Accident lors d’une course cycliste

 


L’éclair de l’est du 20 août 1912.
Tuée par un bicycliste.
Le dimanche 11 courant, Mlle Thérèse Darmois, âgée de 74 ans, fut, à la sortie des vêpres, renversée par un bicycliste faisant la course Pont-à-Mousson Joeuf, organisée par l’est républicain.
Dans la violence du choc, tous deux furent projetés sur le sol. Mlle Darmois fut relevée sans connaissance. Le docteur Maillard, de Pagny, avisé aussitôt, diagnostiqua une hémorragie cérébrale et la victime de cet accident mourut une heure après.
Quant à l’auteur involontaire de cet accident, il fut arrêté et interrogé par Monsieur le maire de Vandières.


Départ de Joeuf en 1911

L’est républicain du 11 aout 1912. 
LE GRAND PRIX DE JOEUF
Jeudi 15 août 1912
Organisé sous le haut patronage des Municipalités de Joeuf et de Pont-à-Mousson, avec le concours de l’Est Républicain et de l'Echo de Briey.  
C'est donc jeudi prochain que va se courir la grande, épreuve annuelle organisée par le Comité sportif de Joeuf et dénommée Grand prix de Joeuf. 
Cette course qui, comme nous l'avons annoncé, se disputera sur le parcours de Joeuf-Pont-à-Mousson et retour, constitue l'événement sportif le plus important de la saison dans cet arrondissement de Briey qui, depuis quelques années a vu éclore, grandir et prospérer tant de Sociétés sportives. 
C'est avec impatience que les fines pédales de la région industrielle, tous ces jeunes gens aux jarrets solides comme l'acier et le fer qu'ils travaillent, attendent le moment de se mesurer avec les coureurs réputés qui ont déjà fait parvenir leurs engagements. 
Le 15 août nous réserve donc une très belle lutte, franche et loyale entre les « gars » du pays du fer et les citadins de Nancy et d'ailleurs. 
Qui l’importera dans cette joute superbe ?
Il ne nous appartient pas de faire des pronostics qui pourraient fort bien ne pas être justes ; disons seulement que tous les engagés feront preuve de qualités sérieuses.
Le Grand prix cycliste de Joeuf est, en effet, une grande et belle manifestation sportive qui attire et attirera dans cette ville de nombreux coureurs où ils reçoivent le meilleur accueil d'une population enthousiaste. Les années précédentes, le Comité organisateur du Grand prix cycliste de Joeuf , donnait comme premier prix une bicyclette de marque, mais pour cette fois il a décidé de réserver des prix en espèces pour les premiers arrivants. 
Pour donner une idée de l'importance de ces prix, nous en donnons ci-dessous la liste complète : 
Liste des prix 
1er, 200 francs ; 2e, 100 fr. ; 3e, 50 fr. ; 4e, 25 fr. et une médaille de M. Martin du Gard, avoué à Nancy ; 5e, Une plaquette dorée et 10 fr. ; 6e, une plaquette dorée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 7e, un chronomètre et une médaille de bronze de l’Est républicain  ; 8e, une montre et une médaille argentée de l’Echo de Briey ; 9e, un réveille-matin et une médaille de bronze de l’Indépendant  ; 10e, une médaille argentée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 11e, un médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 12e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 13e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 14e, une médaille breloque vermeil avec un réveille-matin ; 15e, une médaille de bronze doré mat avec un guidon; 16e, une médaille breloque. « Royale Sport », avec une pompe nickelée ; 17e, une médaille breloque , SCNE avec une sacoche ; 18e, une médaille breloque SCNE, avec une clef universelle ; 19e, une médaille breloque SCNE ; 20e, une pompe nickelée. Une médaille vermeil est réservée par M. Lang, au premier coureur d'Homécourt. 
Primes. — à Pont-à-Mousson : au premier 10 francs ; au deuxième, 5 fr. ; 
Au retour à Auboué : Au premier, 10 fr. ; au deuxième, 5 fr. 
Les engagements sont reçus chez M. HOUILLON, à Joeuf. Joindre 2 fr. 
M. Bergmann, industriel à Joeuf, s'intéressant d'une façon exceptionnelle au Grandi prix de Joeuf, réserve un prix de 10 francs au plus jeune arrivant de l'arrondissement de Briey.
La Jeune cycliste mussipontaine apprenant la course cycliste Joeuf-Pont-à-Mousson du 15 août, offre 10 francs au premier coureur de la JCM participant à cette course arrivant premier à Pont-à-Mousson, et 10 francs à celui de ta JCM arrivant premier à Joeuf.


L’est républicain du 15 août 1912. 

Joeuf ~ Pont-à-Mousson ~ Joeuf 
En raison des pluies continuelles que nous avons depuis quelques semaines, on pouvait craindre que cette course n'ait lieu sous des torrents d'eau. Mais fort heureusement tout en restant menaçant, le temps s'est amélioré. Un vent persistant et très fort avait séché les routes qui furent excellentes. 
A midi et demi, le départ fut donné par M Brugnot et 43 coureurs s'élancèrent dans la direction de Pont-à-Mousson. A Mars-la-Tour, Maurice René, de Nancy, fait une chute à un virage et blessé, abandonne la 
course. 
Au contrôle de Pont-à-Mousson, une vingtaine de coureurs arrivent en peloton vers 2 heures et demie et repartent en menant un train d'enfer. A Pagny, le peloton de tête n'est plus que de sept coureurs. A 
Chambley, Ferry, Pahin et Simon ont une avance considérable sur leurs concurrents. 
A 4 heures 22, le peloton de tête arrive à Joeuf. La foule est massée sur le parcours. 
Ferry dérape à 50 mètres de la ligne d'arrivée et reste étendu quelques instants. Le premier moment d'étourdissement passé il se relève et court au but. 
Voici les résultats : 
1er Pahin, de Mandeure (Doubs), sur Peugeot. 
2e Paul Simon, de Nancy. 
3e Ferry, de Nancy ; 4e Ernest Roussel, de Nancy ; 5e Pintini, de Briey ; 6e Charles Essert, de Luxembourg ; 7e Cardin, de Briey ; 8e Briffaut dit Mahomet, de Moutiers ; 9e Pierron, de Nancy ; 10e Léon Caye, de Varangéville ; 11e Morini, d'Homécourt ; 12e Ressort Georges, d'Homécourt; 13e Chellini Angèle, d'Homécourt, etc. 
Une réclamation a été déposée contre Mahomet qui ne se serait pas présenté au contrôle de Pont-à-Mousson, prétendent quelques concurrents. Ainsi, malgré un vent violent qui gêna les coureurs pendant 
la première partie du trajet, ceux-ci n'en ont pas moins mené bon train et le succès de cette épreuve cycliste a été complet. 


La croix du cimetière

 


Monument funéraire des prêtres au cimetière de Vandières 


Texte : O CRUX AVE SPES UNICA (Salut, ô Croix, notre unique espérance)

Après la construction du nouveau cimetière en 1910, l’abbé Mamias a voulu l’installation d’une croix. En I897, lors du décès de l'abbé Maître D’hôtel, le conseil avait laissé gratuitement et à perpétuité une place dans l'ancien cimetière, à l'entrée de l'église.

Le conseil municipal accepte de transférer la concession gratuite et perpétuelle vers le nouveau cimetière, à l'extrémité Est de l’allée principale, en face de la porte d'entrée. C'est donc à cet emplacement que s'élèvera la croix.  

L'abbé Mamias, fusillé par les Allemands en I9I4, repose sous cette croix avec les autres prêtres de la commune. 


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL (1832-1897)


Fernand Louis Marie PEIGNIER (1869-1906)


Jules Pierre MAMIAS (1866-1914)


Charles Rombard (1854-924)


Auguste Jean Baptiste GOBLOT (1831-1917)


Georges Louis Charles PARANT (1899-1981)


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL, Charles ROMBARD,
Georges Louis Charles PARANT, Fernand Louis Marie PEIGNIER

Jules Pierre MAMIAS




06/06/2026

Partage de documents


Je vous propose de consulter les documents que j’ai réalisé concernant le trajet des hommes de Vandières ayant participé à la première guerre mondiale par régiment.   

Histoire de famille 26ème bataillon de chasseurs à pied Document

Histoire de famille 167ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 168ème régiment d’infanterie Document 

Histoire de famille 169ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 153ème régiment d’infanterie Document

N’hésitez pas à me laisser vos avis.

Pour le respect du travail effectué, je vous demande de ne pas copier les documents sans mon accord. 

La croix de la rue de l’église

 



Située à l’origine au début de la rue de l’église, elle se situe à quelques dizaines de mètres de l’autre côté de la rue Charles De Gaulle. 


Cette croix date du 16ème siècle et représente quatre personnages importants de la religion catholique. 

Côté rue, Saint Géréon, saint patron de Vandières et saint Sébastien saint patron des archers.

Côté parking , la sainte vierge et saint Jean. 

Entre les deux, de chaque côté, le christ en croix. 



Face coté parking et face coté rue


En mai 1924, le conseil municipal demande à monsieur le préfet, l’autorisation de déplacer la croix de pierre située au croisement des routes nationale et du chemin d’intérêt commun Nº13, gênante pour la circulation pour la replacer trente mètres plus loin sur un terrain communal. 



Croix à son emplacement original vers 1900


Mort à Cayenne

Entrée de l'hopital militaire à Cayenne

L’est républicain du 15 mai 1898. 

M. François Hugo, capitaine d’infanterie de marine, vient de mourir à Cayenne (Guyane française). 
La mère de ce jeune officier, originaire de Metz, habite Pagny-sur-Moselle, et sa sœur habite Vandières. 
François Hugo est né à Marly (Moselle) le 17 novembre 1859. 

Acte de décès de François Hugo

Aujourd’hui vingt sept avril mille huit cent quatre vingt dix huit , à huit heures et demie du matin, par devant nous François Antoine Fernand Saniti, adjoint remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Cayenne, par délégation du titulaire, ont comparu Messieurs Paul Joseph Le Camus, âgé de 27 ans, commis aux entrées et Luce Dominique Casabianca, âgé de 33 ans, agent comptable de l’hôpital militaire, tous deux voisins du lieu du décès, domiciliés en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Monsieur Francois Hugo, âgé de 38 ans, Capitaine d’infanterie de Marine, demeurant actuellement à Cayenne, né à Marly département de la Moselle, fils de Francois Joseph Hugo et de victoire Bertrand, sans autres renseignements est décédé hier, à six heures six minutes du soir, à l’hôpital militaire de cette ville, ce dont nous nous sommes assurés. Et les témoins ont signé avec nous le présent acte, par triplicata, après lecture faite.
Officiers d’infanterie coloniale 

Il est le fils de François Joseph Hugo, employé de chemin de fer, et de Victoire Bertrand. 
Ses parents ont choisi la nationalité française en 1872 après leur installation à Pagny-sur-Moselle. 
Sa sœur, Victoire Catherine est née le 3 mai 1865 à Metz. 
En 1881, tous les quatre habitent rue du paquis à Pagny-sur-Moselle. 
François Joseph meurt à son domicile le 22 mai 1889 à l’âge de 58 ans. 
Victoire, sa veuve meurt à l’hôpital Saint Julien de Nancy le 29 août 1912 à l’âge de 76 ans. 
Victoire Catherine se marie à Pagny-sur-Moselle le 2 février 1886 avec François Pinot. 
François Pinot est né à Vandières le 1er octobre 1861et exerce le métier de boulanger, rue de l’église. 
François fait le pain et Victoire tient l’épicerie du village. 
Le couple aura deux fils, morts a seulement quelques jours. 

Boulangerie Pinot, rue de l'église


François vend sa boulangerie à Emilien Moissette vers 1910. 
Il fait construire une maison à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson et de la rue de la gare.


Maison de François Pinot

En 1899, le couple prend en charge Camille Pinot, neveu de François, devenu orphelin après le décès de son père par noyade dans la moselle. Il aidera son oncle à la boulangerie puis deviendra comptable. 

François Pinot est élu maire en janvier 1922 à la suite d’Octave Belin, démissionnaire. 
Il aura la difficile tâche de gérer la commune pendant l’occupation allemande de 1914 à 1918. Il sera pris comme otage par l’occupant ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de vermeil des victimes de l’invasion pour les souffrances qu’il a enduré pendant ces quatre années d’occupation durant lesquelles il a servi au mieux l’intérêt de ses concitoyens. 

Il meurt à son domicile le 16 février 1929 à l’âge de 67 ans. 
Victoire Catherine meurt en 1947 à l’âge de 81 ans. 


Monument aux morts de Pagny-sur-Moselle
Où figure le nom du capitaine Hugo