06/04/2026

Modernisation des passages à niveau



Le républicain Lorain du 7 février 1955. 

Quatre passages à niveau sont déjà du équipés du signal automatique lumineux et sonore, six autres le seront bientôt 


La signalisation routière comporte deux nouveaux signaux, dont la création est la conséquence d'une évolution marquante dans le domaine des passages à niveau. Il est essentiel que leur signification soit parfaitement connue de tous, dans notre région notamment où ils ont commencé à faire leur apparition.


La gêne que constitue la présence de passages à niveau pour la circulation routière s'est accrue très rapidement avec l'augmentation du nombre et de la vitesse des automobiles. Malheureusement, leur remplacement par des ouvrages évitant le croisement est trop cher pour être général, d'où la nécessité de trouver d'autres solutions. 

En France, le gardiennage est la règle pour les passages à niveau d'une certaine importance. Or, le développement de la technique des installations de sécurité a permis de mettre au point une signalisation qui renseigne sûrement les automobilistes sur l'arrivée immédiate d'un train. On peut alors supprimer les barrières sans danger, à condition que l'obéissance aux signaux soit totale. Tout intermédiaire humain sujet à défaillance disparaît entre le train et l'automobiliste et comme c'est le train lui-même qui déclenche le signal, le délai d'attente peut être réduit au minimum. 


Visuel et auditif.  

Cette signalisation comporte un signal de position implanté immédiatement avant le passage à niveau, à droite de la route ; il porte la croix de Saint-André de tout passage à niveau non gardé et avertit du danger par deux feux rouges clignotants qui s'allument une vingtaine de secondes avant l'arrivée du train le plus rapide et ne s'éteignent qu'après son passage. En outre, pendant l'allumage des feux, une sonnerie tinte. Cet avertissement est réalisé par circuits électriques interrompus par le passage des essieux sur une pédale placée en amont du passage à niveau, de manière que, en cas d'avarie (exceptionnelle) des circuits, les feux s'allument, ce qui est une garantie pour les usagers de la route. Une pancarte « Attention au train - Danger » se développe lorsque les feux doivent s'allumer, et, en cas d'extinction simultanée des 2 lampes, elle apparaîtrait encore pour appeler l'attention des usagers. Toutefois, et c'est une condition que l'on impose, la visibilité à proximité immédiate de la voie ferrée est suffisante pour qu'un usager, arrêté devant un signal avarié marquant indûment l'arrêt, puisse observer la voie avant de s'engager sur le passage à niveau, si aucun train ne s'en approche réellement. 


Sur le territoire du 7ème arrondissement.  

A l'heure actuelle, le 7ème arrondissement S.N.C.F., dont le siège est à Metz, possède quatre installations de ce genre : une à Courcelles-sur-Nied, près de la ferme de Champelle ; deux à Vandières ; une quatrième à Anzeling, sur le chemin reliant Hestroff à Freistroff. 

Deux nouvelles seront installées dès le début du mois prochain, aux environs de Spincourt, sur la ligne Longuyon-Conflans. Le planning en prévoit encore quatre pour l'avenir : l'une entre Thionville et Apach, une autre à Audun-le-Roman, deux enfin entre Conflans et Baroncourt. 


Route à demi-barrée 

Un certain nombre de ces signaux automatiques lumineux seront équipés d'une manière plus complète et comporteront des bras s'étendant sur une partie de la largeur de la route, qui remplaceront la pancarte « Attention au train, danger ». Ces bras matérialiseront l'interdiction des feux rouges et constitueront un obstacle léger qu'aucun automobiliste ne pourra délibérément négliger. 

Ils interdiront la circulation sur la partie droite seulement de la route, de sorte qu'un automobiliste qui s'engagerait sur le passage à niveau au moment où ils s'abaissent, pourrait continuer sa route sans encombre. L'abaissement des bras est d'ailleurs lent et précédé de l'allumage des feux. 

Ces installations ne comportent pas le feu jaune habituel de pré-avis des carrefours urbains, mais le signal automatique est précédé d'un avertisseur fixe. L'automobiliste qui le rencontre, une centaine de mètres avant le passage à niveau, est préavisé de l'approche du signal automatique et doit prendre toutes dispositions utile? pour pouvoir s'arrêter s'il le trouve fermé. 

Le nombre de passages à niveau actuellement équipés sur l 'ensemble du territoire est de 500 environ. Une seconde tranche de 500 (dont 200 avec demi-barrières) doit être réalisée cette année et l'année prochaine. Les règles limitatives fixées par instruction ministérielle (visibilité, intensité de la circulation sur route et sur fer) sont assez sévères


Prudence avant tout. 

Mais il n'est pas de condition, pas d'appareillage qui soient efficaces, si l'automobiliste n'est pas attentif aux signaux ou s'il s'abstient délibérément de leur obéir. La nouvelle signalisation fait le maximum pour ménager le temps des usagers de la route : il faut que ceux-ci le sachent, mais sachent aussi qu'en passant outre pour gagner quelques secondes, ils jouent avec la mort. 

Notons enfin que le groupe de travail du comité des transports intérieurs de la commission économique pour l'Europe, chargé d'étudier l'unification de la signalisation routière internationale, a retenu l'emploi de feux rouges clignotants pour avertir de l'approche d'un train et indiquer aux usagers de la route qu'ils n'ont pas le droit de passer. Le code de la route français est donc maintenant en conformité avec les recommandations de ce comité. 

Rappelons à cette occasion qu'il existe un beaucoup plus grand nombre de P.N., sans barrières, peu fréquentés et de bonne visibilité, où les usagers peuvent se rendre compte très facilement de l'arrivée d'un train. et qui ne sont pas dotés de cette signalisation automatique. Ces P.N., dont le signal de position est la croix de St-André, sont annoncés à distance, s'il a lieu, par le signal «locomotive». Il va sans dire que les automobilistes doivent être particulièrement prudents à la traversée de ces P.N. 


Cette photo illustre de façon très claire comment se présente le nouveau signal automatique, au moment du franchissement du passage à niveau par un train. 

(Ph. La Vie du Rail.)




Quelques semaines avant cet article présentant les nouvelles règles, un accident a eu lieu à un passage à niveau d’ancienne génération. La défaillance humaine est incontestable et la fin du métier de garde barrière est inéluctable. 

Le républicain Lorrain du 19 mars 1955.


Trois personnes avaient été tuées au passage à niveau de Vandières 


SIX MOIS DE PRISON AU GARDE-BARRIÈRE 


NANCY. — Le terrible accident survenu le 30 décembre dernier, au passage à niveau dit « Du pont isolé », situé entre Pont-à-Mousson et Vandières, et, au cours duquel trois personnes, dont une enfant, avaient trouvé la mort, vient de trouver son épilogue devant le Tribunal correctionnel de Nancy. 


Rappelons les faits. Le 30 décembre, à 19 h. 40, une voiture automobile pilotée par M. André Dietsch, 37 ans, domicilié 11, rue de Metz, à Pont-à-Mousson, chef monteur à l'entreprise Guill, de Metz, qui travaillait alors pour le compte des Fonderies, s'était engagée sur le passage à niveau du « pont isolé », sur la 52bis. M. Dietsch était accompagné de son épouse née Rose Bousseron, 36 ans, et de leur nièce, la jeune Jocelyne, âgée de 7 ans, dont les parents sont domiciliés, 56, rue Gabriel-Mouilleron, à Nancy.  

Tous trois revenaient de Prénv où ils avaient passé l'après-midi. 

Mort instantanée 

Or la barrière n'avait pas été fermée. A l'instant où l'automobile s'engageait sur le tronçon de voie ferrée, le train express Nancy-Longuyon surgit à une allure de 70 km./h. en empruntant la voie 1 où se trouvait le véhicule. La locomotive défonça la partie droite du véhicule à la hauteur de la portière, avant, et le traînait sur une distance de 240 mètres, en lui faisant heurter le portillon du passage. Le véhicule fut littéralement déchiqueté. Les trois occupants de la voiture, qui avaient pris place sur la banquette avant furent tués sur le coup. 


« Un assoupissement » 

Après un premier interrogatoire, le garde-barrièrèe responsable de l'accident, M, Pierre Schneider, 39 ans, domicilié à Montauville, père de deux enfants de 8 et 5 ans, fut mis en état d'arrestation. Il était garde-barrière à Pont-à-Mousson depuis 4 ans. Auparavant il travaillait sur les voies. Transféré à Nancy, Schneider déclara : « Comme à l'habitude je venais de relever la barrière après le passage du train de 19 h. 32. De retour dans ma guérite, je me suis assoupi en oubliant de refermer la barrière... ». 

Auparavant, une prise de sang effectuée sur Schneider avait revelé la présence de 2,79 gr. d'alcool dans le sang et de 4 % de carboxyhermoglobine. Plusieurs enquêtes et le déroulement de l'information rêvelaient que le garde avait dû consommer un litre et demi de vin rouge à 11 degrés, alors que pour le médecin légiste le dosage d'alcool correspondait à une absorption de deux litres de vin à 11 degrés. 

Compte tenu d'une certaine accoutumance alcoolique, ce dosage était susceptible à lui seul, d'expliquer la défaillance du garde- 

barrière. Si Schneider n'est pas considéré comme un ivrogne, il passait pour aimer le vin et fréquentait assez souvent les cafés. Les renseignements recueillis sur lui quant à sa conduite et à sa moralité, sont favorables. 

Toutefois, le 7 avril 1954, il avait eu un blâme du chef de service S.N.C.F., avec réduction de ses gratifications pour fermeture tardive de ses barrières. Inculpé d'homicide involontaire, Schneider avait été écroué à Charles-III le 31 décembre 1954. 

Hier, à l'audience, Schneider a reconnu que la sonnerie chargée de le prévenir avait normalement fonctionné et qu'il aurait dû fer- 

mer les barrières cinq minutes avant. 


Responsabilité atténuée 

Dans le jugement qu'il vient de rendre, le tribunal correctionnel constate que Schneider prétend avoir eu un malaise et s'être trouvé dans un état de torpeur tel qu'il lui a été impossible de faire le moindre effort pour manoeuvrer les barrières. 

L'information et les débats ont établi que cette défaillance avait résulté de l'intoxication éthylique de ses centres nerveux causée par  l'absorption dans les 6 heures précédentes d'environ 2 litres de vin à 11 degrés, défaillance favorisée par l'état vasculaire particulier dû, peut-être lui-même à l'alcoolisme chronique ou peut-être par cet état d'éthylisme habituel, par la température élevée de sa guérite ainsi que par l'absorption de certains comprimés, médicament sédatif ordonné par le médecin. 

Il est d'autre part établi que Schneider fréquentait les cafés et buvait un litre et demi de vin et consommait de l'alcool notamment du rhum de façon habituelle. S'il n'a jamais bu jus qu'à l'ivresse, il était cependant  un alcoolique d'habitude dont l'état contre-indiquait de façon absolue son emploi comme garde- barrière. Cet état n'était pas guéri. A deux reprises, le 9 mars 1952 et le 7 avril 1954, Schneider avait dû subir un contrôle médical, ayant déjà laissé le passage à niveau ouvert. Il fit même l'objet de sanctions disciplinaires  lors du deuxième incident. Le prévenu prétend avoir signalé à un médecin qu'il avait l'habitude de boire un litre et demi de vin par jour et qu'on ne lui avait rien dit. Il aurait dû être reclassé dans son ancien emploi de cantonnier. 

Le jugement ajoute que la responsabilité du prévenu ne pourrai être exactement appréciée que si le tribunal a eu connaissance de son dossier médical dont la communication a été refusée au médecin expert. 

Dans ces conditions, il échet d'admettre la version de Schneider selon laquelle il n'a pas été mis en garde par les médecins contre les conséquences de son alcoolisme habituel. On ne saurait toutefois considérer qu'il est indemne de toute responsabilité attendu que ses malaises, les observations de ses chefs et les  sanctions prises à son encontre l'avaient averti qu'il était dangereux pour lui de persévérer dans ses habitudes antérieures s'il voulait exercer constamment son métier... 

Pour ces raisons le tribunal condamne finalement Pierre Schneider à 6 mois d'emprisonnement et 20.000 fr. d'amende. 

Les époux Dietsch, parents de la petite Jocelyne, obtiennent 1.113.318 francs de dommages intérêts pour le préjudice moral subi. Mme Joséphine Dietsch, mère du défunt, reçoit 800.000 fr. et Mme Bousseron 400.000 fr. 

La S.N.C.F. est civilement responsable. 












Nos Villages Lorrains Nº183

Vandelainville

 

Couverture avant Vandelainville - Le lavoir


Couverture arrière Arnaville - La tombe de Maximilienne Joseph De Marion


PAGNY-SUR-MOSELLE

183/06 La saga des moulins Rehm-Cottereau

183/17 Un nouveau système pour les houblonnières

183/20 L'ultime parcours

183/36 Le premier cimetière


PRÉNY

183/04 Augmentation du prix de l'eau en 1937

183/16 La tour d'Enfer

183/18 Prény, au bout des collines


ARNAVILLE

183/24 Remise de diplômes et promotions chez les pompiers

183/35 Le conseil municipal élu en 1965

183/39 Maximilien-Joseph de Marion


BAYONVILLE

183/17 1895, une année orageuse


ONVILLE

183/17 L'orage dévastateur du 28 juillet 1895

183/19 La vallée du Rupt-de-Mad évoquée dans un roman de Paul de Garros


VANDELAINVILLE

183/03 L'accident du 20 mai 1840


VANDIÈRES

183/23 Les gendarmes et le boulanger

183/26 François Benoit

183/30 Marie Canteneur, sage-femme au XIXe siècle:

183/32 Les petits Géréon


VILLERS-SOUS-PRÉNY

183/34 L'anticléricalisme en 1909


ARRY

183/17 Moulins à louer en 1785


ABONNEMENTS: Chèque postal ou bancaire libellé et adressé a MAISON POUR TOUS

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TARIFS : 5,30 euros le numéro: 42 euros par abonnement postal, 22 euros par distributeurs

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24/03/2026

L’agriculture Lorraine à l’honneur

 


L’est républicain du 3 septembre 1931. 


M. Robert Gilliard, ingénieur en chef du Génie rural, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur. 

Cette heureuse nouvelle sera accueillie avec une joie très vive par la grande famille agricole lorraine, à laquelle M. Guilard appartient depuis plus de quatre ans. 

M. Robert Gilliard est, en agriculture, un technicien, un « scientifique ». 

Sorti de l'Institut National Agronomique en 1910, il fut reçu, le 1er juillet 1911, au concours pour le grade d'ingénieur stagiaire du génie rural, et affecté a cette date, à la circonscription d’Orléans. Puis il alla dans la Creuse, et passa, le 1er novembre 1918, dans le département de l'Aisne, en qualité d’ingénieur. Outre son service normal, il y dirigea, pendant huit années, le contrôle des coopératives de reconstruction comprenant 450 sociétés. Il contribua également à l'électrification de ce département en créant de nombreux syndicats de communes. Par sa large compréhension des problèmes agricoles, par son commerce assidu avec les intéressés, par son inlassable activité, il s'attira la sympathie générale. Cette sympathie se manifesta d'ailleurs sous forme de profonds regrets, lorsque, le 1er janvier 1927, il quitta l'Aisne pour assurer, à Nancy, les fonctions d'ingénieur en Chef, il succédait à M. Préaud, aujourd'hui directeur du Génie rural au ministère de l'Agriculture. 

Son service s'étend aux départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges ainsi qu'au territoire de Belfort. Sa tâche est vaste, multiple. Elle a pour but, en effet, de compléter la construction des réseaux de distribution d’énergie électrique et d'entreprendre les travaux d'améliorations foncières du sol, drainage, chemins ruraux, remembrement, indispensables à la prospérité de l'Agriculture Lorraine. 

C'est à lui que l'on doit la réalisation du premier syndicat de communes de distribution de gaz dans la vallée du Rabodeau et l'extension du réseau de l’usine à gaz de Pont-à-Mousson aux communes de Norroy, Vandières et Pagny-sur-Moselle. Il apporte un soin tout particulier à l'intensification des travaux de remembrement, si nécessaires à la terre lorraine où l'enchevêtrement des parcelles et l'absence de chemins 

entravent la liberté de l'exploitation et constituent un véritable impôt prélevé sur les cultivateurs. 

Dans la Meuse et dans les Vosges, il encourage et développe la création des usines coopératives agricoles (fromageries, laiteries), et, chargé par M le préfet Magre de la liquidation des coopératives de reconstruction, il accomplit sa mission avec tant de succès que 50 sociétés sur 206 attendent l'heure de cette liquidation. 

Mais M. Gilliard n'est pas l'homme d’une formule. Son oeuvre, vivante et fécondé, s'inspire d'un rare éclectisme. Elle nous le montre tour à tour ambassadeur, journaliste, conférencier L'an dernier, il fut envoyé en mission au Danemark, accompagné des membres de l’Union des Syndicats Agricoles Vosgiens. Il a donné de ce voyage d'études une relation substantielle et très applaudie au cours d'une réunion de la Société Centrale d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle. Ses articles de vulgarisation, dans le « Bon Cultivateur de l’Est », sont fort appréciés, et ses exposés, aux divers comices, toujours écoutés avec une solide attention.  

Rôle très lourd, certes, mais fait pour l’homme, qui le supporte sans faiblir et le joue avec beaucoup d'aisance et de simplicité.. 

Nous sommes heureux d'adresser au jeune et nouveau chevalier, déjà officier du Mérite agricole, nos félicitations les plus empressées pour la haute distinction dont vient de l'honorer le gouvernement de la République. 


Georges Robert Charles Gilliard est né le 12 mai 1889 à Paris rue boisière dans le 16ème arrondissement. Il est le fils de Georges Gilliard, banquier et de Virginie Antoinette Daquet son épouse. 

Il commence sa carrière d’ingénieur du génie rural en 1909

Sa première affectation est Laon (Aisne) où il réside rue de la république. 

Dès 1919 il prend part à l’estimation des travaux de reconstruction dans le département de l’Aisne. 

En 1920, il est fait chevalier dans l’ordre du mérite agricole. 

Il se marie le 6 juin 1922 à Tavers (Loiret) avec Suzanne Marie Juliette Cécile Mirault. 

Il prends ses fonctions à Nancy en janvier 1927, il habite avenue de Boufflers avec son épouse et leur fille Colette née en 1925 à Laon. 

Le 7 août 1931, Il est décoré de la légion d’honneur au grade de chevalier. 

Il doit quitter la Lorraine en 1933 pour des raisons de santé, après avoir ardemment travaillé à l’amélioration des techniques agricoles (Remembrement,drainage…) mais aussi des conditions de vie des agriculteurs. 

Il va habiter à Pau (Basses Pyrénées) où il continue son engagement pour l’agriculture jusqu’à sa retraite en mai 1954. 

Il décède à Pau le 7 novembre 1962 à l’âge de 73 ans. 











Fête patronale

 

L’espérance d’Allamps

L’éclair de l’est du 21 septembre 1930. 


Malgré les rigueurs d’une saison inclémente, la fête patronale de Vandières s’est déroulée dans une atmosphère d’union et de cordialité vraiment impressionnante. 

Dès le matin, une très nombreuse assistance se pressait à la grand’messe chantée par M. l’abbé Munier, curé de la paroisse. . 

Les chants liturgiques furent exécutés d’une façon impeccable par la chorale paroissiale qui se surpasse d’année en année. 

Mais ce qui rehaussa tout spécialement l’éclat des cérémonies fut la participation de l’Harmonie « L’Espérance » l’Allamps, M. l’abbé Pinot, enfant de la paroisse, actuellement curé d’Allamps, ayant eu l’heureuse idée de convier à notre fête son excellente phalange qui, sous l’experte direction de M. L. Christophe, exécuta aux différents offices des morceaux de grand style et offrit à la sortie des vêpres un concert artistique à la population charmée, qui ne ménagea pas ses applaudissements. 


Détail pittoresque : la plupart des familles de Vandières avalent adopté pour le repas de fête de midi un ou 

plusieurs musiciens de l'Espérance qui furent traités comme des enfants gâtés. 


La fête foraine, contrariée par le mauvais temps, eut cependant beaucoup de succès. 


Le service traditionnel pour le repos de l’âme des défunts de la paroisse fut chanté par M. l’abbé Pinot, avec 

la participation dé la chorale paroissiale. 


Nous remercions très vivement M. l’abbé Pinot, ses dévoués musiciens, de l’éclat inusité apporté à cette belle journée, et, d’autre part, nous nous faisons l’interprète de tous les membres de l’Espérance en remerciant les familles si hospitalières de Vandières de leur accueil si cordial et si empressé. 


L’abbé Munier

Fernand Camille Pinot est né le 8 février 1897 à Vandières. Il est un des sept enfants d’Edouard Pinot, vigneron et de Marie Eugénie Elisabeth Darmois son épouse. 

En septembre 1914, alors qu’il est séminariste, il accompagne l’abbé Mamias au presbytère lors de son arrestation. En septembre 1918, il est évacué vers la Belgique avec les habitants de Vandières. Il retrouve le village en février 1919 après 172 jours d’exil. 

Il est ordonné prêtre le 13 juillet 1924 et rejoint la paroisse de Varangéville.

En août 1928, il est nommé à Allamps où il restera jusqu’en 1942. 

Il est ensuite nommé à Houdemont où il exerce son ministère jusqu’en 1956, date de son départ pour Croismare. 

Il meurt à Lunéville le 28 août 1994 à l’âge de 97 ans. 


Fête patronale à Vandières au milieu des années cinquante