05/05/2026

Nos Villages Lorrains : sommaires numéros anciens


Je suis en train de compiler tous les articles de la revue Nos Villages Lorrains qui concernent Vandières.

Le tableau sera bientôt complet pour toutes les personnes intéressées. Voici la première partie du Tableau


Que de travail de la part des rédacteurs pour proposer aux lecteurs de la revue près de 400 articles sur notre village depuis septembre 1981. 

J’ai différencié les articles en deux catégories :

Les articles rédigés à partir de différentes archives. 

Les extraits de journaux et de documents divers. 


À tous ces documents écrits viennent s’ajouter de nombreuses illustrations sous forme de dessins, photographies et cartes postales. 


Numériser tous ces articles est un travail de longue haleine mais j’y travaille activement. 

Je tiens à votre disposition les sommaires de tous les numéros depuis le numéro 1 pour tous les villages. 


J’ai la chance d’avoir des articles publiés depuis quelques années (articles en bleu à partir du Nº166). 


Aujourd’hui Nos Villages Lorrains a dépassé les 45 ans et le numéro 183 vient d’être distribué. 


Tout ce travail de recherche et de rédaction a été récompensé par l’académie Stanislas le 23 janvier 2022. 

C’est plus de 3000 pages d’histoire relatant sur plusieurs siècles la vie des petits villages de Vandières, Villers sous Prény, Prény, Arnaville, Bayonville, Onville, Vandelainville, Arry entourant  Pagny sur Moselle, ville où est née la revue.


Sommaires de Nos Villages Lorrains

du N°1 au N°16 : sommaire 1

du N°17 au N°24 : sommaire 2

du N°25 au N°36: sommaire 3

du N°37 au N°48 : manquant pour le moment 

du N°49 au N°60 : sommaire 5

du N°61 au N°72 : sommaire 6

du N°73 au N°84 sommaire 7

du N°85 au N°108 : manquant pour le moment 

du N°109 au N°120 : sommaire 9



03/05/2026

Un accident très mystérieux

 


L’éclair de l’est du 2 décembre 1913. 
Pagny-sur-Moselle. Tué par une automobile. 


Deux enfants se rendant lundi en classe à Vandières, trouvèrent un cadavre sur le côté de la route nationale n° 54, de Pagny-sur-Moselle à Pont-à-Mousson, à 300 mètres environ de Vandières. 
La gendarmerie se rendit sur les lieux et se trouva en présence du cadavre de Nivolet Léopold, âgé de 63 ans, habitant Pagny-sur-Moselle, le cuir chevelu était entièrement scalpé sur le côté gauche du crâne et rabattu sur le cou. Cet arrachement a été produit par  les roues d’une automobile, ainsi que le témoignent les traces sanglantes relevées sur la route sur un assez long parcours, le corps se trouvait sur l’accotement distant de 5 mètres environ d’une grande flaque de sang auquel se trouvaient mêlés deux ou trois dents, des poils de barbe et des cheveux placés en diagonale, la face contre terre, les bras repliés, le chapeau sur la tête. Ce n’est certainement pas Nivolet qui a pu se placer ainsi. 
Devant ces circonstances mystérieuses M. le docteur Maillard a refusé le certificat d’inhumation et la gendarmerie a fait avertir télégraphiquement le parquet à 11 heures du matin. 



L’éclair de l’est du 5 décembre 1913. 

Pagny-sur-Moselle. Tué par une automobile.


Nous avons relaté lundi la découverte du cadavre d’un sieur Nivolet, tamponné par une automobile sur la route de Vandières. Voici quelques détails supplémentaires : 

M Nivolet qui s’était rendu à Villers-sous-Prény avec une de ses filles, revenait tranquillement par le chemin de grande communication qui longe le ruisseau du Trey lorsque à la hauteur du Moulin de la Tuile, ils entendirent derrière eux le bruit d’une automobile. La jeune fille se jeta de côté et ne fut pas atteinte, mais son père, moins libre de ses mouvements, fut heurté par l’auto et jeté sur le fossé. 

Au lieu de s’arrêter, les automobilistes, qui cependant avaient eu le temps de s’apercevoir de l’accident, poursuivirent leur route à a même allure. La demoiselle Nivolet qui s'était portée au secours de son père, constata que ce dernier avait une partie du cuir chevelu arraché. 

Avec un peu d’eau prise au ruisseau voisin elle lava les blessures de son père qu’elle parvint à mettre debout et à accompagner jusqu’à Vandières. Arrivée là, elle le fit asseoir dans un café et lui fit prendre un cordial.  

Comme Vandières ne possède pas de pharmacie et que Pagny,  mieux partagé, n’est pas très éloigné (trois kilomètres), elle se rendit chez elle et prévint sa mère. 

Les deux femmes ayant pris ce dont elle avaient besoin revinrent au café où M. Nivolet avait été laissé ; mais il ne s‛y trouvait plus.

Intriguées, elles demandèrent des explications et c’est alors que le cafetier leur dit que leur père et mari avait voulu prendre le train, mais constatant que sa fille lui avait enlevé son porte-monnaie, il avait voulu partir à pied en suivant la route. On l’avait laissé aller. 

Ce n’est- que lundi, à 8 heures du matin, que l’on découvrait le cadavre sur la route. 

Un médecin appelé a constater la mort, déclara qu’a part la large déchirure du cuir chevelu, le cadavre portait d’autres blessures, postérieures à la première, il avait plusieurs côtes enfoncées et notamment une perforation du foie. 

Il fallait donc admettre  qu’après avoir été victime une première fois d’un accident d’automobile sur la route de Villers-sous-Prény alors qu’il était accompagné de sa fille, Nivolet avait été, alors qu’il regagnait seul Pagny, dans la nuit, victime d'un deuxième accident d'automobile dont seuls le chauffeur et la victime avaient été témoins. 

L’enquête de la brigade mobile démontra qu’il y avait eu une sorte de mise en scène du cadavre.  En effet, celui-ci avait été déposé à cinq mètres environ, de l’endroit où il avait été tamponné. A ce premier endroit, on remarquait une large flaque de sang. Le corps avait donc été écrasé sur la route et transporté ensuite sur la berge par les écraseurs. 

Mardi à sept heures et demie du matin, M. Pierre Parisot, médecin-légiste, accompagné de son chef opérateur, M. le docteur Bédin, se rendaient a Vandières avec, mission d‛autopsier le cadavre du blessé. Les blessures qu’il aurait reçues sont, paraît-il, atroces. 

La police mobile, concurremment avec la gendarmerie mène une active enquête pour découvrir les automobilistes auteurs de l’accident. 



Christophe Léopold Nivolet est né le 17 septembre 1849 à Arnaville. 

Il est le fils de Nicolas Nivolet et Marguerite Maurice. Ils sont venus habiter à Prény avant 1872 où Nicolas et ses autres fils exercent le métier de scieur de long. 


Christophe Léopold s’est marié le 28 décembre 1878 à Prény avec Marie Louise Constance Cornu. 

La mariée est née à Nancy le 25 décembre 1856, enfant naturel de Marie Louise Cornu, âgée de 20 ans domestique, née à Lay-Saint-Christophe. Marie Louise a été abandonnée par sa mère. 

Le couple a cinq enfants nés à Prény, Marie Joséphine née en 1879, Justine Irma née en 1882, Julien Léopold né en 1886, Alfred Léopold né en 1891 et Constance Augustine née en 1897. 

Leur père est corroyeur durant toutes ces années. 


En 1900, une petite embrouille de famille fait trembler les rues de Prény. C’est toute la famille Nivolet qui se retrouve devant le tribunal pour outrage, coups et blessures après une "fête" de famille trop arrosée. 

En mai 1900, le jour des élections, le ton haussa entre Marie Joséphine et son mari Pierre Alexandre Bonhomme, couple en perpétuel conflit. Les autres membres de la famille s’en mêlèrent rapidement et il a fallu l’intervention du garde champêtre et d’un conseiller municipal pour séparer les belligérants. Au final tous repartent avec une amende allant de 16 à 25 francs. Bonhomme pris en plus un mois de prison pour un vol à la gare de Pagny, après avoir été dénoncé par sa femme. 


Le couple finit par déménager pour la rue de Prény à Pagny-sur-Moselle. Christophe Léopold exerce le métier de bûcheron Jusqu’à son accident. 




Le nombre d’automobiles en Meurthe-et-Moselle doit être de quelques centaines à cette date, de plus un système d’immatriculation est en place. 

Je n’ai pas trouvé d’informations concernant les résultats de l’enquête. 

La probabilité d’être heurté par une voiture deux fois de suite devait être infime à cette époque. 

Si c’est le cas on peut dire que la pauvre victime n’a pas eu de chance. 

Un autre scénario est possible, le responsable des deux accidents est la même personne, créant un deuxième accident pour ne pas être inquiété du premier.










Un dégustateur

Vendanges à Vandières (Image est)

 le progrès de l’est du 4 décembre 1885.

 

On nous écrit de Vandières :

Permettez-moi, M. le rédacteur, de mettre en garde vos lecteurs de la campagne contre un singulier marchand de vins qui parcourt nos vignobles. 

Il nous fit, il y a quelques mois, une première visité. Il s’était adressé à un représentant en vins de la localité pour se faire conduire chez les propriétaires qui avaient du vin on de l’eau-de-vie à vendre. Il dégustait l’échantillon copieusement, et achetait à des prix très satisfaisants pour le propriétaire. Celui-ci, charmé, allait chercher une bouteille de bon vin pour conclure le marché. Le jour du chargement se passait sans nouvelle: On avait eu affaire à un filou.

A notre grand étonnement, voilà ce personnage qui revient à là charge le premier décembre dernier, mais avec le soin d’entrer seul chez de nouveaux propriétaires. Avis aux intéressés. 


25/04/2026

Le certificat d’études primaires de 1940

 


L’est républicain du 11 juin 1940. 


Examen du certificat d'études primaires élémentaires - Première circonscription de Nancy 

Inspection de l'enseignement du premier degré 


L'examen du certificat d'études primaires élémentaires aura lieu, en ce qui concerne la première circonscription d'inspection de Nancy (M. Mennessier. inspecteur), le samedi 15 juin prochain. 

Les épreuves se dérouleront en une seule journée et dans de multiples centres. Elles commenceront à 7 h. 30 pour se terminer vers midi 15, sauf interruptions nécessitant la reprise de l'examen l'après-midi. Voici la liste des centres d'examen avec l'indication des écoles dépendant de ces centres : 


Centre de l'école de garçons de Vandières : 

écoles de Vandières, Pagny, Prény, Villers-sous-Prény et Norroy-les-Pont-à-Mousson. 




Malgré le contexte de guerre et les combats, l’examen a été maintenu. 

Les résultats n’ont été communiqué qu’en octobre 1940. 



L’écho de Nancy du 10 octobre 1940. 


Résultats du certificat d'études primaires. 


Centre de Vandières : 45 élèves présentés ; 45 reçus. 

Ce sont :


Pagny-sur-Moselle.  

Garçons : Barth Lucien, Bertin Henri, Boudat René, Coffion Roger, Gaudart Georges, Giron André, Magnette René, Masson Jean, Mougel René, Mourez Louis,Nicolas André, Paul Jean, Pérez Henri, Richert Roger, Robinet Pierre, Sophron Robert, Sophron Martial,Grosjean. 

Filles : Bello Georgette, Bouleur Lucienne, Collet Simone, Gabriel Anne-Marie, Henry Madeleine, Navel Jacqueline, Payen Jeannine, Picaro Ginette,  Pierrot M-Antoinette, Tournier Andrée. 


Vandières : Bergerot Gilbert, Baudier Paul, Didot Roger, Hatrisse Robert, Kalèche Roland, Rouyer Paul, Bertrand M-Rose, Canel Renée, Mangenot Lucienne. 


Norroy-les-Pont-à-Mousson : Hocquart Gilberte, Naudin Renée, Savelano Paulette. 


Villers-sous-Prény : Lehalle Georges, Baudot Paulette, Heymonet Anne-Marie. 


Prény:  Parachini Rose-Marie, Pastor Solange. 




Fête de la Sainte Cécile, patronne de la musique et des musiciens.

 

Sainte Cécile 1959

L’éclair de l’est du 26 novembre 1929.


La Chorale Saint Jean de Vandières, en union étroite avec sa voisine, la Chorale A.D.O. de Norroy, vient à nouveau d‛affirmer sa vitalité de façon intéressante. 

Après avoir rehaussé dans les deux paroisses, l’éclat des cérémonies célébrées le 11 novembre, à la mémoire des morts de La guerre, en mêlant leurs beaux chants à la voix des orgues et au son des cuivres des sapeurs-pompiers (à Norroy ensuite devant le monument commémoratif, elles ont dignement fêté leur patronne, sainte Cécile, dimanche dernier : chants en l'honneur de la sainte martyre, et le soir, à Vandières. séance récréative (trois comédies, chants, monologues et orchestre à cordes). Le groupe des hommes, jeunes gens et enfants avait invité, pour la circonstance, le groupe des jeunes filles de Vandières et celui des hommes, da- 

mes, jeunes gens et  jeunes filles de Norroy, et avait accueilli quelques chanteurs et chanteuses de Prény.

Plusieurs de ses membres avaient pris part, auparavant, comme anciens combattants, au vin d'honneur à Norroy et au banquet à Vandières, le 11 novembre encore.

Sincères félicitations et vifs encouragements.



Photo tirée du numéro 48 de 1992 de Nos Villages Lorrains : Sainte Cécile 1959 devant l’église on trouve :


Au 1er rang: Françoise BAUDIER, Monique BAUDIER, Michelle PADROUTTE, Thérèse DOUET.

Au 2ème rang : Monique FEVRE, Antoinette THIRIET, Jeanne BAUDIER, Elisabeth VIANT, Thérèse BOUDAT.

Au 3ème rang: François PINOT, Joseph BAUDIER, Marc BAUDIER, Bernard BAUDIER.

Au 4ème rang : Edouard BOUDAT, André POST, Gilbert BERGEROT, Paul BAUDIER.



La famille Baudier est originaire de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse où elle installée depuis au moins le milieu du 18ème siècle. 

Une partie jeunes gens de cette photographie sont les enfants de deux couples, deux frères ayant épousé deux sœurs :


Pierre Joseph Baudier (1890-1959), cultivateur et Marie Elise Pinot (1892-1977). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 30 ans et elle a 28 ans. Marie Elise est née à Vandières et fait partie de la famille la plus importante du village depuis plusieurs siècles. 

Il est aussi organiste de l’église de Vandières.  


Georges Léon Michel Baudier (1896-1943), instituteur et Marie Angelique Pinot (1899-1968). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 25 ans et elle a 22 ans.

Il a longtemps enseigné à Atton. 

Les deux frères ont combattu pendant la première guerre mondiale dans différents régiments d’artillerie lourde. 


Les deux mariées sont les filles d’Édouard Louis Pinot (1863-1899) et Marie Elise Pinot (1868-1944). 

Édouard Louis est mort dans un accident de voiture à cheval entre Pagny et Vandières. Il perdit connaissance et fut ramené à son domicile mais mourut quelques jours après l’accident. Ses filles étaient alors âgées de 6 ans pour l’aînée et de 6 semaines pour la cadette. 

Les deux mariés sont les fils d’Emile Baudier (1862-1939), vigneron et Catherine Rosine Baudier (1860-?) demeurant à Mont-sous-les-Côtes. 

La famille Baudier a toujours été très investie dans la vie catholique de Vandières. 


Françoise Marie Claire (née en 1937) est devenue religieuse        

Anne Marie (1922-2015) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Germaine Marie Alice (1926-2013) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Jeanne Marie Marguerite (née en 1929)

Marc Marie Gérard (1935-2023)

Bernard Marie Joseph (né en 1932)

Sont les enfants de Pierre Joseph Baudier


Paul Émile Joseph (1927-2017)

Monique Alice (1934-2014)

Sont les enfants de Georges Léon Michel Baudier. 


François Marie Adrien Pinot (1932-2011) a épousé Jeanne Marie Marguerite Baudier. 




18/04/2026

Notre village détruit 11


 




  • Cette ferme se situait rue Saint Pierre et Raugraff (rue Saint Pierre).   
  • Elle était certainement occupée par Pierre Velfringer (1848-1926 ) cultivateur et Marie Anormy (1853-1933) son épouse et leurs six enfants. Originaires de Moselle, ils sont venus s’installer à Vandières en 1882 après leur mariage. 
  • Elle a été reconstruite après la guerre.
  • Aujourd’hui on la trouverais au Nº1 de la rue Saint Pierre.