Trois sœurs se marient le même jour à Pagny-sur-Moselle.
Le mariage de Mlles Jeanne, Annick, et Madeleine Kériel avec MM. Jean et Pierre Lorrain et M. Colin, a été célébré jeudi au milieu d’une nombreuse assistance. Des ingénieurs et directeurs des sociétés industrielles, M. Junch, maire de Frouard, représentait la chambre syndicale des constructeurs de l’Est, sont venus témoigner à Monsieur Kériel, leurs marques de sympathie.
Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul, ami de Monsieur Kériel, prononça un long et émouvant discours et donna la bénédiction aux jeunes époux. Nous renouvelons à ces derniers nos meilleurs vœux de bonheur.
Victor Kériel est né en 1888 à Landernau (Finistère). Il se marie en mai 1914 dans la même ville avec Marie Scour. Elle est née en 1893.
Il retrouve le sol français début décembre 1918 et viens habiter à Nancy. Il exerce la profession d’ingénieur électricien quand il vient prendre un nouveau poste à la compagnie Lorraine de lampes électriques de Pagny-sur-Moselle en 1925. Il en prendra la tête rapidement.
Le couple a cinq enfants nés à Landernau.
Yvonne née le 19 mars 1915 deviendra religieuse.
Magdeleine Marie née le 7 septembre 1919 épousera Paul Collin, né en 1916 à Vézelise.
Maurice né le 13 juin 1921 se mariera en septembre 1947 à Quimper (Finistère) avec Georgette Griffon.
Jeanne née le 11 janvier 1923 épousera Jean Marie Joseph Eugène Lorrain, né en 1919 à Vandières.
Anne Louise Annick née le 14 juin 1925 épousera Pierre Lorrain, né en 1923 à Vandières.
Jean Marie Joseph Eugène et Pierre sont deux des six enfants de Jean Marie Joseph Émile Lorrain et Marie Claire Hélène Noiré.
Il se sont mariés en 1914 à Bouxières-sous-Froidmont où est née Marie Claire Hélène en 1892.
Le marié est né en 1887 à Vittonville. Le couple s’installe à Vandières rue de Pont-à-Mousson.
Le 2 août 1914, il rejoint le 168ème régiment d’infanterie à Toul. Il est blessé à l’œil par un éclat d’obus le 25 septembre 1915 à Saint-Thomas (Marne). Après plusieurs semaines d’hôpital, il est reformé en février 1916.
Il est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre en mars 1916: "très bon soldat, gardé au front depuis le début de la campagne, s’est toujours fait admirer par son entrain et sa bravoure. Blessé grièvement en entraînant vigoureusement ses hommes à l’avant le 25 septembre 1915".
Après la guerre, il retrouve sa ferme gravement endommagée.
Son épouse et leur première fille, Jeanne Marie Madeleine née en février 1915, reviennent de Belgique en février 1919. Elles avaient été évacuées par les allemands en septembre 1918 à l’arrivée de l’armée américaine.
Jeanne Marie Madeleine se mariera en 1943 avec Marcel Moissette qui décédera sur le territoire de la commune de Vandières le 4 septembre 1944, tué lors d’une attaque de son groupe de FFI contre les allemands.
Jean Marie Joseph Eugène, né en décembre 1919 est un des mariés de 1947.
André, né en septembre 1921 se marie à Limey- Remenauville la même année avec Marie Camille Lehalle.
Pierre, né en mai 1923 est un des mariés de 1947.
Paul, né en mai 1925 deviendra prêtre.
Jeanne, née en avril 1929 sera une des victimes de la libération de 1944. Elle sera tuée le 10 septembre 1944 lors de l’explosion d’un obus dans la cour de la ferme de ses parents.


