21/09/2026

Vente de la maison d’Auguste Doffin

 


Le républicain lorrain du 6 janvier 1951. 


Etude de M. Pierre JACOPS avoué à NANCY rue Dom-Calmet. Nº 7. 

ADJUDICATION sur surenchère du dixième d'une maison sise à VANDIÈRES rue Saint-Jean à l'audience des criées du Tribunal Civil de Nancy, au Palais de Justice de ladite ville, le LUNDI VINGT DEUX JANVIER MIL NEUF CENT CINQUANTE ET UN, A NEUF HEURES, 

En exécution, d'un jugement du Tribunal Civil de Nancy, en date du 29 mars 1950, enregistré, et d'un jugement du Tribunal Civil de Nancy en date du 27 novembre 1950, enregistré. 

On fait savoir que le jour sus-indiqué, aux heure et lieu aussi sus-indiqués, il sera procédé à l'adjudication sur surenchère, au plus offrant et dernier enchérisseur, de l'immeuble dont la désignation suit. 

Désignation :

COMMUNE DE VANDIÈRES 

Un immeuble sis à VANDIERES, rue Saint-Jean, comprenant : maison d'habitation élevée sur cave et sous-sol, d'un rez-de-chaussée de deux pièces et cuisine, grange, écurie et chambre à four derrière ; de deux pièces au premier étage, grenier à grains au-dessus, greniers à fourrage au-dessus de l'écurie: jardin derrière, le tout d'une contenance de 9 a. 20, entre une impasse allant, de la rue Saint-Jean à la route nationale de Villers-sous-Prény, Roger Hatrisse d'autres côtés. 

Et le droit à l'indemnité de reconstruction de la partie des bâtiments dont il vient d'être question, ainsi qu'à toutes subventions ou autres indemnités quelconques, il pourrait s'y ajouter et auxquelles les vendeurs peuvent ou pourraient prétendre en vertu de 

toute disposition législative relative aux dommages de guerre. 

Tels au surplus que ledit immeuble existe, s'étend, se poursuit et comporte avec toutes ses aisances et dépendances sans aucune exception ni réserves. 

Cet immeuble provenant de l'indivision existant entre les vendeurs a été vendu à la requête de : 

1º Madame Marie Louise PREVOT, veuve non remariée de Monsieur Auguste DOFFIN. en son vivant adjudant-chef pilote, prise tant en son nom personnel comme commune en biens légalement à défaut de contrat de mariage préalable à son union célébrée 

en la mairie de Frouard, le 27 septembre 1919, et usufruitière légale du quart des biens composant la succession de son défunt mari, que comme tutrice naturelle et légale et son fils mineur Michel-Aimé DOFFIN, né à FROUARD, le 2 mai 1932, ledit mineur avant pour subrogé tuteur Monsieur Emile HUSSON, demeurant à VANDIERES, nommé à cette fonction suivant délibération du conseil de famille dudit mineur tenue sous la présidence de Monsieur le Juge de Paix du canton Nord de Nancy. le 18 octobre 1935, demeurant à FROUARD. 


2º Monsieur Pierre Camille DOFFlN, agent commercial, demeurant à TUNIS, 11, rue Ad-Djazira. 


3º Madame Madeleine Augusta DOFFIN, épouse de M. Marcel-Albert ANGST, ce dernier pris tant en son nom personnel, s'il y a lieu, que pour l’assistance et l'autorisation de son épouse ci-dessus nommée, demeurant à TUNIS. 11, rue Ad-Djazira. 

Ayant Me Pierre Jacops pour avoué. 


Et a été adjugé à Monsieur Pierre Marie LEBRICNER, commerçant, demeurant à PONT- A-MOUSSON, 2, rue du 11e bataillon-de-chasseurs-à-Pied, suivant adjudication qui a eu lieu par devant Me Jean Aerts, notaire à Nancy, le samedi 4 mars 1950, en la salle de la mairie de Vandières, ledit notaire commis en vertu d'un jugement du Tribunal Civil ,de Nancy, en date du 1er décembre 1948, moyennant la somme de 350.000 francs de prix principal, outre les charges. 

La nouvelle, adjudication aura lieu par suite de la déclaration de surenchère du dixième faite au greffe dudit Tribunal le 8 mars 1950, par Monsieur René CHAPELIER, cultivateur, demeurant à VANDIERES (Meurthe-et-Moselle), ayant Me Jacops pour avoué, sur le prix principal de l'adjudication prononcée au profit dudit Monsieur LEBRICNER. 

Outre les charges, clauses et conditions stipulées audit acte de vente, dont l'expédition est déposée au greffe pour tenir lieu de minute, d'enchère, les enchères seront ouvertes i, sur la mise à prix de 385 000 francs, dont 15 000 francs pour l'indemnité afférente aux dommages de guerre. 

Conformément à l'article 2.188 du code civil, l'adjudicataire sera sera tenu au delà du prix de son adjudication, de restituer à l'acquéreur dépossédé les frais et loyaux coûts de son contrat, et ceux de transcription et de notification et de payer les frais faits pour parvenir à la revente. 

Pour renseignements, s'adresser à Me Pierre Jacops, avoué à Nancy, 7, rue Dom-Calmet, ou au greffe du Tribunal Civil de Nancy, où le cahier des charges est déposé. Fait et rédigé par l'avoué poursuivant : Pierre JACOPS. 



Famille Doffin


J’ai détaillé la vie d’Auguste Doffin dans le numéro 171 de nos villages lorrains. Je vous propose un résumé de sa vie de héros de l’armée française pendant la première guerre mondiale puis la révolte des Druzes jusqu’à sa mort tragique dans un accident aérien. 


Auguste Doffin est né le 13 février 1897 à Vandières. Il est le fils de Christophe Doffin, journalier à Vandières et de Victorine Husson. Le couple s’est marié le 16 janvier 1895 à Vandières où les familles des deux époux sont domiciliées. 

Comme l’a fait son frère aîné François Aimé un mois plus tôt, Auguste s’engage le 5 septembre 1914 pour la durée de la guerre. Il est incorporé au 156ème régiment d’infanterie à Toul. Il est nommé caporal en mars 1916 puis sergent en août de la même année. Il passera presque 4 ans au sein de ce régiment où il fera preuve de bravoure à plusieurs reprises. 

Le 156ème régiment est engagé sur de nombreux fronts, le grand couronné puis la course à la mer en 1914; la bataille des Flandres, l’offensive d’Artois et la bataille de champagne en 1915 ; Verdun puis la Somme en 1916; le chemin des dames en 1917 avant de revenir sur le secteur de Pont à Mousson en juin 1917. 

Auguste est détaché au 1er groupe d’aviation en janvier 1918. Il obtient son brevet de pilote le 2 juin 1918, point de départ d’une carrière d’aviateur qui durera 17 ans dans différents régiments d’aviation. 

Il se marie à Frouard (Meurthe-et-Moselle) le 27 septembre 1919 avec Marie Louise Prévot . 

Il est nommé adjudant chef en juillet 1929, peu de temps avant de rentrer de Syrie où il est instructeur. Il est passé très près de la mort durant cette campagne lui valant une citation à l’ordre du corps d’armée. 


Auguste Doffin trouve la mort lors d’un exercice aérien le 5 septembre 1935 au-dessus de Saint-Jean-aux-Bois (Ardennes). Il totalise alors 1625 heures de vol dont 180 de nuit. 

Déjà décoré de la médaille militaire, Auguste Doffin reçois la légion d’honneur à titre posthume. 

L’enterrement a lieu à Vandières le matin du 10 septembre 1935 en présence de nombreux représentants militaires et civils, de Roger Quenette maire et de l’ensemble des habitants du village. Après la cérémonie religieuse célébrée par l’abbé Collin d’Ancy sur Moselle, c’est l’abbé Fernand Pinot, originaire de Vandières et ami proche du défunt qui accompagne le corps jusqu’à sa dernière demeure. 

Auguste Doffin a rejoint  son frère aîné François Aimé tué en Belgique en 1915.





Succession Malgaigne



Journal, affiches, annonces et avis divers du département de la Meurthe du 20 février 1827.

Mobilier considérable à vendre à Vandières, près Pont-à-Mousson. 


On fait savoir au public qu’en exécution d’un jugement rendu par le tribunal civil de l’arrondissement de Nancy première chambre, en date du 30 janvier dernier entre le sieur François Hergalland, demeurant à Vandières, et Marie-Anne-Catherine Malgaigne, son épouse, à cause d’elle, celle-ci en qualité d’héritière 

sous bénéfice d'inventaire du sieur Jean-Pierre-Nicolas Malgaigne, son frère, décédé propriétaire à Vandières, demandeurs; contre M. Charles-François CONTAL, avocat, demeurant à Pont-à-Mousson , en sa qualité d’exécuteur testamentaire dudit défunt le sieur Malgaigne; lequel jugement déboute les sieur et dame Hergalland de leur opposition à la vente du susdit mobilier, annoncée pour le 24 du même mois de janvier dernier , et ordonne qu’il sera exécuté nonobstant opposition ou appel ; il sera procédé lundi, 5 mars 1827, dès 9 heures du matin et jours suivants, dans la commune de Vandières, près Pont-à-Mousson, en la maison mortuaire dudit sieur Malgaigne, à la requête, de Me Contal, son exécuteur-testamentaire , et par le ministère de Me Salle , commissaire-priseur à Pont-à-Mousson, à la vente du mobilier dépendant de la succession du même sieur Malgaigne, 

consistant en ustensiles de cuisine, lits montés, nappes , linge de ménage et à l'usage d'hommes, commodes , secrétaires, tables, armoires, horloge, fourneau en fonte, bibliothèques renfermant environ 600 volumes, tant d’ouvrages ecclésiastiques que d'autres, tel que les sermons de Bourdaloue, Massillon, du père de la Rupt , Perrin et Sigault ; dictionnaire ecclésiastique, théologie de Collet, plusieurs bibles, quantité de livres de piété et histoire d’églises ; traité des études , dictionnaires, histoire naturelle de Button, histoire universelle, fables, œuvres, etc., etc.; argenterie, eau-de-vie, environ 200 hectolitres de vin de plusieurs récoltes, cuves, foudres, tonneaux, un cheval, une vache et son veau, une chèvre, un char-à-banc, une charrette, planches de chêne, etc. , etc.

Le tout aux clauses et conditions du procès-verbal dont communication sera donnée par Maître Sal, commissaire-priseur.

Les 5, 6 et 7, on vendra les meubles et le bétail, et le 8 le vin et les futailles.




Jean Pierre Nicolas Malgaigne est né vers 1764 très certainement à Vandières. 

Il est le fils de Louis Malgaigne ancien garde du corps du roi Stanislas Leszczynski , devenu négociant et admodiateur de la terre et seigneurie de Norroy et de son épouse Catherine Woison. 

Marie Anne Catherine, sa sœur est née un an après Jean Pierre Nicolas. 

Veuve en première noce en 1792, elle se marie l’année suivante avec François Nicolas Hergalland, confiseur à Metz. Il meurt à Vandières le 24 avril 1836 à l’âge de 69 ans. Marie Anne Catherine meurt à l’hôpital Saint Nicolas à Metz Chambières. 


La famille Malgaigne est originaire de Vandelainville. Le grand père de Louis , Claude Malgaigne, né en 1670 à Onville était greffier de justice et maire de Vandelainville.

Le père de Louis, Pierre, né en 1699 était garde des sceaux de la prévôté de Prény et échevin de l’église de Vandières. 


Jean Pierre Nicolas Malgaigne, propriétaire meurt le 12 octobre 1826 à Vandières à l’âge de 62 ans. 

Il n’a jamais été marié. 

Le décès est déclaré par son ami Jacques Barbelle et Joseph Bertin son serviteur. 


admodiateur ou amoniateur : officier de la terre fixant les montants des fermages de la seigneurie. 

Échevin : administrateur d’une paroisse gérant les biens matériels et financiers de l’église. 












13/09/2026

Abus de confiance

Moulin de la Tuile

Le progrès de l’est du 10 juin 1888.

Abus de confiance.

MM. Chapelier et Huchot de Vandières, Honorius, Hocquard, Champigneulles et Boucher de Prény, Hanrion de Pagny-sur-Moselle, Thierry de Vilcey-sur-Trey, Godard et Cordonnier de Viéville-en-Haye, Humber de Limey, Chéry et Horhin de Bouxières-sous-Froidmont, Robin de Champey, ainsi que cinq habitants de Mousson ont été victimes des agissements du nommé Michel Speuler, Meunier au Moulin de la tuile, écart de Vandières.

Toutes ces personnes avaient confié une certaine quantité de blé à Speuler, le tout représentant une somme de deux milles francs. Speuler, ayant fait de mauvaises affaires, a vendu la farine provenant des blés qui lui avaient été confiés, et depuis le cinq juin il a disparu de son domicile.


Le progrès de l’est du 27 juillet 1888.
Abus de confiance.
Michel Speuler, 43 ans, Meunier à Vandières, a reçu de plusieurs personnes du blé à moudre. Il a vendu ce blé et disparu de la localité.
Un an par défaut.

Jean Michel Spenler est né le 24 juin 1845 à Sotzeling (arrondissement de Château-Salins Meurthe)
Il est l’enfant naturel d’Elisabeth Spenler âgée de 27 ans. Elle est la fille de Pierre Spenler âgé de 53 ans et d’Elisabeth Jantzi âgée de 48 ans, tous deux anabaptistes, domiciliés au moulin de Sotzeling. 
Il s’est marié à Sotzeling le 21 janvier 1867 avec Anne Nafziger née le 3 janvier 1844 à Merzig (Prusse). 
Elle est la fille de Christian Nafziger, âgé de 52 ans cultivateur et de Marie Bechler âgée de 46 ans. 
L’acte de naissance de la mariée rédigé en allemand transmis par le bourgmestre de Merzig a été traduit par monsieur Bélay, vicaire de Château-Salins. L’acte a été vu par monsieur Scharken, maire de la ville pour légalisation de la signature du vicaire puis par monsieur le sous préfet pour légalisation de la signature du maire. 

En décembre 1875, Michel vient déclarer à la mairie de Dieuze (Moselle annexée), le décès de sa fille Anna âgée de 18 mois. Il est voiturier et habite la ville.

En 1886, Jean Michel, Anne et leurs trois enfants habitent la ferme de la tuile. Elisabeth Spenler, la mère de Jean Michel habite avec eux. 
L’aînée des enfants, Marie est née le 16 avril 1868 à Morhange. 

Puis vient Daniel né le 29 août 1870 à Morhange. Il meurt à Sarreguemines en 1925. 

Le dernier enfant, Joseph est né le 27 août 1872 à Morhange. 


Après la condamnation, il n’y a plus aucune trace de la famille en Meurthe-et-Moselle. Ils ont pu repartir en Moselle annexée, pensant être à l’abri des poursuites françaises. 

En 1896, lors du premier mariage de Daniel à Metz, ses parents sont meunier comme leur fils à Moulins-Les-Metz. 

En 1902, lors du deuxième mariage de Daniel à Porcellette, ses parents sont domiciliés à Kneutingen (Knutange). 


La seule piste concernant sa fin de vie est le décès d’un Jean Michel Spenler, le 1er février 1914 à Aboncourt.  


Anabaptiste : se dit de groupes chrétiens issus de la Réforme, qui, considérant le baptême des enfants comme nul à cause de l'absence de tout acte personnel de foi, rebaptisaient les adultes.


Noces d'or

 



Le télégramme des Vosges du 8 mai 1932.


Récemment ont eu lieu à Vandières (Meurthe-et-Moselle), les noces d’or de Monsieur et Madame Albert Krantz, originaires d’Épinal, où ils demeurèrent jusqu’en 1923.

Le mariage de Monsieur et Madame Krantz fut célébré en 1882 à Épinal, c’est un Épinal également que naquirent les trois filles de Monsieur Krantz.

La cérémonie des noces d’or a été célébrée en l’église de Vandières où fut dite une messe d’action de grâces, au cours de laquelle monsieur le curé, en une délicate allocution retraça la vie des deux époux.

Nous adressons à Monsieur et Madame Krantz nos vive félicitations en conservant l’espoir de les voir célébrer leurs noces de diamant.



François Marie Albert Krantz est né le 12 avril 1858 à Épinal (Vosges). Son père, Jean Martin Achille est ferblantier à Épinal, marié avec Victorine Cordier depuis 1852. 

Il apprends le métier de son père et exerce aussi à Épinal. Il s’y marie avec Marie Antoinette Bigeard le 20 février 1882. Elle est née le 11 mars 1857 à Remiremont (Vosges).

Trois filles naîtront au foyer du couple :

Jeanne Léonie (1883-1964)

Marguerite Émilie Julie (1887-1972)

Alice Jeanne (1894-1982)


François Marie Albert Krantz, devenu employé de la compagnie de chemin de fer de l’est vient habiter à Vandières vers 1924. La famille occupe un petite maison de la route nationale. 


Le couple n’aura pas le bonheur de célébrer leurs noces de diamant, Marie Antoinette meurt à Vandières le 13 février 1937 à l’âge de 79 ans. 

François Marie Albert Krantz meurt un an plus tard, le 13 avril 1938 à l’âge de 80 ans.

Les deux défunts reposent au cimetière de Vandières. 

05/09/2026

Commémoration aux monuments aux morts

 


L’ancien combattant : journal de l’association des mutilés et anciens combattants du 30 novembre 1930.


Section de Pagny sur Moselle.

Comme les années précédentes, la ville de Pagny a fêté dignement l’armistice.

L’église paroissiale trop petite pour la circonstance avait revêtu sa parure des grands jours. La tombe du poilu, installé dans le cœur touchant profondément l’assistance et la foule qui va se recueillir et prier pour nos grands parents mort, prouva combien était grand à Pagny, le culte du souvenir.

À l’issue du service religieux, un cortège se format et se rendit au monument de 1914-1918. Après l’exécution de la marseillaise par les petits garçons, M. le maire invita l’assistance à observer en l’honneur des morts, une minute de recueillement et de silence. M. le docteur Thiébaut, président de la section des anciens combattants évoque ensuite le souvenir des enfants de Pagny morts au champ d’honneur et montra combien, et plus que jamais, l’union et la paix nous étaient nécessaires.


Le cortège se rendit alors devant la maison Christophe ou M. le maire de Pagny réinstalla dans son alvéole le buste du Comte Hercule de Serre, le célèbre enfant de Pagny, ex ministre de la justice de Louis XVIII et ex ambassadeur à Naples. 


La foule toujours aussi nombreuse se dirigeait ensuite vers le monument de 1870-1871. Les petites filles chantent de jolis morceaux de circonstances et M. le commandant Durand rappela le souvenir des héros de la défaite qui sauvèrent, tout au moins, l’honneur de la patrie.


À la même heure, une délégation de la A.M.C. de Pagny déposait une gerbe au pied du monument de Vandières, unissant dans une même pensée de reconnaissance tous les camarades morts pour la France. Les anciens combattants se disposèrent alors à fêter dignement la victoire. À Pagny, ils se dirigèrent vers le restaurant Melot, à Vandières vers le restaurant Staub. Là, un banquet amical leur fut servi et, à l’heure des toasts, M. le docteur Thiébaut remercia les convives d’avoir bien voulu répondre à l’appel du comité pour donner à la fête de l’armistice toute l’éclat désirable. Les chants commencèrent bientôt nombreux et variés, rappelant pour la plupart la franche gaité des vrais poilus. Les camarades Max T., Hagemann, Lemaire, Farcy, Volant, Pichenet, etc., ainsi que M.  Brichon maire de Pagny, charmèrent l’auditoire à qui mieux-mieux et cette agape fraternelle pris fin vers 18 heures par l’audition de "La Madelon".

Quelques heures plus tard, tout le monde se retrouva dans la salle Antoine, brillamment illuminée et décorée. On dansa à cœur joie au son d’un jazz des plus entraînant, et vers 11 heures eu lieu le tirage de la Grande tombola. Le bal repris enfin et ce n’est que bien tard dans la nuit que se termina cette journée si mémorable de l’anniversaire de l’armistice.








Morts en Crimée

Soldat d’infanterie français 

La guerre de Crimée (1853-1856) est un conflit important du XIXe siècle opposant l'Empire russe à une coalition formée par l'Empire ottoman, la France, le Royaume-Uni et le royaume Sarde. Elle débute en octobre 1853, principalement à cause des tensions sur le contrôle des lieux saints en Palestine et des ambitions russes sur les territoires ottomans.

  • Octobre 1853 : Début des hostilités avec la bataille de Sinop, où la flotte russe détruit une flotte ottomane.
  • Mars 1854 : La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie.
  • Septembre 1854 : Débarquement des forces alliées en Crimée.
  • Octobre 1854 : Bataille d'Alma, victoire alliée.
  • Octobre 1854 - septembre 1855 : Siège de Sébastopol, siège long et meurtrier.
  • Septembre 1855 : Prise de Sébastopol par les alliés.
  • Mars 1856 : Signature du traité de Paris, mettant fin à la guerre.

Cette guerre est notable pour ses innovations militaires (usage du télégraphe, ambulance moderne, fusils à culasse, canons rayés…) et l’apport du chemin de fer en matière de logistique. 

C’est aussi la première guerre photographiée. 

Environ 100 000 français sont morts durant ce conflit, dont les trois quarts de maladies (choléra, scorbut, typhus, dysenterie…)


1: Sébastopol - 2 : Kamiesch



Trois soldats originaires de Vandières ont participé à la guerre de Crimée :


Jean Pierre MUNIER, né le 29 avril 1832, fils de Jean Pierre MUNIER et Marie Anne COURIAUX.  

Fusilier à la 3ème compagnie du 1er bataillon du 28ème régiment d’infanterie de ligne. 

Entré à l’ambulance de la cinquième division militaire devant Sébastopol le 20 janvier 1855. 

Mort le 24 janvier 1855 par suite de dysenterie. 


Louis SIMARD, né le 25 novembre 1833, fils de Claude SIMARD et Marguerite PINOT. 

Fusilier à la 8ème compagnie du 2ème bataillon du 62ème régiment d’infanterie de ligne.

Entré à l’ambulance du camp de Maslak le 1er mai 1855.

Mort le 5 mai 1855 par suite de choléra. 


Nicolas MUNIER, né le 23 août 1815, fils de Charles François MUNIER et Marguerite CAILLOT. 

Lieutenant du 6ème régiment d’infanterie légère basé en Algérie. 

Arrivé à Kamiesch le 9 novembre 1855. Retour de Crimée le 21 juin 1856. 

Chevalier de la légion d’honneur le 28 août 1858. 

Mort le 18 mars 1861 à l’hôpital militaire d’Oran, très certainement de maladie.