13/06/2026

Accident lors d’une course cycliste

 


L’éclair de l’est du 20 août 1912.
Tuée par un bicycliste.
Le dimanche 11 courant, Mlle Thérèse Darmois, âgée de 74 ans, fut, à la sortie des vêpres, renversée par un bicycliste faisant la course Pont-à-Mousson Joeuf, organisée par l’est républicain.
Dans la violence du choc, tous deux furent projetés sur le sol. Mlle Darmois fut relevée sans connaissance. Le docteur Maillard, de Pagny, avisé aussitôt, diagnostiqua une hémorragie cérébrale et la victime de cet accident mourut une heure après.
Quant à l’auteur involontaire de cet accident, il fut arrêté et interrogé par Monsieur le maire de Vandières.


Départ de Joeuf en 1911

L’est républicain du 11 aout 1912. 
LE GRAND PRIX DE JOEUF
Jeudi 15 août 1912
Organisé sous le haut patronage des Municipalités de Joeuf et de Pont-à-Mousson, avec le concours de l’Est Républicain et de l'Echo de Briey.  
C'est donc jeudi prochain que va se courir la grande, épreuve annuelle organisée par le Comité sportif de Joeuf et dénommée Grand prix de Joeuf. 
Cette course qui, comme nous l'avons annoncé, se disputera sur le parcours de Joeuf-Pont-à-Mousson et retour, constitue l'événement sportif le plus important de la saison dans cet arrondissement de Briey qui, depuis quelques années a vu éclore, grandir et prospérer tant de Sociétés sportives. 
C'est avec impatience que les fines pédales de la région industrielle, tous ces jeunes gens aux jarrets solides comme l'acier et le fer qu'ils travaillent, attendent le moment de se mesurer avec les coureurs réputés qui ont déjà fait parvenir leurs engagements. 
Le 15 août nous réserve donc une très belle lutte, franche et loyale entre les « gars » du pays du fer et les citadins de Nancy et d'ailleurs. 
Qui l’importera dans cette joute superbe ?
Il ne nous appartient pas de faire des pronostics qui pourraient fort bien ne pas être justes ; disons seulement que tous les engagés feront preuve de qualités sérieuses.
Le Grand prix cycliste de Joeuf est, en effet, une grande et belle manifestation sportive qui attire et attirera dans cette ville de nombreux coureurs où ils reçoivent le meilleur accueil d'une population enthousiaste. Les années précédentes, le Comité organisateur du Grand prix cycliste de Joeuf , donnait comme premier prix une bicyclette de marque, mais pour cette fois il a décidé de réserver des prix en espèces pour les premiers arrivants. 
Pour donner une idée de l'importance de ces prix, nous en donnons ci-dessous la liste complète : 
Liste des prix 
1er, 200 francs ; 2e, 100 fr. ; 3e, 50 fr. ; 4e, 25 fr. et une médaille de M. Martin du Gard, avoué à Nancy ; 5e, Une plaquette dorée et 10 fr. ; 6e, une plaquette dorée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 7e, un chronomètre et une médaille de bronze de l’Est républicain  ; 8e, une montre et une médaille argentée de l’Echo de Briey ; 9e, un réveille-matin et une médaille de bronze de l’Indépendant  ; 10e, une médaille argentée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 11e, un médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 12e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 13e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 14e, une médaille breloque vermeil avec un réveille-matin ; 15e, une médaille de bronze doré mat avec un guidon; 16e, une médaille breloque. « Royale Sport », avec une pompe nickelée ; 17e, une médaille breloque , SCNE avec une sacoche ; 18e, une médaille breloque SCNE, avec une clef universelle ; 19e, une médaille breloque SCNE ; 20e, une pompe nickelée. Une médaille vermeil est réservée par M. Lang, au premier coureur d'Homécourt. 
Primes. — à Pont-à-Mousson : au premier 10 francs ; au deuxième, 5 fr. ; 
Au retour à Auboué : Au premier, 10 fr. ; au deuxième, 5 fr. 
Les engagements sont reçus chez M. HOUILLON, à Joeuf. Joindre 2 fr. 
M. Bergmann, industriel à Joeuf, s'intéressant d'une façon exceptionnelle au Grandi prix de Joeuf, réserve un prix de 10 francs au plus jeune arrivant de l'arrondissement de Briey.
La Jeune cycliste mussipontaine apprenant la course cycliste Joeuf-Pont-à-Mousson du 15 août, offre 10 francs au premier coureur de la JCM participant à cette course arrivant premier à Pont-à-Mousson, et 10 francs à celui de ta JCM arrivant premier à Joeuf.


L’est républicain du 15 août 1912. 

Joeuf ~ Pont-à-Mousson ~ Joeuf 
En raison des pluies continuelles que nous avons depuis quelques semaines, on pouvait craindre que cette course n'ait lieu sous des torrents d'eau. Mais fort heureusement tout en restant menaçant, le temps s'est amélioré. Un vent persistant et très fort avait séché les routes qui furent excellentes. 
A midi et demi, le départ fut donné par M Brugnot et 43 coureurs s'élancèrent dans la direction de Pont-à-Mousson. A Mars-la-Tour, Maurice René, de Nancy, fait une chute à un virage et blessé, abandonne la 
course. 
Au contrôle de Pont-à-Mousson, une vingtaine de coureurs arrivent en peloton vers 2 heures et demie et repartent en menant un train d'enfer. A Pagny, le peloton de tête n'est plus que de sept coureurs. A 
Chambley, Ferry, Pahin et Simon ont une avance considérable sur leurs concurrents. 
A 4 heures 22, le peloton de tête arrive à Joeuf. La foule est massée sur le parcours. 
Ferry dérape à 50 mètres de la ligne d'arrivée et reste étendu quelques instants. Le premier moment d'étourdissement passé il se relève et court au but. 
Voici les résultats : 
1er Pahin, de Mandeure (Doubs), sur Peugeot. 
2e Paul Simon, de Nancy. 
3e Ferry, de Nancy ; 4e Ernest Roussel, de Nancy ; 5e Pintini, de Briey ; 6e Charles Essert, de Luxembourg ; 7e Cardin, de Briey ; 8e Briffaut dit Mahomet, de Moutiers ; 9e Pierron, de Nancy ; 10e Léon Caye, de Varangéville ; 11e Morini, d'Homécourt ; 12e Ressort Georges, d'Homécourt; 13e Chellini Angèle, d'Homécourt, etc. 
Une réclamation a été déposée contre Mahomet qui ne se serait pas présenté au contrôle de Pont-à-Mousson, prétendent quelques concurrents. Ainsi, malgré un vent violent qui gêna les coureurs pendant 
la première partie du trajet, ceux-ci n'en ont pas moins mené bon train et le succès de cette épreuve cycliste a été complet. 


La croix du cimetière

 


Monument funéraire des prêtres au cimetière de Vandières 


Texte : O CRUX AVE SPES UNICA (Salut, ô Croix, notre unique espérance)

Après la construction du nouveau cimetière en 1910, l’abbé Mamias a voulu l’installation d’une croix. En I897, lors du décès de l'abbé Maître D’hôtel, le conseil avait laissé gratuitement et à perpétuité une place dans l'ancien cimetière, à l'entrée de l'église.

Le conseil municipal accepte de transférer la concession gratuite et perpétuelle vers le nouveau cimetière, à l'extrémité Est de l’allée principale, en face de la porte d'entrée. C'est donc à cet emplacement que s'élèvera la croix.  

L'abbé Mamias, fusillé par les Allemands en I9I4, repose sous cette croix avec les autres prêtres de la commune. 


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL (1832-1897)


Fernand Louis Marie PEIGNIER (1869-1906)


Jules Pierre MAMIAS (1866-1914)


Charles Rombard (1854-924)


Auguste Jean Baptiste GOBLOT (1831-1917)


Georges Louis Charles PARANT (1899-1981)


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL, Charles ROMBARD,
Georges Louis Charles PARANT, Fernand Louis Marie PEIGNIER

Jules Pierre MAMIAS




06/06/2026

Partage de documents


Je vous propose de consulter les documents que j’ai réalisé concernant le trajet des hommes de Vandières ayant participé à la première guerre mondiale par régiment.   

Histoire de famille 26ème bataillon de chasseurs à pied Document

Histoire de famille 167ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 168ème régiment d’infanterie Document 

Histoire de famille 169ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 153ème régiment d’infanterie Document

N’hésitez pas à me laisser vos avis.

Pour le respect du travail effectué, je vous demande de ne pas copier les documents sans mon accord. 

La croix de la rue de l’église

 



Située à l’origine au début de la rue de l’église, elle se situe à quelques dizaines de mètres de l’autre côté de la rue Charles De Gaulle. 


Cette croix date du 16ème siècle et représente quatre personnages importants de la religion catholique. 

Côté rue, Saint Géréon, saint patron de Vandières et saint Sébastien saint patron des archers.

Côté parking , la sainte vierge et saint Jean. 

Entre les deux, de chaque côté, le christ en croix. 



Face coté parking et face coté rue


En mai 1924, le conseil municipal demande à monsieur le préfet, l’autorisation de déplacer la croix de pierre située au croisement des routes nationale et du chemin d’intérêt commun Nº13, gênante pour la circulation pour la replacer trente mètres plus loin sur un terrain communal. 



Croix à son emplacement original vers 1900


Mort à Cayenne

Entrée de l'hopital militaire à Cayenne

L’est républicain du 15 mai 1898. 

M. François Hugo, capitaine d’infanterie de marine, vient de mourir à Cayenne (Guyane française). 
La mère de ce jeune officier, originaire de Metz, habite Pagny-sur-Moselle, et sa sœur habite Vandières. 
François Hugo est né à Marly (Moselle) le 17 novembre 1859. 

Acte de décès de François Hugo

Aujourd’hui vingt sept avril mille huit cent quatre vingt dix huit , à huit heures et demie du matin, par devant nous François Antoine Fernand Saniti, adjoint remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Cayenne, par délégation du titulaire, ont comparu Messieurs Paul Joseph Le Camus, âgé de 27 ans, commis aux entrées et Luce Dominique Casabianca, âgé de 33 ans, agent comptable de l’hôpital militaire, tous deux voisins du lieu du décès, domiciliés en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Monsieur Francois Hugo, âgé de 38 ans, Capitaine d’infanterie de Marine, demeurant actuellement à Cayenne, né à Marly département de la Moselle, fils de Francois Joseph Hugo et de victoire Bertrand, sans autres renseignements est décédé hier, à six heures six minutes du soir, à l’hôpital militaire de cette ville, ce dont nous nous sommes assurés. Et les témoins ont signé avec nous le présent acte, par triplicata, après lecture faite.
Officiers d’infanterie coloniale 

Il est le fils de François Joseph Hugo, employé de chemin de fer, et de Victoire Bertrand. 
Ses parents ont choisi la nationalité française en 1872 après leur installation à Pagny-sur-Moselle. 
Sa sœur, Victoire Catherine est née le 3 mai 1865 à Metz. 
En 1881, tous les quatre habitent rue du paquis à Pagny-sur-Moselle. 
François Joseph meurt à son domicile le 22 mai 1889 à l’âge de 58 ans. 
Victoire, sa veuve meurt à l’hôpital Saint Julien de Nancy le 29 août 1912 à l’âge de 76 ans. 
Victoire Catherine se marie à Pagny-sur-Moselle le 2 février 1886 avec François Pinot. 
François Pinot est né à Vandières le 1er octobre 1861et exerce le métier de boulanger, rue de l’église. 
François fait le pain et Victoire tient l’épicerie du village. 
Le couple aura deux fils, morts a seulement quelques jours. 

Boulangerie Pinot, rue de l'église


François vend sa boulangerie à Emilien Moissette vers 1910. 
Il fait construire une maison à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson et de la rue de la gare.


Maison de François Pinot

En 1899, le couple prend en charge Camille Pinot, neveu de François, devenu orphelin après le décès de son père par noyade dans la moselle. Il aidera son oncle à la boulangerie puis deviendra comptable. 

François Pinot est élu maire en janvier 1922 à la suite d’Octave Belin, démissionnaire. 
Il aura la difficile tâche de gérer la commune pendant l’occupation allemande de 1914 à 1918. Il sera pris comme otage par l’occupant ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de vermeil des victimes de l’invasion pour les souffrances qu’il a enduré pendant ces quatre années d’occupation durant lesquelles il a servi au mieux l’intérêt de ses concitoyens. 

Il meurt à son domicile le 16 février 1929 à l’âge de 67 ans. 
Victoire Catherine meurt en 1947 à l’âge de 81 ans. 


Monument aux morts de Pagny-sur-Moselle
Où figure le nom du capitaine Hugo


30/05/2026

Le terrible orage de l'été 1875


Le progrès de l’est du 5 septembre 1875. 

Vendredi dernier, le matin, le ciel était couvert, un énorme nuage noir coupé, à lignes très droites, gros de pluie et de grêle, était arrêté au-dessus de Pont-a-Mousson. Tout à coup, vers 8 heures retentit un effroyable coup de tonnerre (le seul) et en même temps un terrible éclair sillonne les airs. La foudre était tombé en plusieurs endroits, notamment sur une des tours du séminaire, où elle a fait, à la hauteur de la corniche, des dégâts assez considérables et sur le paratonnerre qui surmonte la grande cheminée de l’usine de MM. Bastien frères, marchands de cuirs.

L’orage fut ainsi dissipé subitement et nous en avons été quittes pour cette force secousse et quelques gouttes de pluie. 

Dans l’après-midi du même jour, vers quatre heures, nos voisins de Prény et de Pagny-sur-Moselle, eurent à supporter un violent orage accompagné d’une grêle épouvantable qui a détruit à peu près complètement la récolte des vignes à Prény, et l’a considérablement réduite à Pagny, sans compter les ravages supportés par les houblonnières, les champs d’orge, d’avoine, de betteraves et de pommes de terre et une véritable inondation, par suite de l’abondance d’eau tombée, qui a jeté la terreur dans Pagny. 

Nous nous sommes rendu, sur les lieux et nous avons pu juger de visu de la grandeur des dégâts. 

A Prény, les vignes sont dans un état pitoyable. Cette récolte si belle, si bien préparée qui avant deux mois aurait été dans les tonneaux, sur laquelle les malheureux vignerons comptaient pour réparer les mauvaises années qui ont précédé est perdue, ou peut s’en faut. 

On nous a dit qu’on estime la perte dans le ban de Prény à 200 000 francs. Quelques vignes sont bouleversées et profondément ravinées, les ceps sont arrachés, les graines jonchent la terre, les feuilles sont littéralement hachées et ce qui en reste est déjà jaune. On croirait à les voir, que l’on est en plein mois de novembre. C’est un affreux contraste avec les vignes des bans voisins qui n’ont pas été touchées par le fléau et qui ont de belles feuilles vertes presque trop abondantes.

Les vignes du ban de Pagny ont été plus épargnées; néanmoins les dégâts sont grands, aussi il y a un tiers de la récolte perdu, dans certains endroits la perte est de moitié. De superbes houblonnières gisent à terre, les perches ont été brisées par la tourmente. On nous cite un propriétaire qui supportera, tant dans ses houblonnières que dans ses vignes, une perte de 30 000 fr. Les betteraves sortent maintenant de terre, tout à fait dénudées de feuilles, elles ne grossiront plus. De l’orge et des avoines qui n’étaient pas encore coupées il ne reste plus que de quoi faire un peu de litière. Les dégâts commencent à se constater un peu après Vandières, la ferme de Moulon a été fort éprouvée. 

Cette masse d’eau descendant de la montagne a fait soudainement irruption dans Pagny, dont les rues étaient transformées en torrents qui entraînaient tout. 

Il n’y a eu aucun accident à déplorer. On a pu heureusement mettre à l’abri le troupeau du village qui rentrait précisément au moment de l’inondation dont les traces sont encore très visibles dans les rues, sur les chemins, et surtout dans les champs et les vignes qui sont remplis de pierres et ravinés. 

Vandières et Arnaville ont aussi été gravement atteints. 

Le même orage a exercé ses rayages jusque sur les territoires de Jaulny et Thiaucourt ont été cruellement éprouvés. 



À Arnaville, les pertes sont évaluées à 25 000 francs et la récolte est perdue complètement. 

À Pagny-sur-Moselle, un bon tiers de la récolte est perdu, les pertes s’élèvent à 200 000 francs. 

À Prény, l’ouragan a été tellement violent qu’il a déraciné et abattu des arbres, les pertes s’élèvent à 200 00 francs. 

À Vandières, l’orage n’a fait que passer, et les pertes sont évaluées à 10 000 francs. 

Ce qui fait pour ces communes une perte totale de 435 000 francs. 

La croix de l'église

 


Située devant l’église à droite de la porte d’entrée, elle a été érigée à la mémoire des prêtres Louis Adam et Pierre Lanoix. 


Louis Adam est né le 17 avril 1705 à Pagny-sous-Prény (actuelle Pagny-sur-Moselle Meurthe et Moselle). 

Il est le fils de George Adam, vigneron échevin de l’église de Pagny et de Anne Mourot son épouse.

Il est vicaire de Rembercourt (actuelle Meurthe-et-Moselle) en 1732, puis il officie quatre années à Pagny à partir de février 1746. 

A partir de 1750, il administre la paroisse de Vandières jusqu’en avril 1775. 

Le 19 avril, il baptise Marie Anne Alexandre, fille de Claude Alexandre, maréchal ferrant et de Marguerite Simard. 

C’est son dernier baptême, Il est ensuite remplacé les jours suivants par différents capucins de l’abbaye des prémontrés. 

Il est certainement malade et ne peut plus assurer son ministère. 

Il s’éteint à Vandières le 28 juillet 1775 à quatre heures du soir, il était âgé de 70 ans. 

"L’an mil sept cent soixante et quinze le vingt huit du mois de juillet à quatre heures du soir est décédé Messire Louis Adam prêtre du diocèse de Toul ancien sou-gouverneur des pages de son altesse royale Madame la Douairière de Lorraine Titulaire de la chapelle castrale de Vandières , âgé de soixante dix ans qui après avoir régi en digne pasteur l’espace de vingt cinq ans cette paroisse de Vandières, s’être confessé, avoir reçu le Saint Viatique et l’Extrême Onction avec la piété dont il a donné constamment l’exemple à ses chers paroissiens, dont il emporte justement les regrets, est décédé dans les sentiments d’une résignation édifiante. Son corps a été inhumé le lendemain devant la grande croix du cimetière, conformément à ses désirs avec les cérémonies accoutumées en présence de Messieurs Nicolas François Michon, avocat à la cour et au baillage royal de Pont à Mousson, son exécuteur testamentaire, Jean Malgaigne aussi prêtre de ce diocèse chapelain à Dieulouard, Antoine Charlemagne, Dominique Joyeux et Nicolas Nivoy ses neveux qui ont signé avec moi Jean Baptiste Crabouillet prêtre curé de Sainte Croix, officiant au nom de Monsieur Sylvestre prêtre curé d’Essey doyen de Prény et Messieurs les curés ses voisins Michon, Nivoy, Lambeaux Curé de Villers, Charlemagne, Fririon, Nollet curé de Saint Jean et Blénod, Laurent curé de Mamey, C. F. N. Platel curé de Norroy, Voisin curé de Limey, Malgaigne prieur curé de Pagny“. 




Pierre Lanoix est né le 23 juin 1748 à Besançon (actuel Doubs). 

Il est le fils de Claude François Lanoix, secrétaire de l’intendance de Franche Comté et de Jeanne Françoise Thierry Desbordes son épouse.

Pierre, à l’âge de 19 ans, se tourne vers une carrière d’ecclésiastique. 

Il est ordonné prêtre le 29 juillet 1775 et succède à Louis Adam à Vandières. 

En juillet 1790 est proclamé la constitution civile du clergé avec obligation pour ses membres de prêter serment. 

Pierre Lanoix refuse catégoriquement en sachant qu’il risque la prison et la déportation. 

En 1792 les églises sont fermées, l’abbé Lanoix voit le danger arriver et quitte le village après plus de vingt ans aux service des Vandièrois. 

Il se réfugie en Bavière rhénane. 

Il est remplacé par Nicolas Gand, prêtre assermenté. 

En 1802, Napoléon signe un concordat avec le pape Pie VII et rétabli le culte catholique. 

L’abbé Lanoix est de retour à Vandières le 6 messidor de l’an 10 (25 juin 1802). 

Peu à peu le calme revient dans la paroisse et il reprend son ministère jusqu’à sa mort, le 5 octobre 1834 à l’âge de 86 ans. 

"L’an mille huit cent trente quatre le six octobre à quatre heures du soir.  Par devant nous Louis Morel, maire et officier de l’état civil de la commune de Vandières arrondissement de Nancy département de la Meurthe, sont comparus Dominique Belin âgé de trente six ans propriétaire et Nicolas Benoît âgé de trente cinq ans vigneron tous deux domiciliés à Vandières non parent au dénommé ci après, lesquels nous ont déclaré que le jour d’hier cinq du courant à trois heures du soir Pierre Lanoix âgé de quatre vingt six ans et trois mois ancien curé de Vandières où il était domicilié, né à Besançon le vingt trois juin mille sept cent quarante huit fils de défunt Claude Lanoix secrétaire à l’intendance et de Françoise Thierry Desbordes son épouse est décédé en cette commune. 

Sur cette déclaration, nous nous sommes transporté au lieu indiqué où nous avons vu et reconnu le cadavre du prénommé Pierre Lanoix et nous étant en faite rendu à la maison commune, nous avons écrit le présent acte sur les deux registres à ce destinés que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite."