28/06/2026

Passage de troupes

 

Rue de Pont-à-Mousson, à droite la maison Colin au fond la ferme Lorrain

L’éclair de l'est du 27 juin 1912. 


Un groupe de trois batteries du 40ème régiment d’artillerie en garnison à Saint-Mihiel, qu’il avait quitté à minuit est arrivé à Pont-à-Mousson vers 6 heures du matin, où il a stationné, près de la porte de Trey, hors ville. 

De nombreux officiers et canonniers en profitèrent pour monter à Mousson. 

Vers 8 heures et demie, le groupe se dirigeait sur Vandières, où devait se faire le repas, pour rejoindre ensuite Saint-Mihiel. 



Caserne Sénarmont  du 40ème régiment d’artillerie à Saint Mihiel


Nos richesses régionales : la mirabelle

L’est républicain du 18 septembre 1932.  


M. Paul Maujean, président du Syndicat des hôteliers de Nancy, vient d'entreprendre une série d'études sur nos richesses régionales, dans un but de propagande. 

Le premier de ces articles est consacré à la mirabelle. 

Quand au mois d'août, écrit M. Paul Maujean, l'on circule à travers la campagne lorraine, on aperçoit de toutes parts et à perte de vue, une multitude d'arbres moyens, les branches intérieures appesanties par la charge de leurs fruits. Ce sont les mirabelliers. 

On en voit partout, dominant en nombre, en bordure des chemins, dans les champs, dans les vignes, sur les coteaux. dans les vergers entourant les maisons, donnant aux villages lorrains noyés dans la verdure, un charme particulier. 

La récolte du délicieux fruit d'or de ces arbres, que l'on nomme "mirabelle", n'est pas une des moindres ressources du pays. 

Ce fruit lorrain d'essence, indépendamment des délicieuses tartes qu'il donne comme dessert au moment de sa récolte, est mis en conserves par d'importantes conserveries locales dont la réputation est mondiale, mis en confitures par la prévoyante ménagère lorraine songeant à l'absence des fruits pendant la prochaine mauvaise saison, confit, par nos confiseurs réputés de Metz et de Nancy, exporté quand il y en a profusion et enfin distillé sous le contrôle de l'Etat, par les distillateurs et surtout par ses récoltants, qui, à cet effet, lui font subir dans des tonneaux de bois une fermentation préliminaire qui a pour but de transformer en alcool, son sucre naturel.  

La "mirabelle", nom que porte encore cette précieuse distillation, se fait en hiver. Elle est un des travaux d'intérieur, auxquels se livrent les Lorrains quand la neige a recouvert leur sol, sur les semailles d'automne. 

C'est avec beaucoup de soins que les deux stades de cette transformation doive être opérés, et celle-ci rappelle un peu, en attentive surveillance, celle qu'exerçait l'alchimiste au moyen âge, anxieusement, penché sur sa cornue et sur le produit qui pouvait en sortir par le serpentin refroidi. 

En effet, le moindre coup de feu qui accélérerait un seul instant la distillation, doit être évité, si l'on veut garder à cet alcool, toute la subtilité, toute sa saveur divine si comparable au fruit, dont il est en quelque sorte une fidèle quintessence aromatique. 

A la sortie du serpentin, la mirabelle coule comme tous les alcools, ayant l'aspect d'une belle eau de source : de son séjour dans le tonneau de bois où on la garde une ou deux années pour qu'elle se débarrasse de quelques degrés par évaporation naturelle, elle prend une très légère couleur jaune, ce qui n'est pas désagréable à l'oeil et qui rappelle justement la couleur de son fruit. 

La mirabelle reste l'orgueil de celui qui l'a récoltée, distillée. Chacun doit la goûter, et rare est le visiteur qui se retire sans avoir été sollicité de prendre un petit verre et donner son avis. 

En période de distillation, qui coïncide avec celle pendant laquelle on tue le porc et l'on soigne le vin, des maisons sortent des rumeurs significatives et aussi des odeurs sympathiques, signalant ces différents travaux d'hiver. Ils sont généralement suivis de plantureux repas au cours desquels la joie de vivre la plus simple, la plus naïve, se manifeste au milieu des rires provoqués par l'évocation de bonnes histoires d'autrefois. 

De ces traditionnelles agapes on ne sort pas, sans avoir pris le café et une goutte de mirabelle. Celle-ci varie d'importance avec l'âge des convives. On trempe un sucre  à l'intention des vieillards et des enfants. 

Les bons vieux semblent ne pouvoir s'en passer et dernièrement, un centenaire lorrain questionné répondait qu'il devait son âge et sa si belle santé, à son petit verre journalier de mirabelle ! 

Dans les campagnes, il n'est pas rare de tremper une croûte de pain dans de la mirabelle en guise de petit déjeûner, avant de partir au dur labeur des champs.  

Tels sont la mirabelle, fruit particulier de Lorraine, et son alcool qui finit invariablement un bon repas, comme dans notre pays il est coutume d'en faire. 

De sérieuses raisons expliquent cette résistance physique et cet appétit. 

Le Lorrain, d'une solide nature, n'a pas manqué de développer sa force au cours des successifs événements tragiques qu'il n'a cessé de subir depuis des siècles et qu'il a traversés sans faiblir, le coeur et l'esprit aussi fermes que la robuste constitution dont il jouit en général. 





22/06/2026

Nos villages Lorrains Nº184

Je n’ai pas envoyé d’article à temps pour ce numéro. Vous retrouverez histoire de familles dans les numéros suivants avec les familles Ardaillon, Lanciaux, Hatrisse et Ancelin 


Couverture avant Prény - Le puit de la rue Mandeguerre

Couverture arrière Onville - Le quai de la gare


PAGNY-SUR-MOSELLE

184/18 La tactique appliquée au terrain 

184/21 Le second cimetière 

184/28 Un début d’incendie en 1894


PRÉNY

184/03 Nouvelle augmentation du prix de l'eau en 1939

184/28 Bail de Tautecourt en 1912

184/33 Vente de la moitié d’un jardin à arbres en 1685

184/35  Le cri de Prény


ARNAVILLE

184/10 Chronique de la vie Arnavilloise au début du XXe siècle 

184/36 L’entente communale en 1961

184/37 L’équipe des pompiers en 1986


BAYONVILLE

184/07 Charles Bernardin 


ONVILLE

184/28 Une conférence dédiée à l’apiculture en 1898

184/38 Cambriolage à la gare en 1893

184/39 Requête à la compagnie de l’Est en 1900


VANDELAINVILLE

184/05 Réquisitions en guerre


VANDIÈRES

184/28 Cité à l’ordre du régiment 

184/29 La généalogie agnatique ascendante de l’abbé Mamias

184/34 Imposition découlant d’une confiscation 


VILLERS-SOUS-PRÉNY

184/20 La rue de l’église en 1891

184/28 Reconnaissance de fief en 1700


ARRY

184/17 fragment d’un journal intime 


ABONNEMENTS: Chèque postal ou bancaire libellé et adressé a MAISON POUR TOUS

54530 Pagny-sur-Moselle

TARIFS : 5,50 euros le numéro: 42 euros par abonnement postal, 22 euros par distributeurs

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DEPOT LEGAL N° 435 - 3e trimestre 2026 - ISSN 1288-2348


21/06/2026

Mort accidentelle

 

Auberge Tissot à Bouxières-sous-Froidmont

L’espérance courrier de Nancy du 15 mars 1886.
Mort accidentelle.

Le 8 mars, à huit heures du soir, Nicolas Dardaine, âgé de 61 ans, aveugle, vivant de la charité publique, demeurant à Vandières, qui avait passé une partie de la journée dans l’établissement de M. Tissot, aubergiste à Bouxières-sous-Froidmont, pria ce dernier de le laisser se coucher dans son écurie pour y passer la nuit. Tissot y consenti et lui donna de la paille et trois couvertures.
Le lendemain, vers huit heures du matin, étant entré dans son écurie pour y sortir sa voiture, Tissot s’aperçu que Dardaine ne bougeait pas, il le découvrit et constatant qu’il avait cessé de vivre. Son corps était déjà entièrement refroidi.
Le docteur Mall, de Pont-à-Mousson, appelé pour visiter le cadavre, déclara que Dardaine était mort à la suite d’une congestion cérébrale.


François Tissot Rosset est né le 27 mai 1824 à Bouxières-sous-Froidmont.  
Il se marie avec Françoise Vagne (1830-1897) , le 1er mai 1849 dans la même commune. 
En 1872, ils sont aubergistes dans la grand’rue du village. Ils ont 5 enfants vivant sous le même toit, trois filles et deux garçons. 
Le 9 mars à sept heures du matin, François et son fils Justin vont déclarer le décès de Nicolas Dardaine à Jean Claude Noiré, maire de Bouxières. 


Nicolas Dardaine est né le 7 mai 1824 à Vandières. 
Il est le troisième des cinq enfants arrivés à l'âge adulte de Nicolas Dardaine dit le jeune (1791-1871) et de Marie Anne Darmois (1796-1869) son épouse. (sur un total de douze enfants). 
Nicolas Dardaine dit le jeune est vigneron à Vandières. Il a participé à plusieurs campagnes Napoléoniennes au 7ème régiment du génie, ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de Saint Hélène en 1857. 
Il s’est marié avec Marie Anne Darmois en juin 1820. 
Il meurt à Vandières le 22 avril 1871, il était veuf depuis deux ans. 

Nicolas se retrouve seul, ses frères et sœurs étant mariés. Il n’est pas recensé à Vandières en 1891, ni seul, ni chez un membre de sa famille, meme si on peut supposer qu'il avait quand même de l'aide de l'un ou l'autre de ses frères et de la municipalité. 



Café restaurant Tissot en 1919















Le parcours militaire d’un appelé de la classe 1890



Nicolas Alfred Pinot est né le 28 janvier 1870 à Vandières. Son père est mort alors qu’il n’avait que cinq ans. Sa mère, Marie Darmois veuve Pinot, âgée de trente ans se remarie avec Émile Nicolas Honorat. La famille recomposée habite rue de Pagny, les parents, les trois enfants de Marie Darmois et Émile Honorat, seul enfant du nouveau couple né en 1883. 


Nicolas Alfred fait partie de la classe 1890. Il reçoit le matricule 1217. 

Sa fiche matricule contient différentes informations en plus de l’état civil. 

Il mesure 1m72, il a les yeux gris clairs, le visage allongé et le front découvert. Ses cheveux sont châtains. 

Son niveau d’enseignement est de niveau 3. 

Son niveau militaire est exercé. 

Ses capacités lui valent d’être envoyé dans un régiment d’artillerie plutôt que dans l’infanterie. 


13 novembre 1891 : il arrive au 25ème régiment d’artillerie à Chalon-sur-Marne. Son numéro matricule devient le 2692. Il est nommé canonnier conducteur le jour même. 


15 mars 1892 : Il est transféré au 6ème régiment d’artillerie le comme canonnier conducteur muletier. 

25 septembre 1894 : il est envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve avec un certificat de bonne conduite.  


1er novembre 1894 : il passe dans la réserve de l’armée active. 

4 octobre 1897 : il accomplit une première période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie (Nancy) jusqu’au 31 octobre. 

1er octobre 1900 : il accomplit une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie jusqu’au 28 octobre.

1er novembre 1904 : il est passé dans l’armée territoriale. 

17 septembre 1906 : il accomplit une période d’exercice au 6ème bataillon d’artillerie à pied jusqu’au 29 septembre.

1er octobre 1910 : il passe dans la réserve de l’armée territoriale. 


Son devoir militaire devait s’arrêter à cette date mais l’histoire en a décidé autrement. 

Il s’est marié en 1897 avec Barbe Henriette Pauline Drapier. Le couple a déjà quatre enfants nés en 1898, 1900, 1903 et 1908. 


2 août 1914 : il est rappelé à l’activité. Il rejoint le groupe territorial du 6ème bataillon d’artillerie à pied.  

5 mars 1916 : il est transféré au 61ème régiment d’infanterie territoriale, 6ème bataillon, nouvellement créé pour assurer les travaux de défense de Toul mais aussi de Pont-à-Mousson. Il rejoint le camp de bois l’évêque près de Villers-le-sec. 


Camp de bois l'évêque


16 mars 1917 : il passe au 85ème régiment d’infanterie territoriale après la dissolution du 6ème bataillon. 

10 novembre 1917 : il passe au 30ème bataillon de chasseurs à pied. 

17 juillet 1917 : il est détaché comme ouvrier agricole chez monsieur Mazet à Tencin dans l’Isère. 


Je n’ai pas d’informations sur les conditions de son retour à Vandières. Il est libéré le 26 novembre 1918, et a pu  certainement revenir au village avant sa femme et ses enfants évacués vers la Belgique (Sauf Nicolas Alexis son fils aîné, prisonnier des allemands à la roncière à Pagny). 

Il a eu la joie de retrouver tous ces proches en bonne santé après leur retour le 24 janvier 1919. Sa maison n'a pas été endommagée même si elle a été pillée.


Nicolas Alfred a connu trois invasions allemande. Il était bébé lors du passage des prussiens à Vandières le 14 août 1870. On imagine bien ses parents derrière leurs volets fermés, surveillant avec inquiétude le passage de ces soldats. 

Le 2 août 1914, il laisse sa femme et ses quatre enfants derrière lui sachant les allemands a quelques kilomètres. 

En 1940, il ne peut que subir une fois de plus cet occupation, n’ayant pas pu assister à l’enterrement de son fils, Nicolas Alexis, adjudant d’un régiment de tirailleurs marocains, mort à Albi. 


Nicolas Alfred Pinot meurt le 10 juillet 1946 à Vandières à l’âge de 76 ans.

Il était mon arrière grand père maternel. 

13/06/2026

Accident lors d’une course cycliste

 


L’éclair de l’est du 20 août 1912.
Tuée par un bicycliste.
Le dimanche 11 courant, Mlle Thérèse Darmois, âgée de 74 ans, fut, à la sortie des vêpres, renversée par un bicycliste faisant la course Pont-à-Mousson Joeuf, organisée par l’est républicain.
Dans la violence du choc, tous deux furent projetés sur le sol. Mlle Darmois fut relevée sans connaissance. Le docteur Maillard, de Pagny, avisé aussitôt, diagnostiqua une hémorragie cérébrale et la victime de cet accident mourut une heure après.
Quant à l’auteur involontaire de cet accident, il fut arrêté et interrogé par Monsieur le maire de Vandières.


Départ de Joeuf en 1911

L’est républicain du 11 aout 1912. 
LE GRAND PRIX DE JOEUF
Jeudi 15 août 1912
Organisé sous le haut patronage des Municipalités de Joeuf et de Pont-à-Mousson, avec le concours de l’Est Républicain et de l'Echo de Briey.  
C'est donc jeudi prochain que va se courir la grande, épreuve annuelle organisée par le Comité sportif de Joeuf et dénommée Grand prix de Joeuf. 
Cette course qui, comme nous l'avons annoncé, se disputera sur le parcours de Joeuf-Pont-à-Mousson et retour, constitue l'événement sportif le plus important de la saison dans cet arrondissement de Briey qui, depuis quelques années a vu éclore, grandir et prospérer tant de Sociétés sportives. 
C'est avec impatience que les fines pédales de la région industrielle, tous ces jeunes gens aux jarrets solides comme l'acier et le fer qu'ils travaillent, attendent le moment de se mesurer avec les coureurs réputés qui ont déjà fait parvenir leurs engagements. 
Le 15 août nous réserve donc une très belle lutte, franche et loyale entre les « gars » du pays du fer et les citadins de Nancy et d'ailleurs. 
Qui l’importera dans cette joute superbe ?
Il ne nous appartient pas de faire des pronostics qui pourraient fort bien ne pas être justes ; disons seulement que tous les engagés feront preuve de qualités sérieuses.
Le Grand prix cycliste de Joeuf est, en effet, une grande et belle manifestation sportive qui attire et attirera dans cette ville de nombreux coureurs où ils reçoivent le meilleur accueil d'une population enthousiaste. Les années précédentes, le Comité organisateur du Grand prix cycliste de Joeuf , donnait comme premier prix une bicyclette de marque, mais pour cette fois il a décidé de réserver des prix en espèces pour les premiers arrivants. 
Pour donner une idée de l'importance de ces prix, nous en donnons ci-dessous la liste complète : 
Liste des prix 
1er, 200 francs ; 2e, 100 fr. ; 3e, 50 fr. ; 4e, 25 fr. et une médaille de M. Martin du Gard, avoué à Nancy ; 5e, Une plaquette dorée et 10 fr. ; 6e, une plaquette dorée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 7e, un chronomètre et une médaille de bronze de l’Est républicain  ; 8e, une montre et une médaille argentée de l’Echo de Briey ; 9e, un réveille-matin et une médaille de bronze de l’Indépendant  ; 10e, une médaille argentée et un cruchon de Suprême Lorraine ; 11e, un médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 12e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 13e, une médaille argentée et un litre de Lorraine Sportive ; 14e, une médaille breloque vermeil avec un réveille-matin ; 15e, une médaille de bronze doré mat avec un guidon; 16e, une médaille breloque. « Royale Sport », avec une pompe nickelée ; 17e, une médaille breloque , SCNE avec une sacoche ; 18e, une médaille breloque SCNE, avec une clef universelle ; 19e, une médaille breloque SCNE ; 20e, une pompe nickelée. Une médaille vermeil est réservée par M. Lang, au premier coureur d'Homécourt. 
Primes. — à Pont-à-Mousson : au premier 10 francs ; au deuxième, 5 fr. ; 
Au retour à Auboué : Au premier, 10 fr. ; au deuxième, 5 fr. 
Les engagements sont reçus chez M. HOUILLON, à Joeuf. Joindre 2 fr. 
M. Bergmann, industriel à Joeuf, s'intéressant d'une façon exceptionnelle au Grandi prix de Joeuf, réserve un prix de 10 francs au plus jeune arrivant de l'arrondissement de Briey.
La Jeune cycliste mussipontaine apprenant la course cycliste Joeuf-Pont-à-Mousson du 15 août, offre 10 francs au premier coureur de la JCM participant à cette course arrivant premier à Pont-à-Mousson, et 10 francs à celui de ta JCM arrivant premier à Joeuf.


L’est républicain du 15 août 1912. 

Joeuf ~ Pont-à-Mousson ~ Joeuf 
En raison des pluies continuelles que nous avons depuis quelques semaines, on pouvait craindre que cette course n'ait lieu sous des torrents d'eau. Mais fort heureusement tout en restant menaçant, le temps s'est amélioré. Un vent persistant et très fort avait séché les routes qui furent excellentes. 
A midi et demi, le départ fut donné par M Brugnot et 43 coureurs s'élancèrent dans la direction de Pont-à-Mousson. A Mars-la-Tour, Maurice René, de Nancy, fait une chute à un virage et blessé, abandonne la 
course. 
Au contrôle de Pont-à-Mousson, une vingtaine de coureurs arrivent en peloton vers 2 heures et demie et repartent en menant un train d'enfer. A Pagny, le peloton de tête n'est plus que de sept coureurs. A 
Chambley, Ferry, Pahin et Simon ont une avance considérable sur leurs concurrents. 
A 4 heures 22, le peloton de tête arrive à Joeuf. La foule est massée sur le parcours. 
Ferry dérape à 50 mètres de la ligne d'arrivée et reste étendu quelques instants. Le premier moment d'étourdissement passé il se relève et court au but. 
Voici les résultats : 
1er Pahin, de Mandeure (Doubs), sur Peugeot. 
2e Paul Simon, de Nancy. 
3e Ferry, de Nancy ; 4e Ernest Roussel, de Nancy ; 5e Pintini, de Briey ; 6e Charles Essert, de Luxembourg ; 7e Cardin, de Briey ; 8e Briffaut dit Mahomet, de Moutiers ; 9e Pierron, de Nancy ; 10e Léon Caye, de Varangéville ; 11e Morini, d'Homécourt ; 12e Ressort Georges, d'Homécourt; 13e Chellini Angèle, d'Homécourt, etc. 
Une réclamation a été déposée contre Mahomet qui ne se serait pas présenté au contrôle de Pont-à-Mousson, prétendent quelques concurrents. Ainsi, malgré un vent violent qui gêna les coureurs pendant 
la première partie du trajet, ceux-ci n'en ont pas moins mené bon train et le succès de cette épreuve cycliste a été complet. 


La croix du cimetière

 


Monument funéraire des prêtres au cimetière de Vandières 


Texte : O CRUX AVE SPES UNICA (Salut, ô Croix, notre unique espérance)

Après la construction du nouveau cimetière en 1910, l’abbé Mamias a voulu l’installation d’une croix. En I897, lors du décès de l'abbé Maître D’hôtel, le conseil avait laissé gratuitement et à perpétuité une place dans l'ancien cimetière, à l'entrée de l'église.

Le conseil municipal accepte de transférer la concession gratuite et perpétuelle vers le nouveau cimetière, à l'extrémité Est de l’allée principale, en face de la porte d'entrée. C'est donc à cet emplacement que s'élèvera la croix.  

L'abbé Mamias, fusillé par les Allemands en I9I4, repose sous cette croix avec les autres prêtres de la commune. 


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL (1832-1897)


Fernand Louis Marie PEIGNIER (1869-1906)


Jules Pierre MAMIAS (1866-1914)


Charles Rombard (1854-924)


Auguste Jean Baptiste GOBLOT (1831-1917)


Georges Louis Charles PARANT (1899-1981)


François Xavier MAÎTRE D’HÔTEL, Charles ROMBARD,
Georges Louis Charles PARANT, Fernand Louis Marie PEIGNIER

Jules Pierre MAMIAS