01/11/2026

Vente d’une maison en 1872

Rue de l'église

Courrier de la Moselle du 5 mai 1872. 


Etude de Me Dieudonné, notaire à Pont-à-Mousson. 


VASTE MAISON ET DEPENDANCES 


située en la commune de Vandières, canton de Pont-à-Mousson à 5 kilomètres de cette ville 


A vendre par adjudication volontaire. 


Le dimanche 12 mai 1872, à trois heures du soir, en la mairie de Vandières, il sera, par le ministère de Me Dieudonné, notaire à Pont-à-Mousson, procédé à la vente aux enchères de : 


Une maison située à Vandières, rue de Villers-sous-Prény, en face de l’église, entre la rue au nord, le ruisseau au midi, M. Fayon à l’est et une ruelle à l’ouest, composée de belles caves voûtées. 


Au rez-de-chaussée, sur la rue de Villers, d’une grande chambre avec cabinet ensuite, et une autre chambre sur le jardin, corridor traversant toute la maison , à droite, engrangements, écuries très spacieuses prenant aussi sortie sur la ruelle. 

Au premier étage, de plusieurs chambres, cabinets, grenier fermé au-dessus du tout, de vastes greniers à grains et à fourrages. 

Derrière, jardin potager et fruitier avec terrasse. 

Ensuite remise et bougerie prenant sortie sur le ruisseau de Trey qui longe la propriété. 


Cette maison peut convenir à toute espèce de commerce, au milieu d’un pays riche et commerçant et par sa proximité des gares de Pagny et de Pont-à-Mousson. 

Mise à prix 12,000 fr. 

Pour tous renseignements, s’adresser à Me Dieudonné, notaire. 



Bougerie (Lorraine) : pièce destinée au rangement de divers objets, mais aussi les cuves pour la vendange et les pressoirs. 

La halte de Vandières ne sera ouverte qu’en 1879.


La maison voisine est occupée par Nicolas Fayon (1796-1879) célibataire, sa nièce Catherine Fayon (1817-1900) et les deux enfants qu’elle a eu avec Martin Boudat (1833-1884). Martin vivant à Paris où il est mort en 1884. 


Le notaire Charles Nicolas Dieudonné sera au cœur d’une fraude importante en 1874. Cela fera l’objet d’un prochain récit. 

Du Chemin de fer de Metz à Frouard.

 

Deuxième gare de Metz

Le courrier de la Moselle du 21 janvier 1836. 


Nous lisons dans un journal ordinairement bien instruit, qu'une compagnie, déjà formée pour l’exploitation d’un chemin de fer maintenant en construction, est en négociation ouverte avec le gouvernement, pour se charger, sans concurrence , de l'entreprise des cinq grandes lignes qui doivent traverser la France du sud au nord et de l’est à l’ouest. 

On sait qu’une de ces lignes doit unir Paris à Strasbourg avec embranchement sur Metz. Ce serait donc un grand bonheur pour l’industrie de notre pays que la réussite des négociations dont parle le journal en question. Nous supposons, toutefois, que les conditions posées par les concessionnaires ne seraient pas de nature à. paralyser le mouvement que l’établissement des chemins de fer doit nécessairement imprimer à nos relations commerciales et de transport. 

Si, comme on l'assure, le gouvernement a l’intention de suivre, pour la mise à exécution de ces immenses travaux, le mode en usage aux Etats-Unis, c’est-à-dire, de se rendre actionnaire dans les entreprises de chemins de fer en prenant pour son compte un certain nombre d’actions, l’occasion qui se présente est favorable. Nous ne croyons pas qu’il la laisse échapper pour peu qu'il tienne, plus que par le passé, à réaliser ses promesses. 

De celte manière , en effet, les fonds de l’état ne seraient engagés que pour une assez faible part; et l’action du gouvernement dans chaque société d’exploitation, pourrait toujours être assez puissante pour obtenir, aux conditions les moins onéreuses, le rachat ou la prompte extinction des droits des concessionnaires. Il y a donc pour le pays tout à gagner à voir employer ce mode d’association entre le gouvernement et des sociétés particulières. 

On s’imagine difficilement quelle activité, quelle prospérité prodigieuse résulteraient pour notre département l’existence de pareilles voies de communication. On se persuade difficilement qu’il soit possible de nous transporter à Nancy en moins de 2 heures, à Strasbourg en 6 heures, à Paris en 12 heures! C’est que dans notre France, où ii n'existe encore qu’une quarantaine de lieues de chemins de fer, nous n’avons pu, généralement, vérifier de nos yeux cette vitesse de 8 lieues à l’heure qui nous étonne si fort. 

Dans quelques années, il faut l’espérer, le moins fortuné des hommes du peuple pourra , avec sécurité et sans fatigue , traverser la France en trois fois moins de temps que n’en mettait Napoléon il y a vingt ans, et que n'en met aujourd’hui le voyageur le plus favorisé de la fortune. Dans quelques années, notre roulage, aujourd'hui soi-disant accéléré et pourtant si lent, transportera les marchandises du commerce avec une vitesse de cinq lieues à l’heure. 

C’est la ce que nous devons attendre de l’établissement des chemins de fer; c’est la ce qui a lieu aux Etats-Unis et en Angleterre. Celle rapidité de transport, de communications, l’économie qui en résulte expliquent en partie la puissance commerciale, industrielle et financière de ces deux nations. Mais aussi, les Etats-Unis comptent 51 chemins de fer et l’Angleterre 55, tandis que la France n’a vu encore s'ouvrir chez elle, depuis dix ans, que 4 rail-ways, destinés à mettre en relation des villes très peu distantes l’une de l’autre. 

La prospérité de ces entreprises est telle en Angleterre , que les actions de la plupart d’entre elles ont acquis une valeur considérable, si on la compare à leur valeur primitive. Ainsi , l’action du chemin de Liverpool à Manchester, qui n'était que de 2,400 fr., vaut aujourd’hui 5,280 fr. ; celle du chemin de great-western , émise à 120 fr., se vend 420 fr., etc. Il est vrai qu'une entreprise, celle-du chemin de Londres à Southampton, a vu diminuer la valeur de ses actions d’environ 16 pour cent ; mais c’est la seule qui soit dans ce cas. 

Si le chemin de fer de Paris à Strasbourg s’effectue, on estime qu'il coûtera, sur une longueur développée de 74 lieues, environ 60 millions; c’est-à-dire plus de dix fois la dépense que nécessiterait une route royale ordinaire de même longueur. Quant a l’embranchement de Metz à Frouard, au-dessus du confluent de la Meurthe et de la Moselle, il nécessiterait, sur un développement de près de 12 lieues, une dépense proportionnellement moins considérable que celle de la ligne principale. Ce chemin d’embranchement serait à deux voies et large à son couronnement d’environ 22 pieds. 

Le projet que nous trouvons dans les Mémoires de l'académie de Metz donne quelques chiffres importants sur la fréquentation présumée du chemin de fer de Metz à Frouard. L'auteur, M. Lejoindre, ingénieur des ponts et chaussées, qui est en position de puiser aux sources les plus certaines, et qui a dû se livrer à des observations précises et répétées pour établir son travail, évalue à 350 le nombre des voyageurs et à 210,000 kilogrammes le poids des marchandises qui pourraient être journellement transportés par le chemin de fer dans l’état actuel des relations commerciales. Il fait observer avec raison que ces relations seraient promptement et considérablement augmentées par l’exécution même du chemin de fer, et par l’amélioration de la navigation de fa Moselle. 

L’embranchement de Metz à Frouard, suivant le projet dont nous venons de parler, parait être conçu de manière à mettre en relation directe les points principaux de la contrée qu’il traverse: cela seul en fait l'éloge. Il partirait de la porte du Saulcy, traverserait l’île, sur un pont, la digue de Wadrineau. De là, se dirigeant sur la rive gauche de la Moselle , il passerait à Longeville, Moulins, Ars, Ancy, Novéant, Arnaville, Pagny. Vandières et Pont-à-Mousson , qu’il viendrait pour ainsi dire toucher à l’embranchement des routes de Metz à Nancy et à Saint-Dizier. Suivant constamment ensuite l'espace d’entre la Moselle et la route de Metz à Nancy, il passerait au-dessous de chacun des villages que traverse celle route et viendrait rejoindre la ligne de Paris à Strasbourg, près du pont de Frouard. 


Dans l’intérêt de la France et dans celui de la liberté, nous faisons des vœux bien ardents pour voir se réaliser le plus promptement possible de pareils projets; persuadés que nous sommes qu’avec un surcroit de prospérité et de civilisation, une liberté plus grande ou mieux entendue viendrait enfin récompenser le peuple île ses longs sacrifices. Tout ce qui rapproche les hommes, tout ce qui augmente leurs relations, leurs communications, la diffusion des lumières et de la fortune sert la cause que nous servons nous-mêmes. A ses 16 mille lieues de route royales et départementales, à ses 900 lieues de canaux, que la France se hâte donc d’ajouter encore une pareille étendue de voies vicinales et de chemins de fer. Les habitants des points les plus opposés du sol échangeront alors leurs idées, eu quelques instants, pour ainsi dire; et aucun privilège, aucun monopole, aucun despotisme n’échappera aux mille mailles du réseau dont la main laborieuse de l’industrie aura, dans une autre pensée, enveloppé la France. 



5 lieues à l’heure : 20 kilomètres heure

8 lieues à l’heure : 32 kilomètres heure

16 000 lieues : 71 000 kilomètres 

900 lieues : 3600 kilomètres 


La digue de Wadrineau a été construite sur la Moselle entre la l’île du Saulcy et le ban Saint Martin pour rabattre l’eau vers le chenal du centre-Ville après le changement de lit de la rivière. 

Les trois première gare de Metz resteront à l’extérieur des remparts sur le même emplacement.


Emplacements des trois premières gares de Metz








18/10/2026

Présentation Emile Martin

La nouvelle vient de tomber, nos villages lorrains vient de publier son dernier numéro. 
La revue tire sa reverence après 45 ans et 185 numéros publiés. 

Vous pourrez lire sur ce blog  le récit de la vie d’Emile Simon Martin qui était prévu dans le prochain numéro de nos villages lorrains. 
D’autres histoires de famille seront publiées ultérieurement, des inédits et des anciens parus depuis le numéro 166 de la revue. 

Je publie aussi le premier numéro, dont la mise en page a été améliorée mais en restant conforme à l’original. NVL 1



Émile Martin , Madeleine Masson et leurs deux premières filles vers 1885

 

En l’honneur du millionième rapatrié.


Le républicain lorrain du 2 juin 1945.
 


 A l'occasion du millionième rapatriement Metz avait organisé hier à 19 heures, une émouvante cérémonie. Dès 18 heures la foule s'était massée devant la gare. Un détachement du 146e R.I. avec son drapeau, une section des troupes républicaines de sécurité et un groupe de M. P. rendaient les honneurs. 

MM. Rebourset, préfet de la Moselle, le général Dody, Hocquard maire de Metz, Kuster, secrétaire général pour la police, le colonel Thouvenin commandant d'armes, Mgr Heintz et de nombreuses personnalités civiles et militaires étaient présents. 

A leur arrivée, le général Dody et M. Rebourset s'inclinèrent devant les drapeaux français et américain. 

Puis la longue file des rapatriés sortit de la gare et vint s'aligner, face aux troupes. Des applaudissements crépitèrent. Le drapeau fut hissé tandis que retentissaient les hymnes nationaux. 

M. le Préfet salua ensuite les rapatriés leur souhaitant un heureux retour dans leurs foyers. 

De charmantes Lorraines costumées passèrent dans les rangs des rapatriés, leur distribuant avec des fleurs et des cigarettes, un numéro du Républicain Lorrain en souvenir de leur passage à Metz. Les personnalités vinrent saluer les heureux rentrants puis ceux-ci passèrent sur le quai, où les attendaient, avant le départ, quelques friandises et un quart de vin servi par les dames de la Croix-Rouge. 




Quelques chiffres :

Le 12 juin 1945, 1 400 000 prisonniers rapatriés en deux mois et demi. 

Les 9 et 10 juin, 14 626 rapatriés dont pratiquement 3000 sont arrivés au Bourget par avion. 

Le 27 mai 1945, 1500 avions de transport et bombardiers sont utilisés pour le rapatriement de 36000 personnes journellement.  


Aux prisonniers s’ajoutent les réfugiés de retour de leur exil dans le sud du pays. 

Fin mai, il arrive chaque jour 1500 à 2000 réfugiés en gare de Metz.

Ceux arrivés avant 18 heures sont reconduits à leur domicile avec leurs bagages. 

Les autres sont conduits en camion au centre d’accueil Jeanne d’Arc. Nombreux sont ceux qui refusent et préfèrent rester en gare où ils passent la nuit dans de conditions peu confortables. 

Des infirmières de la croix rouge leur assurent le ravitaillement jusqu’au lendemain ou des camions les amènent jusqu’à leur commune d’origine. 


Parmi tous ces rapatriés figure mon grand père Jean Lavaux, envoyé à Mannheim pour le STO puis emprisonné avec plusieurs de ces compagnons, après dénonciation pour détention d’une radio TSF. 

Il arrive à Pagny-sur-Moselle le 19 avril 1945 où il retrouve ses parents après 22 mois de "vacances" comme il le disait souvent. 

Parmi les réfugiés figurent mes arrières grands-parents, Jules Étienne Boebion et Marie Irma Cottenet. Habitant à Guénéstroff à côté de Dieuze, il ont choisi de quitter leur maison et de tout laisser en novembre 1940. Arrivés à Lyon le 21 novembre, ils ont été dirigés vers le Tarn et Garonne. 









11/10/2026

Monographie de Vandières 1888


J’ai commencé un nouvel article pour la revue nos villages lorrains consacré à Émile Martin, instituteur et directeur de l’école de Vandières de 1887 à 1913.   

Le 8 août 1888, il terminait la rédaction de la monographie communale pour l'exposition universelle de Paris de 1889. Il y détaille l’histoire, les lieux, les monuments, l’agriculture du village dans un recueil de 24 pages. 


J’y ai ajouté quelques photographies colorisées et quelques informations sur les personnes citées. 

J’ai publié la généalogie de la famille Fririon dans le Nº168 de nos villages lorrains mais aussi les histoires de familles de Joseph Mathias Fririon et de François Nicolas Fririon. 

Monographie 

Généalogie Fririon 

Joseph Mathias Fririon

François Nicolas Fririon


incendie d’une sacristie


 


Le Messin du 5 janvier 1927. 


Un incendie s’est déclaré dans la sacristie de l’église de Vandières près de Pont-à-Mousson. C’est un tuyau de poêle qui traversait des poutres de la toiture qui a enflammé ses poutres. La toiture de la sacristie s’est effondrée, causant des dégâts importants.

L’église a été préservée, ce qui est heureux, car elle est classée comme monument historique. Les dégâts sont couverts par une assurance.

05/10/2026

Nos villages lorrains Nº185



Arry

Couverture avant PAGNY-SUR-MOSELLE - La maison Parison (août 2020)


Couverture arrière ARRY - La croix à l’entrée du village (juillet 2014)


PAGNY-SUR-MOSELLE

185/03 La maison Parison

185/20 Un concert au profit des victimes de Toulon


PRÉNY

185/16 Démission de biens en 1685 

185/22 Juillet 1963 au conseil municipal 


ARNAVILLE

185/19 La distillation de 1978

185/21 La sainte Barbe 1988

185/24 Période 1940-1941-1942 


BAYONVILLE

185/18 La dévastatrice gelée de mai 1902

185/20 Un mécanicien recherché


ONVILLE

185/20 Promotion chez les cheminots

185/37 L’abbé Émile Brion


VANDELAINVILLE

185/13 Le nouveau cimetière 

185/20 Arrestation au village 


VANDIÈRES

185/11 Histoire d’une maison Ast et d’un terrain 

185/32 Eugène Albert Hatrisse

185/38 Une vive satisfaction en 1816


VILLERS-SOUS-PRÉNY

185/17 Vente d’une vigne en 1685

185/20 Vente d’une métairie en 1814


ARRY

184/39 Une pension de retraite accordée en 1880


ABONNEMENTS: Chèque postal ou bancaire libellé et adressé a MAISON POUR TOUS

54530 Pagny-sur-Moselle

TARIFS : 5,50 euros le numéro: 42 euros par abonnement postal, 22 euros par distributeurs

FONDATEUR/ÉDITEUR « MAISON POUR TOUS » 11E Rue de la victoire 

54510 Pagny-sur-Moselle

IMPRIMEUR Régie industrielle des établissements pénitentiaires - 77000 Melun

DEPOT LEGAL N° 435 - 4e trimestre 2026 - ISSN 1288-2348