Affichage des articles dont le libellé est Histoires de famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoires de famille. Afficher tous les articles

06/06/2026

Partage de documents


Je vous propose de consulter les documents que j’ai réalisé concernant le trajet des hommes de Vandières ayant participé à la première guerre mondiale par régiment.   

Histoire de famille 26ème bataillon de chasseurs à pied Document

Histoire de famille 167ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 168ème régiment d’infanterie Document 

Histoire de famille 169ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 153ème régiment d’infanterie Document

N’hésitez pas à me laisser vos avis.

Pour le respect du travail effectué, je vous demande de ne pas copier les documents sans mon accord. 

Mort à Cayenne

Entrée de l'hopital militaire à Cayenne

L’est républicain du 15 mai 1898. 

M. François Hugo, capitaine d’infanterie de marine, vient de mourir à Cayenne (Guyane française). 
La mère de ce jeune officier, originaire de Metz, habite Pagny-sur-Moselle, et sa sœur habite Vandières. 
François Hugo est né à Marly (Moselle) le 17 novembre 1859. 

Acte de décès de François Hugo

Aujourd’hui vingt sept avril mille huit cent quatre vingt dix huit , à huit heures et demie du matin, par devant nous François Antoine Fernand Saniti, adjoint remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Cayenne, par délégation du titulaire, ont comparu Messieurs Paul Joseph Le Camus, âgé de 27 ans, commis aux entrées et Luce Dominique Casabianca, âgé de 33 ans, agent comptable de l’hôpital militaire, tous deux voisins du lieu du décès, domiciliés en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Monsieur Francois Hugo, âgé de 38 ans, Capitaine d’infanterie de Marine, demeurant actuellement à Cayenne, né à Marly département de la Moselle, fils de Francois Joseph Hugo et de victoire Bertrand, sans autres renseignements est décédé hier, à six heures six minutes du soir, à l’hôpital militaire de cette ville, ce dont nous nous sommes assurés. Et les témoins ont signé avec nous le présent acte, par triplicata, après lecture faite.
Officiers d’infanterie coloniale 

Il est le fils de François Joseph Hugo, employé de chemin de fer, et de Victoire Bertrand. 
Ses parents ont choisi la nationalité française en 1872 après leur installation à Pagny-sur-Moselle. 
Sa sœur, Victoire Catherine est née le 3 mai 1865 à Metz. 
En 1881, tous les quatre habitent rue du paquis à Pagny-sur-Moselle. 
François Joseph meurt à son domicile le 22 mai 1889 à l’âge de 58 ans. 
Victoire, sa veuve meurt à l’hôpital Saint Julien de Nancy le 29 août 1912 à l’âge de 76 ans. 
Victoire Catherine se marie à Pagny-sur-Moselle le 2 février 1886 avec François Pinot. 
François Pinot est né à Vandières le 1er octobre 1861et exerce le métier de boulanger, rue de l’église. 
François fait le pain et Victoire tient l’épicerie du village. 
Le couple aura deux fils, morts a seulement quelques jours. 

Boulangerie Pinot, rue de l'église


François vend sa boulangerie à Emilien Moissette vers 1910. 
Il fait construire une maison à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson et de la rue de la gare.


Maison de François Pinot

En 1899, le couple prend en charge Camille Pinot, neveu de François, devenu orphelin après le décès de son père par noyade dans la moselle. Il aidera son oncle à la boulangerie puis deviendra comptable. 

François Pinot est élu maire en janvier 1922 à la suite d’Octave Belin, démissionnaire. 
Il aura la difficile tâche de gérer la commune pendant l’occupation allemande de 1914 à 1918. Il sera pris comme otage par l’occupant ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de vermeil des victimes de l’invasion pour les souffrances qu’il a enduré pendant ces quatre années d’occupation durant lesquelles il a servi au mieux l’intérêt de ses concitoyens. 

Il meurt à son domicile le 16 février 1929 à l’âge de 67 ans. 
Victoire Catherine meurt en 1947 à l’âge de 81 ans. 


Monument aux morts de Pagny-sur-Moselle
Où figure le nom du capitaine Hugo


16/05/2026

Mariage triple



Le républicain lorrain du 11 avril 1947.

Trois sœurs se marient le même jour à Pagny-sur-Moselle.
Le mariage de Mlles Jeanne, Annick, et Madeleine Kériel avec MM. Jean et Pierre Lorrain et M. Colin, a été célébré jeudi au milieu d’une nombreuse assistance. Des ingénieurs et directeurs des sociétés industrielles, M. Junch, maire de Frouard, représentait la chambre syndicale des constructeurs de l’Est, sont venus témoigner à Monsieur Kériel, leurs marques de sympathie.
Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul, ami de Monsieur Kériel, prononça un long et émouvant discours et donna la bénédiction aux jeunes époux. Nous renouvelons à ces derniers nos meilleurs vœux de bonheur.


Victor Kériel est né en 1888 à Landernau (Finistère). Il se marie en mai 1914 dans la même ville avec Marie Scour. Elle est née en 1893. 

Victor est rappelé à l’activité le 1er août 1914. Il est fait prisonnier à Maubeuge (Nord) le 7 septembre 1914 et passe toute la durée de la guerre au camp de Friedrichfeld. 
Il retrouve le sol français début décembre 1918 et viens habiter à Nancy. Il exerce la profession d’ingénieur électricien quand il vient prendre un nouveau poste à la compagnie Lorraine de lampes électriques de Pagny-sur-Moselle en 1925. Il en prendra la tête rapidement. 
Le couple a cinq enfants nés à Landernau. 
Yvonne née le 19 mars 1915 deviendra religieuse. 
Magdeleine Marie née le 7 septembre 1919 épousera Paul Collin, né en 1916 à Vézelise. 
Maurice né le 13 juin 1921 se mariera en septembre 1947 à Quimper (Finistère) avec Georgette Griffon. 
Jeanne née le 11 janvier 1923 épousera Jean Marie Joseph Eugène Lorrain, né en 1919 à Vandières. 
Anne Louise Annick née le 14 juin 1925 épousera Pierre Lorrain, né en 1923 à Vandières. 

Victor est décoré de la légion d’honneur en juillet 1953 à Charny où il a pris sa retraite. 
Victor meurt à Charny Bras-sur-Meuse (Meuse) le 17 février 1977 à l’âge de 88ans. Sa veuve meurt un mois plus tard à Verdun. 


Jean Marie Joseph Eugène et Pierre sont deux des six enfants de Jean Marie Joseph Émile Lorrain et Marie Claire Hélène Noiré.
Il se sont mariés en 1914 à Bouxières-sous-Froidmont où est née Marie Claire Hélène en 1892. 
Le marié est né en 1887 à Vittonville. Le couple s’installe à Vandières rue de Pont-à-Mousson. 
Le 2 août 1914, il rejoint le 168ème régiment d’infanterie à Toul. Il est blessé à l’œil par un éclat d’obus le 25 septembre 1915 à Saint-Thomas (Marne). Après plusieurs semaines d’hôpital, il est reformé en février 1916. 
Il est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre en mars 1916: "très bon soldat, gardé au front depuis le début de la campagne, s’est toujours fait admirer par son entrain et sa bravoure. Blessé grièvement en entraînant vigoureusement ses hommes à l’avant le 25 septembre 1915". 

Après la guerre, il retrouve sa ferme gravement endommagée.  
Son épouse et leur première fille, Jeanne Marie Madeleine née en février 1915, reviennent de Belgique en février 1919. Elles avaient été évacuées par les allemands en septembre 1918 à l’arrivée de l’armée américaine. 
Jeanne Marie Madeleine se mariera en 1943 avec Marcel Moissette qui décédera sur le territoire de la commune de Vandières le 4 septembre 1944, tué lors d’une attaque de son groupe de FFI contre les allemands. 
Jean Marie Joseph Eugène, né en décembre 1919 est un des mariés de 1947. 
André, né en septembre 1921 se marie à Limey- Remenauville la même année avec Marie Camille Lehalle. 
Pierre, né en mai 1923 est un des mariés de 1947.
Paul, né en mai 1925 deviendra prêtre. 
Jeanne, née en avril 1929 sera une des victimes de la libération de 1944. Elle sera tuée le 10 septembre 1944 lors de l’explosion d’un obus dans la cour de la ferme de ses parents. 

ferme Lorrain en 1919



09/05/2026

Vente après décès



Courrier de la Moselle du 9 avril 1867. 

Étude de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson.

Vente mobilier après décès à Vandières.

Commune à 4 kilomètres des stations de Pont-à-Mousson et de Pagny-sur-Moselle. 

Domicile de Madame Veuve Noisette.

Le lundi 15 avril 1867, et jours suivants, neuf heures du matin, il sera procédé, par le ministère de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson, à la vente, aux enchères publics, d’un mobilier important, de vin, comprenant :

145 hectolitres de vin, récolte  de 1865.

205 hectolitres de vin, récolte de 1866.

400 bouteilles de vin de diverses récoltes.

50 hectolitres de blé. 

16 hectolitres d’avoine.

Au comptant pour les vins et les denrées. Crédit jusqu’au 11 novembre 1867 pour le mobilier.

Ordre de la vente : le 15 avril et jours suivants, on vendra le mobilier.

Le 16 avril, à une heure après-midi, on vendra les vins et denrées 


Marguerite Belin, veuve de Jean Baptiste Noisette est décédée le 28 mars 1867 à Vandières. 

Le décès est déclaré par ses deux neveux, Pierre Dominique Belin et Victor Belin, tous deux cultivateurs à Vandières. 


Marguerite est née le 1er janvier 1799 à Vandières, du mariage de Jean Baptiste Belin et Marie Christine François.

Elle s’est mariée dans sa commune avec Jean Baptiste Noisette le 12 mars 1823.

Le marié est né le 22 septembre 1798 à Martincourt. 

Le couple n’a pas eu d’enfants.

Au moment de son décès, Marguerite est veuve depuis un an. 


25/04/2026

Le certificat d’études primaires de 1940

 


L’est républicain du 11 juin 1940. 


Examen du certificat d'études primaires élémentaires - Première circonscription de Nancy 

Inspection de l'enseignement du premier degré 


L'examen du certificat d'études primaires élémentaires aura lieu, en ce qui concerne la première circonscription d'inspection de Nancy (M. Mennessier. inspecteur), le samedi 15 juin prochain. 

Les épreuves se dérouleront en une seule journée et dans de multiples centres. Elles commenceront à 7 h. 30 pour se terminer vers midi 15, sauf interruptions nécessitant la reprise de l'examen l'après-midi. Voici la liste des centres d'examen avec l'indication des écoles dépendant de ces centres : 


Centre de l'école de garçons de Vandières : 

écoles de Vandières, Pagny, Prény, Villers-sous-Prény et Norroy-les-Pont-à-Mousson. 




Malgré le contexte de guerre et les combats, l’examen a été maintenu. 

Les résultats n’ont été communiqué qu’en octobre 1940. 



L’écho de Nancy du 10 octobre 1940. 


Résultats du certificat d'études primaires. 


Centre de Vandières : 45 élèves présentés ; 45 reçus. 

Ce sont :


Pagny-sur-Moselle.  

Garçons : Barth Lucien, Bertin Henri, Boudat René, Coffion Roger, Gaudart Georges, Giron André, Magnette René, Masson Jean, Mougel René, Mourez Louis,Nicolas André, Paul Jean, Pérez Henri, Richert Roger, Robinet Pierre, Sophron Robert, Sophron Martial,Grosjean. 

Filles : Bello Georgette, Bouleur Lucienne, Collet Simone, Gabriel Anne-Marie, Henry Madeleine, Navel Jacqueline, Payen Jeannine, Picaro Ginette,  Pierrot M-Antoinette, Tournier Andrée. 


Vandières : Bergerot Gilbert, Baudier Paul, Didot Roger, Hatrisse Robert, Kalèche Roland, Rouyer Paul, Bertrand M-Rose, Canel Renée, Mangenot Lucienne. 


Norroy-les-Pont-à-Mousson : Hocquart Gilberte, Naudin Renée, Savelano Paulette. 


Villers-sous-Prény : Lehalle Georges, Baudot Paulette, Heymonet Anne-Marie. 


Prény:  Parachini Rose-Marie, Pastor Solange. 




Fête de la Sainte Cécile, patronne de la musique et des musiciens.

 

Sainte Cécile 1959

L’éclair de l’est du 26 novembre 1929.


La Chorale Saint Jean de Vandières, en union étroite avec sa voisine, la Chorale A.D.O. de Norroy, vient à nouveau d‛affirmer sa vitalité de façon intéressante. 

Après avoir rehaussé dans les deux paroisses, l’éclat des cérémonies célébrées le 11 novembre, à la mémoire des morts de La guerre, en mêlant leurs beaux chants à la voix des orgues et au son des cuivres des sapeurs-pompiers (à Norroy ensuite devant le monument commémoratif, elles ont dignement fêté leur patronne, sainte Cécile, dimanche dernier : chants en l'honneur de la sainte martyre, et le soir, à Vandières. séance récréative (trois comédies, chants, monologues et orchestre à cordes). Le groupe des hommes, jeunes gens et enfants avait invité, pour la circonstance, le groupe des jeunes filles de Vandières et celui des hommes, da- 

mes, jeunes gens et  jeunes filles de Norroy, et avait accueilli quelques chanteurs et chanteuses de Prény.

Plusieurs de ses membres avaient pris part, auparavant, comme anciens combattants, au vin d'honneur à Norroy et au banquet à Vandières, le 11 novembre encore.

Sincères félicitations et vifs encouragements.



Photo tirée du numéro 48 de 1992 de Nos Villages Lorrains : Sainte Cécile 1959 devant l’église on trouve :


Au 1er rang: Françoise BAUDIER, Monique BAUDIER, Michelle PADROUTTE, Thérèse DOUET.

Au 2ème rang : Monique FEVRE, Antoinette THIRIET, Jeanne BAUDIER, Elisabeth VIANT, Thérèse BOUDAT.

Au 3ème rang: François PINOT, Joseph BAUDIER, Marc BAUDIER, Bernard BAUDIER.

Au 4ème rang : Edouard BOUDAT, André POST, Gilbert BERGEROT, Paul BAUDIER.



La famille Baudier est originaire de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse où elle installée depuis au moins le milieu du 18ème siècle. 

Une partie jeunes gens de cette photographie sont les enfants de deux couples, deux frères ayant épousé deux sœurs :


Pierre Joseph Baudier (1890-1959), cultivateur et Marie Elise Pinot (1892-1977). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 30 ans et elle a 28 ans. Marie Elise est née à Vandières et fait partie de la famille la plus importante du village depuis plusieurs siècles. 

Il est aussi organiste de l’église de Vandières.  


Georges Léon Michel Baudier (1896-1943), instituteur et Marie Angelique Pinot (1899-1968). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 25 ans et elle a 22 ans.

Il a longtemps enseigné à Atton. 

Les deux frères ont combattu pendant la première guerre mondiale dans différents régiments d’artillerie lourde. 


Les deux mariées sont les filles d’Édouard Louis Pinot (1863-1899) et Marie Elise Pinot (1868-1944). 

Édouard Louis est mort dans un accident de voiture à cheval entre Pagny et Vandières. Il perdit connaissance et fut ramené à son domicile mais mourut quelques jours après l’accident. Ses filles étaient alors âgées de 6 ans pour l’aînée et de 6 semaines pour la cadette. 

Les deux mariés sont les fils d’Emile Baudier (1862-1939), vigneron et Catherine Rosine Baudier (1860-?) demeurant à Mont-sous-les-Côtes. 

La famille Baudier a toujours été très investie dans la vie catholique de Vandières. 


Françoise Marie Claire (née en 1937) est devenue religieuse        

Anne Marie (1922-2015) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Germaine Marie Alice (1926-2013) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Jeanne Marie Marguerite (née en 1929)

Marc Marie Gérard (1935-2023)

Bernard Marie Joseph (né en 1932)

Sont les enfants de Pierre Joseph Baudier


Paul Émile Joseph (1927-2017)

Monique Alice (1934-2014)

Sont les enfants de Georges Léon Michel Baudier. 


François Marie Adrien Pinot (1932-2011) a épousé Jeanne Marie Marguerite Baudier. 




18/04/2026

Notre village détruit 11


 




  • Cette ferme se situait rue Saint Pierre et Raugraff (rue Saint Pierre).   
  • Elle était certainement occupée par Pierre Velfringer (1848-1926 ) cultivateur et Marie Anormy (1853-1933) son épouse et leurs six enfants. Originaires de Moselle, ils sont venus s’installer à Vandières en 1882 après leur mariage. 
  • Elle a été reconstruite après la guerre.
  • Aujourd’hui on la trouverais au Nº1 de la rue Saint Pierre.













De Vandières à San Francisco




Extrait du registre des actes de l’État civil année 1867 - F. 6
ème - Nº10. 

Du lundi dix huitième jour du mois de février mil huit cent soixante sept à midi.

Acte de décès de Alexis Liébaut, ancien militaire, chevalier de la Légion d’honneur, résident temporairement à San Francisco, y est décédé le seize février mil huit cent soixante sept à deux heures quinze minutes du matin, âgé de 65 ans passés, né le 6 juillet 1801 à Vandières (Meurthe). 

Sur la déclaration à nous faite par MM. Francois Ami Borel, négociant, âgé de 43 ans, demeurant à San Francisco et Louis Debraux, courtier, âgé de 55 ans demeurant à San Francisco.

Qui ont signé après lecture faite.

Signé F.A. Borel - L Debraux.

Constaté par nous, Charles Ferdinand De Cazotte consul de France à San Francisco, officier de l’ordre impérial de la Légion d’honneur, faisant fonction d’officier de l’État civil.

Signé Cazotte.

Pour extrait conforme.

San Francisco le 20 février 1867.

Le Chancelier

Signé F. Belcourt

Vu pour l’égalisation de la signature apposée d’autre part de M. F. Belcourt, chancelier de ce consulat.

Le consul de France

Signé Cazotte

Paris le 31 juillet 1867.

Vu au ministère des affaires étrangères

Pour le sous directeur chef de la chancellerie

Signé Dubois

Pour copie certifié conforme à l’extrait

Vandières le trente décembre mil huit cent soixante sept

Le maire de Vandières 

Dominique Pinot


Alexis Liébaut est né le 17 messidor de l’an neuf de la république (6 juillet 1801) à six heures du soir. 

Son père François, vigneron s’est marié à Vandières en juin 1783 avec Marguerite Couriaux.

Les témoins de la naissance sont Alexis Thiery le jeune, meunier âgé de vingt deux ans et Catherine François, épouse au citoyen Jean Grandidier, commerçant, âgée de trente sept ans, tout deux domiciliés audit Vandières. Les deux témoins ont signé, le père à déclaré ne pas savoir écrire. 

La naissance est constatée par Pierre Dardaine, maire de la commune faisant les fonctions d’officier public de l’état civil.  


En 1854, Alexis, sergent au 45ème régiment d’infanterie, prend sa retraite après 31 ans, 6 mois et 26 jours de service.


Hôtel El Dorado avant dernier bâtiment à droite 

En 1862, il habite à San Francisco, 16ème rue, il habite l’hôtel El Dorado. Adélie Liébaut habite avec lui, il a pu se marier aux états unis, je n’ai pas trouvé de mariage en France. Il est enregistré comme propriétaire, mais sans plus de précisions. 

En 1864, il est présent aux célébrations du 15 août organisées par l’importante communauté française de la ville. 

Il restera en californie jusqu’à son décès. 


Le constitutionnel du 2 octobre 1864. 

Nous trouvons dans l'Echo du Pacifique les intéressants détails qui suivent, sur la célébration de la fête du 15 août à San-Francisco : Jamais la population française de San Francisco n'avait montré tant d'élan qu'hier. A la voix de son représentant qui l'avait invitée à une messe solennelle en l'honneur de Sa Majesté l'Empereur Napoléon III, elle s'était levée en masse et était accourue. Certes, depuis treize ans nous avons assisté à bien des fêtes françaises en Californie, mais, nous ne craignons pas de le dire, aucune, à notre avis, n'avait été si complète que celle-ci. Tous les éléments de notre nationalité, quels qu'ils soient, avaient voulu être représentés là. On se pressait, on s'entassait dans l'église Notre- Dame-des-Victoires, mais tous n'avaient pu y trouver place, et dehors il y avait peut-être plus de monde encore. L'intérieur de l'église, préparé pour la circonstance, offrait un coup-d'œil magnifique. L'autel, tout couvert de fleurs, tout entouré de guirlandes de lauriers, abrité par deux immenses drapeaux tricolores, était admirablement paré. Au-dessus, la couronne impériale, placée sur un coussin de velours vert, était soutenue par deux aigles qui, avec des foudres, tenaient dans leurs serres le grand-cordon de la Légion-d'Honneur, orné d'une croix avec ces mots : Honneur et Patrie. Des deux côtés, les pilastres de l'autel étaient surmontés de médaillons supportant des aigles d'or, ayant au centre des N couronnés et dans l'exergue desquels on lisait, à droite : Bien protège la France, à gauche: Domine, salvum fat Napoleonem. Un détachement de quarante marins appartenant à l'équipage du transport le Rhin, en ce moment sur rade, est arrivé et s'est aligné dans l'allée du centre. M. Cottin, commandant de ce bâtiment, suivi d'une partie de ses officiers, passant dans la haie formée par ses hommes, est allé prendre place en avant, sur un siège réservé à côté de celui où bientôt après M. de Cazotte est venu s'asseoir. Les officiers de marine avaient, à droite, une banquette spéciale. Le consul de France, en grand uniforme, portant, avec la croix de la Légion-d'Honneur, plusieurs ordres étrangers, et entre autres la croix de commandeur de l'ordre royal et distingué de Charles III, dont il a été récemment honoré, est entré, suivi de M. Ceruti, consul de S. M. le roi d'Italie, en grande tenue; de M. Forest, chancelier du consulat de France; de M. Huant, capitaine des sapeurs-pompiers français, et des officiers de cette compagnie. Tous ont pris place dans des sièges réservés en avant de l'autel. La belle Compagnie Lafayette qui, pour la première fois depuis onze ans qu'elle existe, avait voulu assister à cette fête en l'honneur de l'Empereur, et qui, pour honorer notre consul, son président, avait été le chercher chez lui et l'avait escorté en entrant dans l'église, a ouvert ses rangs, une ligne est allée occuper l'allée de droite, l'autre celle de gauche : ses sapeurs, ses porte-drapeaux se sont rangés sur les marches de l'autel et ses officiers dans une banquette à gauche disposée à cet effet. La messe commençait en ce moment ; le père Auger, curé de Sonora , officiait. Il a dit quelques belles et nobles paroles à la fin de son sermon en l'honneur de « celui qui dirige » actuellement les destinées de la patrie et » dont la fête , pour preuve que Dieu protège la France, a précisément lieu le jour de la fête de la mère de Dieu fait homme. L'orgue était remplacé par un orchestre puissant et complet, sous l'habile direction de M. Evans, et il va sans dire que cette messe a été chantée avec une solennité et un ensemble parfaits. Là, dans cette église où tant de jeunesse s'entassait, nous avons vu avec bonheur quelques vétérans du premier empire : le bon vieux M. Alexandre, avec ses 78 ans, portant la médaille de bronze de Sainte-Hélène; l’honorable M. Alexis Liébaut, ancien sous-officier, chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, âgé de près de trois quarts de siècles; d'autres encore dont les noms nous échappent ou nous sont inconnus. C'était une belle et grande manifestation. La joie était sur tous les visages, et la population américaine était représentée là par des centaines de ses concitoyens. Le port de San-Francisco avait aussi un air de fête; les nombreux navires français à l'ancre ou amarrés aux wharfs avaient déployé tous leurs drapeaux. Le coup d'œil était remarquablement gai au wharf Vallejo, où plusieurs navires sont réunis, et au large, dans la direction du navire de guerre le Rhin. Plusieurs drapeaux étrangers, parmi lesquels celui-d'Italie, avaient été hissés en cette occasion. A l'heure où nous mettons sous presse, les salons de M. de Cazotte, à South-Park, contiennent une partie de l'élite de notre population , invitée par notre consul et empressée de répondre à son appel. 



Louis Debraux est mort le 2 mai 1869 à l’hôpital français à l’âge de 59 ans il exerçait le métier de greffier.  

François Ami Borel était vendeur chez  Michelssen, Brown & Co sur Harlan place. 

Charles De Cazotte, consul de France avait ses bureaux sur Jackson street et habitait South Park. 

Jules Belcourt, chancelier du consulat de France habitait au consulat sur Jackson street. 

Wharfs: ponton