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05/09/2026

Morts en Crimée

Soldat d’infanterie français 

La guerre de Crimée (1853-1856) est un conflit important du XIXe siècle opposant l'Empire russe à une coalition formée par l'Empire ottoman, la France, le Royaume-Uni et le royaume Sarde. Elle débute en octobre 1853, principalement à cause des tensions sur le contrôle des lieux saints en Palestine et des ambitions russes sur les territoires ottomans.

  • Octobre 1853 : Début des hostilités avec la bataille de Sinop, où la flotte russe détruit une flotte ottomane.
  • Mars 1854 : La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie.
  • Septembre 1854 : Débarquement des forces alliées en Crimée.
  • Octobre 1854 : Bataille d'Alma, victoire alliée.
  • Octobre 1854 - septembre 1855 : Siège de Sébastopol, siège long et meurtrier.
  • Septembre 1855 : Prise de Sébastopol par les alliés.
  • Mars 1856 : Signature du traité de Paris, mettant fin à la guerre.

Cette guerre est notable pour ses innovations militaires (usage du télégraphe, ambulance moderne, fusils à culasse, canons rayés…) et l’apport du chemin de fer en matière de logistique. 

C’est aussi la première guerre photographiée. 

Environ 100 000 français sont morts durant ce conflit, dont les trois quarts de maladies (choléra, scorbut, typhus, dysenterie…)


1: Sébastopol - 2 : Kamiesch



Trois soldats originaires de Vandières ont participé à la guerre de Crimée :


Jean Pierre MUNIER, né le 29 avril 1832, fils de Jean Pierre MUNIER et Marie Anne COURIAUX.  

Fusilier à la 3ème compagnie du 1er bataillon du 28ème régiment d’infanterie de ligne. 

Entré à l’ambulance de la cinquième division militaire devant Sébastopol le 20 janvier 1855. 

Mort le 24 janvier 1855 par suite de dysenterie. 


Louis SIMARD, né le 25 novembre 1833, fils de Claude SIMARD et Marguerite PINOT. 

Fusilier à la 8ème compagnie du 2ème bataillon du 62ème régiment d’infanterie de ligne.

Entré à l’ambulance du camp de Maslak le 1er mai 1855.

Mort le 5 mai 1855 par suite de choléra. 


Nicolas MUNIER, né le 23 août 1815, fils de Charles François MUNIER et Marguerite CAILLOT. 

Lieutenant du 6ème régiment d’infanterie légère basé en Algérie. 

Arrivé à Kamiesch le 9 novembre 1855. Retour de Crimée le 21 juin 1856. 

Chevalier de la légion d’honneur le 28 août 1858. 

Mort le 18 mars 1861 à l’hôpital militaire d’Oran, très certainement de maladie. 



15/08/2026

Le vin de Vandières


 En 1893, on pouvais trouver à la page des annonces publicitaires du progrès de l'est, une annonce des docks Nancéiens mettant en avant les vins en vente, notamment les vins de Vandières mais aussi de Domgermain et Viterne (secteur de Toul). 

Le docks de Nancy 

Armand Auguste Edmond Chambay était placier en vins pour la Société Nancéienne d’Alimentation (SANAL).
En 1906, il habite rue des jardiniers à Nancy avec son épouse et leur fils.
Il est né en 1843 à Duneau (Sarthe), sa femme Mathilde Souchu est née à Sceaux (Seine) en 1847.
Mathilde Honorine meurt à Nancy en 1911 à l’âge de 63 ans.
Armand Auguste Edmond Chambay, ancien négociant en vin et vétéran de 1870 est mort en 1919 au Breil-sur-Mérize (Sarthe).

Leur fils Georges Auguste, né en 1885 à Nancy, se suicide le 6 août 1914 à Eulmont alors qu’il est soldat au 37ème régiment d’infanterie.
Le premier août 1914, le regiment avait quitté la caserne Landremont à Nancy pour assurer la défense d’Eulmont et Montenoy.


Nécrologie dans le journal de la Meurthe et des Vosges du 9 août 1914.

La première victime de la guerre à Nancy, est notre distingué concitoyen Georges Chambay, le jeune peintre décorateur si avantageusement connu, et qui a peint quelques-uns des beaux décors de la Passion.

Georges Chambay, réserviste au 37ême de ligne, avait rejoint son corps dès la mobilisation ; il a été tué le premier jour des hostilités.Il n'avait pas encore 30 ans.

Nous prions Mme Chambay. sa veuve, et MM. Armand Chambay et Gabillet d'agréer nos plus vives sympathies dans le deuil cruel qui les frappe.


Georges Auguste était peintre décorateur de talent pour le théâtre. Il a aussi enseigné à l’école nationale supérieure d’art de Nancy.
Il était marié à Madeleine Louise Marguerite Gabillet depuis 1911 avec qui il avait une petite fille née en février 1914.
 
Affiche publicitaire réalisée par Georges Auguste Chambay

Nancy illustré du 1er janvier 1913. 
Dans une rue silencieuse, au fond d'un élégant jardinet, se trouvent les ateliers de décoration du bon peintre
Chambay.
Tout jeune encore, plein d'ardeur et de belle vaillance, M. Chambay est tout à ses décors de théâtre, à ses gracieuses maquettes, à ses délicieuses mises en scène.
Et sur un mur blanc, flamboyante en ses multicolorations, apparait la magnifique affiche illustrée qui va porter le nom de Nancy-Thermal à travers le monde entier.
Son ciel vaporeux et sombre, d'un bleu foncé qui laisse apercevoir la grande piscine populaire..., et puis, comme sortie d'un jet puissant des tréfonds du sol lorrain, une nymphe toute radieuse jaillit du sein des eaux glauques.
D'autre côté, c'est la perspective élégante du grand établissement thermal, c'est Nancy, aimable déesse qui contemple tout l'ensemble et qui lance la triomphante banderole-appel des Thermes nouveaux. Au-dessus, se détachant nettement d'un fond pourpre, émaillé de croix de Lorraine d'or, voici les armes de Nancy au milieu de palmes entrelacées d'un effet très décoratif.
Cette composition superbe, qui fait le plus grand honneur au jeune artiste, sera placardée sous peu, et Nancy Illustré sera heureux de le reproduire au verso de sa couverture, qui lui est réservé, d'ores et déjà.


Après le décès de son épouse, Armand Chambay et sa belle fille gèrent la vente des vins jusqu’à la fin de la guerre.

En 1919 Madeleine Gabillet veuve Chambay met en vente des décors de théâtre de son défunt mari avant de quitter Nancy pour se remarier. Armand retourne dans sa région natale.







02/08/2026

Une famille face à la guerre. Famille Fayon

 


Henri Fayon est né le 13 août 1859 à Vandières.

Il est le fils de François Fayon, propriétaire à Vandières et Madelaine Durand. Le couple s’est marié le 9 janvier 1855 à Pagny sur Moselle, ville d’origine de Madelaine. 


Henri épouse Eugénie Petitjean à Vandières le 6 février 1889. Elle habite Prény où elle est née le 15 mai 1854. 

Le couple a deux enfants, Marie Joséphine née en 1891 et Joseph Émile né en 1892. 

A la veille de la guerre, ils habitent rue de Pagny. Émile aide son père à la culture des vignes et sa sœur est repasseuse. 


Émile effectue son service militaire au 79ème régiment d’infanterie à Nancy quand la mobilisation est proclamée. 


Henri, sa femme et sa fille se retrouvent bloqués en zone occupée par les allemands. 

Le 27 septembre 1914, il est arrêté et conduit comme otage par l’occupant à Pagny sur Moselle en même temps que l’abbé Mamias et que François Durand, eux aussi habitants de Vandières. 

Il seront fusillés le 29 septembre dans un verger de Bayonville. Trois commis agricoles seront leurs compagnons d’infortune. 

Eugénie Petitjean, sa veuve, meurt le 11 avril 1917 à l’âge de 63 ans et sa fille la rejoint quelques mois plus tard, le 9 décembre 1917, elle n’a que 26 ans. 


Lors de son retour à Vandières après quatre années de présence au front, Joseph Émile Fayon a la douleur d’apprendre que toute sa famille a trouvé la mort.

Il a participé à toutes les batailles depuis août 1914 à Morhange jusqu’à l’Aisne en 1918 en passant par la Belgique et les Vosges. 

Il fait preuve de bravoure à de nombreuses reprises ce qui lui vaut d’être décoré de la croix de guerre, de la médaille militaire puis de la légion d’honneur en 1957. 

Blessé à deux reprises, il apprend la signature de l’armistice depuis l’hôpital militaire où il est en convalescence. 

Il reprend peu à peu une vie normale à Vandières où il se marie en 1920 avec Marie Marguerite Pinot qui lui donnera deux enfants. Ils vivent rue nationale jusqu’en 1971, année du décès d’Émile. 


Henri Fayon a été décoré de le légion d’honneur à titre posthume et l’ancienne rue de la cour a été rebaptisée rue Henri Fayon. 








20/07/2026

Un canard qui sera célèbre

 

Rue de Pagny . Maison Belin à gauche 

Le progrès de l’est du 14 juillet 1895.

Coup de couteau.

Marie Simard, femme Belin, était allée chercher un canard dans la maison de Marie Anormy, femme Velfringer, et l’avait emporté chez elle. L’ayant appris, la femme Anormy se rendit chez la femme Simard et lui réclama le canard. La femme Simard prétendait que le canard lui appartenait :« il est à moi ! » disaient à la fois les deux femmes, et l’on tiraillait le volatile qui n’en pouvait plus.

Tout à coup, la femme Simard, changeant d’arguments, saisit un balai, et fit pleuvoir une grêle de coups sur la tête de la femme Velfringer qui riposta.

Quand elles furent à bout de forces, les deux combattantes se séparèrent. Mais en rentrant chez elle, la femme Velfringer s’aperçu que, dans la rixe, et avait reçu un coup de couteau à l’aine. Elle manda aussitôt un médecin, qui jugea la blessure peu grave.

La gendarmerie a ouvert une enquête. Interrogée, la femme Simard a déclaré qu’elle ne s’était servi que d’un balai et que la femme Velfringer devait s’être portée elle-même un coup de couteau pour aggraver les blessures. 


Le progrès de l’est du 21 juillet 1895.

À propos de canards. 

Nous avons raconté dans un de nos derniers numéro le dissentiment survenu entre Madame Belin, née Simard, et Madame Velfringer, qui était venue lui réclamer un canard. Monsieur Velfringer nous écrit à ce sujet que Madame Velfringer est restée à peine deux minutes chez Madame Belin, que celle-ci n’a pas voulu l’entendre, qu’elle ne s’est pas vengée lorsque son adversaire s’est précipitée sur elle et l’a frappée d’un couteau.

Monsieur Velfringer ajoute qu’il n’est pas exact que sa femme ne se soit aperçu du coup de couteau qu’en rentrant chez elle, attendu que le sang a coulé abondamment dès qu’elle est arrivée sur le seuil de Madame Belin. Il termine en disant que cette dernière s’est vantée d’avoir donné non seulement les coups de balai mais aussi des coups de pied plus qu’on n’en désirait.

On se rappelle qu’interrogée par la gendarmerie, Madame Belin a déclaré ne s’être servi que d’un balai.


Le progrès de l’est du 28 juillet 1895. 

Un canard qui sera célèbre.

Madame Velfringer, demeurant à Vandières, s’étant aperçue qu’un de ses canards avait disparu, soupçonna la femme Belin de le lui avoir volé. Elle s’en alla chez sa voisine et réclama son canard. «Je ne l’ai point», dit la femme Belin. Mais Madame Velfringer lançait sur le troupeau de canard de sa voisine des regards inquisiteurs : « le voilà», dit-elle. Un canard s’était approché.

Déjà Madame Velfringer se baissait pour le ramasser. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. La femme Belin sauta sur Madame Velfringer, et une lutte commença, lutte que Madame Velfringer raconte au tribunal avec des gestes épiques : « elle me prend à la gorge, je lui tire les oreilles, elle me gifle, je la claque, enfin, monsieur le président, nous ressemblions à deux coqs. » Quand elle fut fatiguée de se battre, la femme Belin ordonna à madame Velfringer de quitter la maison. L’autre hésitait. Pour achever de la décider, la femme Belin pris son balai et commença à caresser les épaules de son adversaire.

Une nouvelle lutte s’engagea.

Quels coups furent portés ? On ne le sait. Toujours est-il que, un quart d’heure après, les témoins constatèrent que Madame Velfringer avait été frappée à la cuisse d’un coup de couteau.

La femme Belin interrogée, se donne de bons renseignements en fait de probité et d’honnêteté. «On a rien à dire sur moi, pas plus que sur mes ancêtres», dit-elle d’une voix solennelle.

Le tribunal, en égard à cette brillante généalogie, ne condamne la prévenue qu’à 50 francs d’amende et deux mois de prison avec sursis pour la peine corporelle.


1-maison Belin.      2- maison Velfringer. 

Les protagonistes de la cette affaire de canard. 


Pierre Velfringer est né le 29 juin 1848 à Garche (Moselle),il est marié avec Marie Anormy depuis 1892. 

Marie est née le 26 mai 1853 à Koenigsmacker (Moselle). Pierre est l’un des nombreux propriétaires cultivateurs du village. 

On trouve le couple à Vandières depuis leur mariage, rue Saint Pierre et Raugraff. Ils auront 7 enfants nés à Vandières entre 1883 et 1899. 


Léonie Hortense Simard est née le 24 novembre 1871 à Vandières. Elle s’est mariée avec Émile François Belin en 1889. Lui aussi est né à Vandières, le 12 octobre 1860. Le couple habite rue de Pagny à l’angle avec la rue Saint Pierre.  Ils auront 5 enfants nés entre 1889 et 1912. 


Personne ne sait si le canard a été interrogé ni ce qu’il est devenu. 



04/07/2026

Méfait stupide

Maison Thouvenot / Boucherie Munier


Le messin du 3 décembre 1902. 

La gendarmerie de Pagny-sur-Moselle a ouvert une enquête concernant un acte de vandalisme commis ces jours derniers sur la voie publique à Vandières. Monsieur Thouvenot, tonnelier et indicateur des vins à Vandières, avait chargé trois voitures de vin, qui stationnèrent toute la nuit dans la rue pour être, au matin, conduite en gare de Pagny-sur-Moselle. Un malfaiteur en profitant pour faire, avec une mèche, un trou dans l’un de ces fûts, qui se vida. Heureusement, un habitant de l’endroit, monsieur Fayon, s’en aperçut et boucha le trou avec une cheville. Mais déjà 400 litres de vin environ avaient coulé et inondaient le sol. Une enquête est ouverte sur ce méfait stupide.



René Théophile Thouvenot est né le 18 janvier 1868 à Vandières. Il est le fils de Jean Alfred Thouvenot, charron et de Françoise Dalbin son épouse. La famille Thouvenot habite route de Pagny à côté du café du centre. Leur premier fils, Marie Alfred né en 1867 deviendra militaire et terminera au grade de colonel d’artillerie. 

René Théophile prends la suite de son père comme charron. Il se marie en 1891 à Norroy avec Elise Joséphine Tribout. Le couple a un seul enfant, Marie Gaston né en 1894 à Vandières. 

La famille Thouvenot quitte Vandières pour Nancy après la première guerre mondiale. 

Gaston s’est marié en 1920 et dirige avec son père une fabrique de chaussures rue du Montet à Nancy. 

René meurt des suites d’un accident de voiture à l’hôpital de Poitiers en 1931. 

Gaston meurt en 1986 à Nancy à l’âge de 92 ans. 









21/06/2026

Mort accidentelle

 

Auberge Tissot à Bouxières-sous-Froidmont

L’espérance courrier de Nancy du 15 mars 1886.
Mort accidentelle.

Le 8 mars, à huit heures du soir, Nicolas Dardaine, âgé de 61 ans, aveugle, vivant de la charité publique, demeurant à Vandières, qui avait passé une partie de la journée dans l’établissement de M. Tissot, aubergiste à Bouxières-sous-Froidmont, pria ce dernier de le laisser se coucher dans son écurie pour y passer la nuit. Tissot y consenti et lui donna de la paille et trois couvertures.
Le lendemain, vers huit heures du matin, étant entré dans son écurie pour y sortir sa voiture, Tissot s’aperçu que Dardaine ne bougeait pas, il le découvrit et constatant qu’il avait cessé de vivre. Son corps était déjà entièrement refroidi.
Le docteur Mall, de Pont-à-Mousson, appelé pour visiter le cadavre, déclara que Dardaine était mort à la suite d’une congestion cérébrale.


François Tissot Rosset est né le 27 mai 1824 à Bouxières-sous-Froidmont.  
Il se marie avec Françoise Vagne (1830-1897) , le 1er mai 1849 dans la même commune. 
En 1872, ils sont aubergistes dans la grand’rue du village. Ils ont 5 enfants vivant sous le même toit, trois filles et deux garçons. 
Le 9 mars à sept heures du matin, François et son fils Justin vont déclarer le décès de Nicolas Dardaine à Jean Claude Noiré, maire de Bouxières. 


Nicolas Dardaine est né le 7 mai 1824 à Vandières. 
Il est le troisième des cinq enfants arrivés à l'âge adulte de Nicolas Dardaine dit le jeune (1791-1871) et de Marie Anne Darmois (1796-1869) son épouse. (sur un total de douze enfants). 
Nicolas Dardaine dit le jeune est vigneron à Vandières. Il a participé à plusieurs campagnes Napoléoniennes au 7ème régiment du génie, ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de Saint Hélène en 1857. 
Il s’est marié avec Marie Anne Darmois en juin 1820. 
Il meurt à Vandières le 22 avril 1871, il était veuf depuis deux ans. 

Nicolas se retrouve seul, ses frères et sœurs étant mariés. Il n’est pas recensé à Vandières en 1891, ni seul, ni chez un membre de sa famille, meme si on peut supposer qu'il avait quand même de l'aide de l'un ou l'autre de ses frères et de la municipalité. 



Café restaurant Tissot en 1919















Le parcours militaire d’un appelé de la classe 1890



Nicolas Alfred Pinot est né le 28 janvier 1870 à Vandières. Son père est mort alors qu’il n’avait que cinq ans. Sa mère, Marie Darmois veuve Pinot, âgée de trente ans se remarie avec Émile Nicolas Honorat. La famille recomposée habite rue de Pagny, les parents, les trois enfants de Marie Darmois et Émile Honorat, seul enfant du nouveau couple né en 1883. 


Nicolas Alfred fait partie de la classe 1890. Il reçoit le matricule 1217. 

Sa fiche matricule contient différentes informations en plus de l’état civil. 

Il mesure 1m72, il a les yeux gris clairs, le visage allongé et le front découvert. Ses cheveux sont châtains. 

Son niveau d’enseignement est de niveau 3. 

Son niveau militaire est exercé. 

Ses capacités lui valent d’être envoyé dans un régiment d’artillerie plutôt que dans l’infanterie. 


13 novembre 1891 : il arrive au 25ème régiment d’artillerie à Chalon-sur-Marne. Son numéro matricule devient le 2692. Il est nommé canonnier conducteur le jour même. 


15 mars 1892 : Il est transféré au 6ème régiment d’artillerie le comme canonnier conducteur muletier. 

25 septembre 1894 : il est envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve avec un certificat de bonne conduite.  


1er novembre 1894 : il passe dans la réserve de l’armée active. 

4 octobre 1897 : il accomplit une première période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie (Nancy) jusqu’au 31 octobre. 

1er octobre 1900 : il accomplit une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie jusqu’au 28 octobre.

1er novembre 1904 : il est passé dans l’armée territoriale. 

17 septembre 1906 : il accomplit une période d’exercice au 6ème bataillon d’artillerie à pied jusqu’au 29 septembre.

1er octobre 1910 : il passe dans la réserve de l’armée territoriale. 


Son devoir militaire devait s’arrêter à cette date mais l’histoire en a décidé autrement. 

Il s’est marié en 1897 avec Barbe Henriette Pauline Drapier. Le couple a déjà quatre enfants nés en 1898, 1900, 1903 et 1908. 


2 août 1914 : il est rappelé à l’activité. Il rejoint le groupe territorial du 6ème bataillon d’artillerie à pied.  

5 mars 1916 : il est transféré au 61ème régiment d’infanterie territoriale, 6ème bataillon, nouvellement créé pour assurer les travaux de défense de Toul mais aussi de Pont-à-Mousson. Il rejoint le camp de bois l’évêque près de Villey-le-sec. 


Camp de bois l'évêque


16 mars 1917 : il passe au 85ème régiment d’infanterie territoriale après la dissolution du 6ème bataillon. 


17 juillet 1917 : il est détaché comme ouvrier agricole chez monsieur Mazet à Tencin dans l’Isère. 


Je n’ai pas d’informations sur les conditions de son retour à Vandières. Il est libéré le 26 novembre 1918, et a pu  certainement revenir au village avant sa femme et ses enfants évacués vers la Belgique (Sauf Nicolas Alexis son fils aîné, prisonnier des allemands à la roncière à Pagny). 

Il a eu la joie de retrouver tous ces proches en bonne santé après leur retour le 24 janvier 1919. Sa maison n'a pas été endommagée même si elle a été pillée.


Nicolas Alfred a connu trois invasions allemande. Il était bébé lors du passage des prussiens à Vandières le 14 août 1870. On imagine bien ses parents derrière leurs volets fermés, surveillant avec inquiétude le passage de ces soldats. 

Le 2 août 1914, il laisse sa femme et ses quatre enfants derrière lui sachant les allemands a quelques kilomètres. 

En 1940, il ne peut que subir une fois de plus cet occupation, n’ayant pas pu assister à l’enterrement de son fils, Nicolas Alexis, adjudant d’un régiment de tirailleurs marocains, mort à Albi. 


Nicolas Alfred Pinot meurt le 10 juillet 1946 à Vandières à l’âge de 76 ans.

Il était mon arrière grand père maternel.