Affichage des articles dont le libellé est Histoires de famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoires de famille. Afficher tous les articles

17/01/2026

Vente Alfred Louis Chapelier

En haut de la rue Saint Pierre la maison Chapelier


Le progrès de la Côte-d’Or du 3 avril 1921.

Maître Mairet, notaire à Dijon, 14 rue Pasteur. Maître Bernard, notaire en la même ville, 36 bis rue Pasteur. Maître Fidel, notaire à Pont-à-Mousson, et Maître Giet, avoué à Dijon, 19 rue amiral Roussin.
À vendre 
aux enchères publiques et sur licitation 
divers immeubles en nature de maison, houblonnière, vigne, jardin, verger et terres située sur les communes de Vandières et de Vittonville (Meurthe-et-Moselle).

L’adjudication aura lieu le mardi 26 avril 1921, à 2 heures de l’après midi, en la mairie de Vandières, par le ministère de Maître Fidel, notaire à Pont-à-Mousson, commis à cet effet.
Exécution d’un jugement rendu par le tribunal civil de première instance de Dijon, le 31 janvier 1921, enregistré :
À la requête de :
1° M. Chapelier Alfred Louis, cafetier limonadier, demeurant à Dijon, 10 boulevard Sévigné.
2° Monsieur Gouthière Joseph, Coiffeur, demeurant à Dijon, 21 place Darcy, agissant en qualité de subrogé-tuteur des mineures Marie-Louise et Paulette Chapelier, issues du mariage de Chapelier Alfred Louis, prénommé, avec Tourel Aline, son épouse, décédée.
3° Monsieur Pinart Raymond, employé de commerce, demeurant à Noisy-le-Sec, 7 rue de la gare, agissant en qualité d’administrateur datif de la quotité disponible des biens laissés par ladite dame Chapelier Tourel, et par elle léguée à ses deux filles mineures prénommées.
Ayant Maître GILLET pour avoué.
En présence de lui dûment appelé de M.  Aimé Rouyer, propriétaire, demeurant à Vandières (Meurthe-et-Moselle), prise en qualité de subrogé tuteur ad hoc des mineurs chapelier, susnommé.
Il sera procédé, le mardi 26 avril 1921, à deux heures de l’après-midi, en la mairie de Vandières, par le ministère de Maître Fidel, notaire à Pont-à-Mousson, commis à cet effet, à la vente aux enchères publiques et sur licitation, des immeubles dépendants de la communauté Chapelier-Tourel, dont la désignation suit et sur les mises à prix ci-après :
Désignations.
Commune de Vandières 
1er lot. ~ Maison au village de Vandières, rue Saint-Pierre, avec jardin derrière, de 2 ares environ, joignant Honorat et Henriot, section H, nº 271 P.
Mise à prix, 4000 fr.

2ème lot. ~ «En Châtillon» houblonnière, section E, nº 375, de 13 ares 12 centiares, joignant Meunier-Jullières et Jullières. 
Mise à prix 200 fr.

3ème lot. ~ «En Charmot» houblonnière, section E, nº 820, de 3 ares, joignant Compas François et veuve Thirion.
Mise à prix 40 fr.

4ème lot. ~ «Les Hautes Bornes» houblonnière, section D, nº 115, de 1 are 90 centiares, joignant Durand et Darmois-Beurotte. 
Mise à prix 5 fr.

5ème lot. ~ «En Châtillon» houblonnière, de 19 ares 90 centiares, joignant Dardaine et Beurotte-Hirsch. 
Mise à prix 100 fr.

6ème lot. ~ «Derrière la Maison» rue emmerdante , jardin de 4 ares, joignant Pinot Édouard et François Padroutte. 
Mise à prix 600 fr.

7ème lot. ~ «Au Fond des Eaux» section E, nº 1047 p, verger de 4 ares, joignant la commune et Alexandre. 
Mise à prix 100 fr.

8ème lot. ~ «Les Montants de l’Arrêt», section D, nº 341, vigne de 3 ares, joignant Drapier Eugène et Le sentier. 
Mise à prix 20 fr.

9ème lot. ~ «A la Vigne des Terres», section D, nº 283, de 2 ares 62 centiares, joignant Padroutte François et Chapelier, Norroy. 
Mise à prix 10 fr.

10ème lot. ~ «En Charmot» vigne de 3 ares, joignant Henri Compas et Thiébaud.
Mise à prix 10 fr.

11ème lot. ~ «Au Champ Lahire», vigne, section E, nº 1062, de 2 ares 55 centiares, joignant Fayon Alfred et Durand. 
Mise à prix 10 fr.

12ème lot. ~ «Au Champ Lahire», vigne, section E, nº 1338 et 1347, de 2 ares 62 centiares, joignant Lemoine - Darmois Louis.
Mise à prix 10 fr.

13ème lot. ~ «Au Champ Lahire», vigne, section E, nº 1074, de 1 ares 90 centiares, joignant Emile Pinot et veuve Lhuillier. 
Mise à prix 10 fr.

14ème lot. ~ «A la Pechère», section E, nº 1093 et 1096, vigne de 2 ares 81 centiares, Pinot Édouard et Darmois Husson.
Mise à prix 100 fr.
15ème lot. ~ «A la Vigne du Bas», section E, nº 1281 p, vigne de 3 ares 15 centiares, joignant Pinot Édouard et Gustave Pinot.
Mise à prix 200 fr.

16ème lot. ~ «Au Champ Salmon ou à la Plante», section D, nº 627 p, vigne de 7 ares 25 centiares, joignant Pinot Édouard et Caye Ardaillon.
Mise à prix 200 fr.

17ème lot. ~ «En Charmot», section E, nº 870, vigne de 3 ares 20 centiares, joignant Chapelier Jules et Maurice. 
Mise à prix 10 fr.

18ème lot. ~ «A la Bergerie», section H, nº 490, vigne de 1 ares 50 centiares, joignant Darmois Auguste et Ardaillon. 
Mise à prix 5 fr.

19ème lot. ~ «A la Côte de Pan», section E, nº 1161, vigne de 1 ares 90 centiares, joignant Poirot Édouard et Meunier Nicolas. 
Mise à prix 5 fr.

20ème lot. ~ «Les Lambantes», section D, nº 263 p, vigne de 2 ares 10 centiares, joignant Chapelier Nicolas et Édouard Lorrain. 
Mise à prix 5 fr.

21ème lot. ~ «Au Cul d’Oie», vigne de 5 ares 25 centiares, joignant Dardaine Nicolas et Lemoine Eugène. 
Mise à prix 50 fr.

22ème lot. ~ «A la Péchère», vigne de 23 ares, joignant Poirot Édouard et Nicolas Meunier. 
Mise à prix 5 fr.

Commune de Vittonville 

23ème lot. ~ «A la Penotte», section B, nº39 p, pré de 10 ares 30 centiares, joignant Lorrain et Husson Émile. 
Mise à prix 300 fr.

L’adjudication aura lieu en outre aux clauses et conditions du cahier des charges dressé par Maître Fidel, notaire à Pont-à-Mousson, en l’étude duquel il était posé et où l’on peut en prendre communication.

Cadastre de Vandières parcelle 271


Généalogie famille Chapelier







Notre village détruit 8


 


  • Ce café se situait rue de la gare (rue du port). 
  • Il était géré par Pierre Grébil (1866-     ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle tiendra un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.  
  • Il a été reconstruit dans le même style avec un étage en plus. 
  • Aujourd’hui on le trouverait au Nº12 de la rue du port. 









10/01/2026

Notre village détruit 7


 

  • Cette maison se situait à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson (rue Charles de Gaulle) et de la rue Magot (rue Saint Jean). 
  • Elle était occupée par Marie Jean Émile Lamy (1863-1931) cultivateur, Jeanne Marie Lucie Rouyer (1872-1965) son épouse et leurs trois enfants.
  • Elle a été reconstruite avec les matériaux d’après guerre (briques et poutres métal).
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº57 de la rue Charles de Gaulle.





20/12/2025

Tentatives de vols

Rue de la gare

L’est républicain du 19 mai 1890. 

La nuit dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans la cave de M. B. marchand de vin près de la halte du chemin de fer, en forçant la porte. Ils ont dérobé du vin et des liqueurs. Après cet exploit, ils se sont rendus chez un autre marchand de vin, et ont pénétré dans la cave en procédant de la même manière. On ne sait pas encore exactement ce qu’ils ont emporté. 

Ensuite, ils se sont dirigés vers la halte. Là, ils ont cassé un carreau, puis, pénétrant dans la salle des billets, ils cherchèrent la caisse, mais la distributrice avait eu soin de l’emporter dans son appartement. 

Furieux de leur déconvenue, ils se retirèrent, non sans chercher à causer des dégâts, de plus , ils fermèrent le disque avancé de la halte, en manœuvrant le levier, ce qui fit arrêter le premier train de marchandises. 

Plaintes ont été portées à la gendarmerie de Pagny sur Moselle. Le brigadier s’est rendu ce matin sur les lieux pour procéder à l’enquête. Espérons que les coupables ne tarderont pas à être livrés à la justice. 


À cette date, un seul café est situé rue de la gare. 

Le couple Nicolas Félix Bouy (1830-1913) et Marie Antoinette Demef (1837-1918) gère l’établissement jusqu’en 1896. 

Nicolas était garde barrière pour la compagnie de l’est dans la maison qui devient la gare en 1879. 

En 1896, aucune famille n’est recensée comme cafetier dans cette rue, la famille Bouy Demef habite désormais rue de Pagny. Ils coulent une retraite tranquille avant de déménager pour la rue de l’église. Félix y décède le 2 janvier 1913 a l’âge de 82 ans. Marie Antoinette meurt cinq ans plus tard à l’âge de 80 ans, probablement en Belgique. 

Peu avant 1899, la famille Grébil a repris le commerce. 

Pierre Grébil (1866-     ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle ira gérer un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.  

En 1906, Firmin Barbonnait  (frère aîné d’Adèle) et son épouse s’installent comme cafetiers à côté du café Grébil. 


Les deux bâtiments sont détruits pendant la première guerre mondiale mettant fin au service de restauration dans cette rue jusqu’à la reconstruction du café de la marine.

De nombreux propriétaires se succèdent à la direction du café durant les années d’après guerre. 


Notre village détruit 6


 
Maison Caye à gauche



  • Cette maison se situait rue de l’église (rue Abbé Mamias). 
  • Elle était occupée par Edmond Caye (1873-1904) cultivateur, Rosalie Irma Ardaillon (1875-1931) son épouse et leurs deux enfants.
  • Un hangar en briques a été construit à son emplacement après la guerre. 
  • Aujourd’hui on la trouverait au Nº5 de la rue Abbé Mamias à l’emplacement de l’ancienne mairie. 


Le hangar en brique à gauche


14/12/2025

Accident mortel




L’est républicain du 5 mars 1899.

Monsieur Edouard Louis pinot âgé de 35 ans, était allé mardi dernier, conduire un porc à Pagny-sur-Moselle. À son retour, vers dix heures et demie et à la sortie du village de Pagny, il voulut sans doute monter sur sa voiture. À ce moment son cheval s’emballa et le malheureux tomba probablement à la renverse. Il fut relevé sans connaissance et transporté chez M. Thiébault-Toussaint où il reçu les soins de M. le pharmacien de Pagny en l’absence de M. le docteur Maillard.
Enfin ayant repris connaissance, il fut ramené à son domicile, vers une heure et demie. Il put causer à sa famille mais ne se souvenait nullement de la façon dont l’accident lui était arrivé.
On pensait d’abord que c’était une simple contusion, lui-même rassurait les siens à ce sujet. Mais MM.  les docteurs Maillard de Pagny et Vaté de Pont-à-Mousson, appelés en toute hâte, constatèrent que l’accident était mortel. Dans sa chute le malheureux s’était brisé une veine de l’occiput. Après d’atroces souffrances, il est mort jeudi, à trois heures du matin, laissant une veuve et deux petites filles, l’aînée âgée de six ans, la seconde âgée de six semaines. Cette mort inattendue a ému toute la population d’autant plus que Pinot était généralement aimé et estimé.


Maison de la famille Pinot


Édouard Louis Pinot est né à Vandières le 23 avril 1863. 
Il est le fils de Jean Nicolas Pinot (1833-1886), vigneron et Marie Angélique Darmois (1835-1909) son épouse. 
Le couple et leurs trois enfants habitent rue de Pagny. 
Édouard Louis se marie le 30 décembre 1891 avec Marie Elise Pinot (1868-1944). Après leur mariage, le couple habite rue Saint Pierre et Raugraff. 
Ils ont deux filles et un fils mort à l’âge de deux mois. 
Les deux sœurs, Marie Elise (1892-1977) l’ainée et Marie Angélique (-)la cadette se marient avec les deux frères Baudier, Pierre Joseph (-) et Georges Léon Michel (-).  
Les mariages ont lieu à Vandières le 6 septembre 1921. Les mariés sont originaires de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse. 
Les couples ont de descendants s’impliquant au sein de la paroisse de Vandières encore aujourd’hui. 

06/12/2025

Incendie criminel

Hippolyte et Constance Honorat à Vandières


L’est républicain du 13 novembre 1907.
Le feu a été mis intentionnellement à Vandières près Pont-à-Mousson, à la maison Honorat, par un ancien domestique, Félix Maxant, 50 ans, que Monsieur Honorat avait renvoyé.
Maxant avait été condamné pour vol au préjudice de M. Honorat. Il a donc voulu se venger. 
Malgré les secours apportés par les pompiers de Villers-sous-Prény et de Pagny, malgré les efforts des pompiers de Vandières, très bien dirigés par leur chef M. Pinot, on a pu sauver que le bétail. 

L’éclair de l’est du 14 novembre 1907.

Violent incendie.

Voici des détails que nous avons pu recueillir sur l’incendie de Vandières qui a éclaté dans la nuit de lundi matin et a détruit toute une ferme.

La ferme détruite était occupée par M.  Hippolyte Honorat, et appartenait à Monsieur Alphonse Boudat, de Pagny sur Moselle, tous assurés.

Le feu a été aperçu lundi soir, vers 11 heures, par Madame Hubert Rouyer qui donna aussitôt l’alarme.

Malheureusement l’immeuble était entièrement en flammes, et on constatait qu’une main criminelle avait mis le feu en trois endroits différents. Le bétail fut sauvé avec bien du mal, ainsi qu’une petite partie du matériel, tout le reste fut détruit. Les engrangements étant remplis de fourrages, l’incendie avait pris des proportions effrayantes.

Tout le monde prêtait son aide aux pompiers qui furent renforcés de ceux de Villers et Pagny. Les voisins furent préservés.

La rumeur publique accusa aussitôt un ancien domestique de M. Honorat, renvoyé après une condamnation à deux mois de prison avec sursis pour vol.

Vers 3h du matin, les cris «au secours» retentirent du côté du moulin Hubert Rouyer. C’était l’inculpé qui, rencontré au moment où il se disposait à quitter le village, était saisi à la gorge par un habitant.

Les gendarmes de Pagny, se trouvant sur les lieux du sinistre, vinent l’arrêter et lui passèrent les menottes. IlS durent le protéger contre la fureur des habitants du village qui voulaient lui faire un mauvais parti.

Cet individu, âgé d’une cinquantaine d’années, s’était introduit depuis un certain temps déjà, chez son ancien patron, où il passait les nuits sur les greniers et à son insu, ne travaillant nulle part. C’est pour se venger de ce dernier, qu’il mit le feu à la ferme. Il est soupçonné de différents vols commis dans le village, et en dernier lieu chez Monsieur Lanciaux.

Certains le prétendent un peu simple d’esprit.

Les pertes sont évaluées à 50 000 Fr. environ. 

On signale la belle conduite de monsieur Pinot, lieutenant de pompier.


Le mémorial des Vosges du 15 novembre 1907.
Un incendiaire. 
Le feu a détruit la ferme de M.  Honorat, cultivateur à Vandières. On a eu à peine le temps de sortir des écuries les chevaux et le bétail. Alors qu’on organisait le sauvetage, un des domestique de la ferme, nommé Thomas, remarquait les allures louches d’un de ses anciens camarades nommé Maxant, qui avaient été renvoyé de la ferme Honorat et condamné pour vol. Il avait déclaré à plusieurs personnes qu’il se vengerait. Il a avoué avoir mis le feu aux quatre coins de la ferme pour assouvir sa haine.
La gendarmerie a dû protéger le misérable contre la fureur de la foule.


Hippolyte Honorat est né le 13 mai 1863 à Vandières. 

Il est le dernier des quatre fils d’Antoine Honorat. (Voir histoire de famille dans le numéro de Nos Villages Lorrains consacré la famille Honorat). 

Il s’est marié avec Marguerite Constance Guillaume veuve de Nicolas Drapier en 1892. 

En 1907, la famille Honorat habite rue Magot (actuelle rue Saint Jean). 


Les vols chez monsieur Lanciaux se limitaient à du beurre du fromage du pain, etc.. pour un préjudice de 10 francs.  



La petite république du 13 novembre 1907. 
La vengeance d’un condamné.
Monsieur Honorat, cultivateur à Vandières, s’apercevait, il y a quelques temps, qu’il était victime de vols multiples. Une surveillance établie amena l’arrestation d’un de ses anciens domestiques, Félix Maxant, âgé de 50 ans. Traduit devant le tribunal correctionnel, Maxant fut condamné à quelques jours de prison.
À peine sorti de la maison d’arrêt, ils se rendit  à Vandières et mettait le feu à l’habitation de son ancien patron. On eu à peine le temps de sauver les chevaux et le bétail. Maxant a été arrêté la même nuit par un domestique de culture, Monsieur Thomas. Amené devant le maire de Vandières, il reconnu être l’auteur de ce forfait et déclara qu’il avait voulu se venger.
Au moment où les gendarmes, le conduisait au parquet de Nancy, une vingtaine de personnes se jetèrent sur lui et les représentants de autorité eurent toutes les peines du monde pour empêcher qu’il ne fût lynché


Félix benjamin Maxant est né le 13 septembre 1860 à Maidières. Il est le fils de François Maxant, maréchal ferrant et Thérèse Eléonore Chardar. 
En 1906, il est domestique agricole chez Alphonse Poirot et Eugénie Wagmann son épouse,  chemin des moulins à Vilcey sur Trey. 
Le 13 octobre 1907, il s’introduit chez Honorat, son ancien patron et vole trois bouteilles de vin. 
Le 18 octobre, il est arrêté pour vol et vagabondage et condamné à deux mois de prison
Pour se venger, il décide de mettre le feu à la ferme Honorat. 
En novembre de la même année, il avoue être l’auteur des vols commis chez Mr Lanciaux habitant rue nationale à Vandières. 
Il est arrêté par un domestique de honorat nommé Thomas puis conduit en prison par la gendarmerie de Pagny 
Félix benjamin Maxant est mort le 28 juin 1919 à l’hôpital d’aliénés de Maréville (Laxou) à l’âge de 58 ans. 

Maréville entrée de l'hôpital



Notre village détruit 4






  • Cette maison se situait à l’angle de la rue de Pagny-sur-Moselle (rue Charles de Gaulle) et de la rue Saint Pierre et Raugraff.
  • Elle était occupée par Nicolas François Boucher (1850-1895) cultivateur, Victorine Valérie Person (1856-1907)  son épouse et leurs trois enfants. À la mort de Nicolas François, sa veuve s’est remariée avec Justin Methlin (1861-1924), employé de la compagnie de chemin de fer de l’est. À la veille de la guerre, Justin y habite seul. Après la guerre il habite rue de l’église jusqu’à sa mort. 
  • Elle n’a jamais été reconstruite.
  • Aujourd’hui on la trouverait à droite du Nº89 de la rue Charles de Gaulle.

29/11/2025

Notre village détruit 3


       




  • Cette maison se situait rue de Pagny-sur-Moselle (rue Charles de Gaulle) le long du Trey.  
  • Elle était occupée par Henri Jean Staub, cafetier, son épouse Émelie Thiébaut et leur fils René Marcel. 
  • Elle a été reconstruite après la guerre dans un style très moderne. 
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº46 de la rue Charles de Gaulle. Tout le monde reconnaîtra l’auberge des voyageurs. 

22/11/2025

Une carte du front

Le 28 avril 1915, R. Chollet envoyait cette carte représentant Vandières à mademoiselle Alba Nony, aux Brunetières par Jarnac en Charente. 

Coté photographie il fait part de la nostalgie de sa région par cette phrase "tous ces pays ne valent pas notre belle contrée"



Coté texte il écrit à sa chère Alba, "c’est des tranchées que je vous envoie ces quelques mots. Je vous promet que je trouve les jours long de rester coucher dans la tranchée toute la journée. Bonjour à toute la famille. Votre ami qui vous aime et qui ne vous oublie pas. 

Roger Augustin Chollet est né le 24 février 1890 au village de Fragonnières, commune de Gondeville (Charente). 

En 1901, toute la famille Chollet habite à Tilloux, écart de Bourg-Charente (Charente). Ils sont propriétaires cultivateurs. 
Ses grands-parents, François Chollet et Rose Chenaud. 
Ses parents, Augustin Chollet et Marie Andraud. 
Son jeune frère, André Marius.  
Il effectue son service militaire à partir d’octobre 1911 au 30ème régiment de chasseurs à pied. 
Malgré une réforme temporaire pour pleurésie, il est rappelé par ordre de mobilisation générale et rejoint le 107ème régiment d’infanterie le 3 août 1914. 

107ème régiment d’infanterie


Lorsqu’il écrit cette carte, son régiment se trouve dans le secteur de Martincourt / Fey-en-Haye depuis le début du mois. 
Il participe à l’attaque des tranchées allemandes à Regniéville des 6 et 7 avril. Malgré une préparation d’artillerie, les français n’arrivent pas à traverser les lignes de barbelés ennemies. 
Bilan 28 morts et plus de 170 blessés. 
Le 24 avril, il assiste à  Griscourt, à l’exécution des soldats Antoine Voisin du 63ème et Julien Arthur Cornuwaël du 107ème pour refus d’obéissance. 
"Ordre du régiment numéro 107. Condamnation. Dans sa séance du 28 mars 1915, le conseil de guerre de la 23ème DI a rendu le jugement suivant : soldat Cornuwaël Julien Arthur, du 107ème d’infanterie, coupable de refus d’obéissance lorsqu’il était commandé pour marcher contre l’ennemi, condamné à la peine de mort avec des gradation militaires. Le dit jugement prononçant la peine de mort contre le soldat Cornuwaël a été exécuté le 24 avril 1915 à 16h"

Roger Augustin Chollet est tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 à  Écurie (Pas-de-Calais) lors de la bataille du secteur du labyrinthe situé entre Neuville-Saint-Vaast et Écurie. 
Depuis plusieurs jours, des travaux de nuit étaient exécutés dans les tranchées en vue de l’attaque du 25 septembre. L’assaut est effectué en quatre vagues successives à partir de 12h25. 
Pertes du 107ème pour le 25 septembre : 160 tués, 290 blessés et 25 disparus. 
Son corps repose dansle caveau familial au cimetière de Bourg-Charente.



Alba Antoinette Nony, avec qui il avait espoir de se marier avant cette maudite guerre, habite avec ses parents, Antoine Nony et Léontine Brun, à Foussignac quartier Les Brunetières (Charente). 
Elle est née à Bréville le 24 avril 1897.
Elle se mariera en juillet 1919 avec Gaëtan Christian Beau, ancien combattant. 
Elle meurt le 1er avril 1975 à Foussignac (Charente). 


Notre village détruit 2









  • Cette maison se situait à l’intersection de la rue de Pont-à-Mousson (rue Charles de Gaulle) et de la rue de la gare (rue du port).  
  • Elle était occupée par Célestin Colin, industriel à la retraite, son épouse Marie Anne Ismérie Macarez et leur fils Adolphe. 
  • Elle a été reconstruite après la guerre de façon identique. 
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº47 de la rue Charles de Gaulle. 




Si vous avez de plus amples informations concernant cette maison n’hésitez pas à me contacter. 








15/11/2025

Notre village détruit 1







  • Cette maison se situait à l’intersection du faubourg du moulin (rue du moulin), du chemin de piémont (rue de piémont) et de la rue Magot (rue Saint Jean).  
  • Elle était occupée par une famille non déterminée à ce jour. Au recensement de 1911, la première maison de la rue est occupée par Charles Philippe, sa femme et leur fils. 
  • Elle n’a pas été reconstruite après la guerre. 
  • Aujourd’hui on la trouverait au Nº1de la rue du moulin. 

Si vous avez de plus amples informations concernant cette maison n’hésitez pas à me contacter. 









11/11/2025

Ce jour là, Il y a 107 ans

Monument aux morts de Vandières 



Nos ancêtres honoraient celles et ceux qui, pendant 4 ans ont donné leur jeunesse, leur courage et leur vie pour défendre notre pays. 
En ce 11 novembre, jour de mémoire et de souvenir,  j’ai voulu rappeler leurs noms en détaillant  sur une carte les lieux de décès des combattants figurant sur le monument aux morts. 


La Grande Guerre a marqué nos terres et nos familles de blessures profondes, mais aussi d’un héritage de bravoure et de solidarité. Derrière chaque nom gravé sur un monument, il y a une histoire, une vie interrompue, un sacrifice qui nous oblige à ne jamais oublier.

Leur mémoire vit à travers nous, et leur message résonne encore : la paix est précieuse, et elle se construit chaque jour.

En nous souvenant, nous affirmons notre volonté de transmettre aux générations futures le respect de la liberté, de la fraternité et de la dignité humaine.

J’ai compilé toutes les informations concernant les combattants morts pour la France dans un tableau que je mets à la disposition de tous. 

Les deux premiers sont tombés lors de la bataille de Morhange, le 19 août 1914. ( voir les disparus de Morhange publié le 1er novembre 2024 sur ce blog)

Le troisième est Alfred Auguste Ardaillon, sergent du 2ème régiment de tirailleurs algériens, parti d’Oran le 5 août et tué a l’ennemi le 24 août 1914 à Florennes ( Belgique). Je suis en relation avec un descendant de la famille Ardaillon en vue de l’écriture d’un article pour Nos Villages Lorrains. 

Le quatrième est Marie Lucien Fernand Belin, chef de bataillon, est tué le 25 août 1914 à la tête de ses hommes dans le bois de Crévic (Voir NVL Nº167).


42 autres combattants tomberont sur les champs de bataille ou dans les hôpitaux, victimes de ces orages de métaux ou de gaz.

N’oublions pas ceux qui sont venus de toute la France pour défendre notre village lors des premiers jours du conflit et les centaines de soldats de l’American Expeditionary Force qui ont dévalé la côte de Norroy sous le feu de l’ennemi le 15 septembre 1918.