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20/07/2026

Un canard qui sera célèbre

 

Rue de Pagny . Maison Belin à gauche 

Le progrès de l’est du 14 juillet 1895.

Coup de couteau.

Marie Simard, femme Belin, était allée chercher un canard dans la maison de Marie Anormy, femme Velfringer, et l’avait emporté chez elle. L’ayant appris, la femme Anormy se rendit chez la femme Simard et lui réclama le canard. La femme Simard prétendait que le canard lui appartenait :« il est à moi ! » disaient à la fois les deux femmes, et l’on tiraillait le volatile qui n’en pouvait plus.

Tout à coup, la femme Simard, changeant d’arguments, saisit un balai, et fit pleuvoir une grêle de coups sur la tête de la femme Velfringer qui riposta.

Quand elles furent à bout de forces, les deux combattantes se séparèrent. Mais en rentrant chez elle, la femme Velfringer s’aperçu que, dans la rixe, et avait reçu un coup de couteau à l’aine. Elle manda aussitôt un médecin, qui jugea la blessure peu grave.

La gendarmerie a ouvert une enquête. Interrogée, la femme Simard a déclaré qu’elle ne s’était servi que d’un balai et que la femme Velfringer devait s’être portée elle-même un coup de couteau pour aggraver les blessures. 


Le progrès de l’est du 21 juillet 1895.

À propos de canards. 

Nous avons raconté dans un de nos derniers numéro le dissentiment survenu entre Madame Belin, née Simard, et Madame Velfringer, qui était venue lui réclamer un canard. Monsieur Velfringer nous écrit à ce sujet que Madame Velfringer est restée à peine deux minutes chez Madame Belin, que celle-ci n’a pas voulu l’entendre, qu’elle ne s’est pas vengée lorsque son adversaire s’est précipitée sur elle et l’a frappée d’un couteau.

Monsieur Velfringer ajoute qu’il n’est pas exact que sa femme ne se soit aperçu du coup de couteau qu’en rentrant chez elle, attendu que le sang a coulé abondamment dès qu’elle est arrivée sur le seuil de Madame Belin. Il termine en disant que cette dernière s’est vantée d’avoir donné non seulement les coups de balai mais aussi des coups de pied plus qu’on n’en désirait.

On se rappelle qu’interrogée par la gendarmerie, Madame Belin a déclaré ne s’être servi que d’un balai.


Le progrès de l’est du 28 juillet 1895. 

Un canard qui sera célèbre.

Madame Velfringer, demeurant à Vandières, s’étant aperçue qu’un de ses canards avait disparu, soupçonna la femme Belin de le lui avoir volé. Elle s’en alla chez sa voisine et réclama son canard. «Je ne l’ai point», dit la femme Belin. Mais Madame Velfringer lançait sur le troupeau de canard de sa voisine des regards inquisiteurs : « le voilà», dit-elle. Un canard s’était approché.

Déjà Madame Velfringer se baissait pour le ramasser. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. La femme Belin sauta sur Madame Velfringer, et une lutte commença, lutte que Madame Velfringer raconte au tribunal avec des gestes épiques : « elle me prend à la gorge, je lui tire les oreilles, elle me gifle, je la claque, enfin, monsieur le président, nous ressemblions à deux coqs. » Quand elle fut fatiguée de se battre, la femme Belin ordonna à madame Velfringer de quitter la maison. L’autre hésitait. Pour achever de la décider, la femme Belin pris son balai et commença à caresser les épaules de son adversaire.

Une nouvelle lutte s’engagea.

Quels coups furent portés ? On ne le sait. Toujours est-il que, un quart d’heure après, les témoins constatèrent que Madame Velfringer avait été frappée à la cuisse d’un coup de couteau.

La femme Belin interrogée, se donne de bons renseignements en fait de probité et d’honnêteté. «On a rien à dire sur moi, pas plus que sur mes ancêtres», dit-elle d’une voix solennelle.

Le tribunal, en égard à cette brillante généalogie, ne condamne la prévenue qu’à 50 francs d’amende et deux mois de prison avec sursis pour la peine corporelle.


1-maison Belin.      2- maison Velfringer. 

Les protagonistes de la cette affaire de canard. 


Pierre Velfringer est né le 29 juin 1848 à Garche (Moselle),il est marié avec Marie Anormy depuis 1892. 

Marie est née le 26 mai 1853 à Koenigsmacker (Moselle). Pierre est l’un des nombreux propriétaires cultivateurs du village. 

On trouve le couple à Vandières depuis leur mariage, rue Saint Pierre et Raugraff. Ils auront 7 enfants nés à Vandières entre 1883 et 1899. 


Léonie Hortense Simard est née le 24 novembre 1871 à Vandières. Elle s’est mariée avec Émile François Belin en 1889. Lui aussi est né à Vandières, le 12 octobre 1860. Le couple habite rue de Pagny à l’angle avec la rue Saint Pierre.  Ils auront 5 enfants nés entre 1889 et 1912. 


Personne ne sait si le canard a été interrogé ni ce qu’il est devenu. 



04/07/2026

Méfait stupide

Maison Thouvenot / Boucherie Munier


Le messin du 3 décembre 1902. 

La gendarmerie de Pagny-sur-Moselle a ouvert une enquête concernant un acte de vandalisme commis ces jours derniers sur la voie publique à Vandières. Monsieur Thouvenot, tonnelier et indicateur des vins à Vandières, avait chargé trois voitures de vin, qui stationnèrent toute la nuit dans la rue pour être, au matin, conduite en gare de Pagny-sur-Moselle. Un malfaiteur en profitant pour faire, avec une mèche, un trou dans l’un de ces fûts, qui se vida. Heureusement, un habitant de l’endroit, monsieur Fayon, s’en aperçut et boucha le trou avec une cheville. Mais déjà 400 litres de vin environ avaient coulé et inondaient le sol. Une enquête est ouverte sur ce méfait stupide.



René Théophile Thouvenot est né le 18 janvier 1868 à Vandières. Il est le fils de Jean Alfred Thouvenot, charron et de Françoise Dalbin son épouse. La famille Thouvenot habite route de Pagny à côté du café du centre. Leur premier fils, Marie Alfred né en 1867 deviendra militaire et terminera au grade de colonel d’artillerie. 

René Théophile prends la suite de son père comme charron. Il se marie en 1891 à Norroy avec Elise Joséphine Tribout. Le couple a un seul enfant, Marie Gaston né en 1894 à Vandières. 

La famille Thouvenot quitte Vandières pour Nancy après la première guerre mondiale. 

Gaston s’est marié en 1920 et dirige avec son père une fabrique de chaussures rue du Montet à Nancy. 

René meurt des suites d’un accident de voiture à l’hôpital de Poitiers en 1931. 

Gaston meurt en 1986 à Nancy à l’âge de 92 ans. 









21/06/2026

Mort accidentelle

 

Auberge Tissot à Bouxières-sous-Froidmont

L’espérance courrier de Nancy du 15 mars 1886.
Mort accidentelle.

Le 8 mars, à huit heures du soir, Nicolas Dardaine, âgé de 61 ans, aveugle, vivant de la charité publique, demeurant à Vandières, qui avait passé une partie de la journée dans l’établissement de M. Tissot, aubergiste à Bouxières-sous-Froidmont, pria ce dernier de le laisser se coucher dans son écurie pour y passer la nuit. Tissot y consenti et lui donna de la paille et trois couvertures.
Le lendemain, vers huit heures du matin, étant entré dans son écurie pour y sortir sa voiture, Tissot s’aperçu que Dardaine ne bougeait pas, il le découvrit et constatant qu’il avait cessé de vivre. Son corps était déjà entièrement refroidi.
Le docteur Mall, de Pont-à-Mousson, appelé pour visiter le cadavre, déclara que Dardaine était mort à la suite d’une congestion cérébrale.


François Tissot Rosset est né le 27 mai 1824 à Bouxières-sous-Froidmont.  
Il se marie avec Françoise Vagne (1830-1897) , le 1er mai 1849 dans la même commune. 
En 1872, ils sont aubergistes dans la grand’rue du village. Ils ont 5 enfants vivant sous le même toit, trois filles et deux garçons. 
Le 9 mars à sept heures du matin, François et son fils Justin vont déclarer le décès de Nicolas Dardaine à Jean Claude Noiré, maire de Bouxières. 


Nicolas Dardaine est né le 7 mai 1824 à Vandières. 
Il est le troisième des cinq enfants arrivés à l'âge adulte de Nicolas Dardaine dit le jeune (1791-1871) et de Marie Anne Darmois (1796-1869) son épouse. (sur un total de douze enfants). 
Nicolas Dardaine dit le jeune est vigneron à Vandières. Il a participé à plusieurs campagnes Napoléoniennes au 7ème régiment du génie, ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de Saint Hélène en 1857. 
Il s’est marié avec Marie Anne Darmois en juin 1820. 
Il meurt à Vandières le 22 avril 1871, il était veuf depuis deux ans. 

Nicolas se retrouve seul, ses frères et sœurs étant mariés. Il n’est pas recensé à Vandières en 1891, ni seul, ni chez un membre de sa famille, meme si on peut supposer qu'il avait quand même de l'aide de l'un ou l'autre de ses frères et de la municipalité. 



Café restaurant Tissot en 1919















Le parcours militaire d’un appelé de la classe 1890



Nicolas Alfred Pinot est né le 28 janvier 1870 à Vandières. Son père est mort alors qu’il n’avait que cinq ans. Sa mère, Marie Darmois veuve Pinot, âgée de trente ans se remarie avec Émile Nicolas Honorat. La famille recomposée habite rue de Pagny, les parents, les trois enfants de Marie Darmois et Émile Honorat, seul enfant du nouveau couple né en 1883. 


Nicolas Alfred fait partie de la classe 1890. Il reçoit le matricule 1217. 

Sa fiche matricule contient différentes informations en plus de l’état civil. 

Il mesure 1m72, il a les yeux gris clairs, le visage allongé et le front découvert. Ses cheveux sont châtains. 

Son niveau d’enseignement est de niveau 3. 

Son niveau militaire est exercé. 

Ses capacités lui valent d’être envoyé dans un régiment d’artillerie plutôt que dans l’infanterie. 


13 novembre 1891 : il arrive au 25ème régiment d’artillerie à Chalon-sur-Marne. Son numéro matricule devient le 2692. Il est nommé canonnier conducteur le jour même. 


15 mars 1892 : Il est transféré au 6ème régiment d’artillerie le comme canonnier conducteur muletier. 

25 septembre 1894 : il est envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve avec un certificat de bonne conduite.  


1er novembre 1894 : il passe dans la réserve de l’armée active. 

4 octobre 1897 : il accomplit une première période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie (Nancy) jusqu’au 31 octobre. 

1er octobre 1900 : il accomplit une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie jusqu’au 28 octobre.

1er novembre 1904 : il est passé dans l’armée territoriale. 

17 septembre 1906 : il accomplit une période d’exercice au 6ème bataillon d’artillerie à pied jusqu’au 29 septembre.

1er octobre 1910 : il passe dans la réserve de l’armée territoriale. 


Son devoir militaire devait s’arrêter à cette date mais l’histoire en a décidé autrement. 

Il s’est marié en 1897 avec Barbe Henriette Pauline Drapier. Le couple a déjà quatre enfants nés en 1898, 1900, 1903 et 1908. 


2 août 1914 : il est rappelé à l’activité. Il rejoint le groupe territorial du 6ème bataillon d’artillerie à pied.  

5 mars 1916 : il est transféré au 61ème régiment d’infanterie territoriale, 6ème bataillon, nouvellement créé pour assurer les travaux de défense de Toul mais aussi de Pont-à-Mousson. Il rejoint le camp de bois l’évêque près de Villey-le-sec. 


Camp de bois l'évêque


16 mars 1917 : il passe au 85ème régiment d’infanterie territoriale après la dissolution du 6ème bataillon. 


17 juillet 1917 : il est détaché comme ouvrier agricole chez monsieur Mazet à Tencin dans l’Isère. 


Je n’ai pas d’informations sur les conditions de son retour à Vandières. Il est libéré le 26 novembre 1918, et a pu  certainement revenir au village avant sa femme et ses enfants évacués vers la Belgique (Sauf Nicolas Alexis son fils aîné, prisonnier des allemands à la roncière à Pagny). 

Il a eu la joie de retrouver tous ces proches en bonne santé après leur retour le 24 janvier 1919. Sa maison n'a pas été endommagée même si elle a été pillée.


Nicolas Alfred a connu trois invasions allemande. Il était bébé lors du passage des prussiens à Vandières le 14 août 1870. On imagine bien ses parents derrière leurs volets fermés, surveillant avec inquiétude le passage de ces soldats. 

Le 2 août 1914, il laisse sa femme et ses quatre enfants derrière lui sachant les allemands a quelques kilomètres. 

En 1940, il ne peut que subir une fois de plus cet occupation, n’ayant pas pu assister à l’enterrement de son fils, Nicolas Alexis, adjudant d’un régiment de tirailleurs marocains, mort à Albi. 


Nicolas Alfred Pinot meurt le 10 juillet 1946 à Vandières à l’âge de 76 ans.

Il était mon arrière grand père maternel. 

06/06/2026

Partage de documents


Je vous propose de consulter les documents que j’ai réalisé concernant le trajet des hommes de Vandières ayant participé à la première guerre mondiale par régiment.   

Histoire de famille 26ème bataillon de chasseurs à pied Document

Histoire de famille 167ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 168ème régiment d’infanterie Document 

Histoire de famille 169ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 153ème régiment d’infanterie Document

N’hésitez pas à me laisser vos avis.

Pour le respect du travail effectué, je vous demande de ne pas copier les documents sans mon accord. 

Mort à Cayenne

Entrée de l'hopital militaire à Cayenne

L’est républicain du 15 mai 1898. 

M. François Hugo, capitaine d’infanterie de marine, vient de mourir à Cayenne (Guyane française). 
La mère de ce jeune officier, originaire de Metz, habite Pagny-sur-Moselle, et sa sœur habite Vandières. 
François Hugo est né à Marly (Moselle) le 17 novembre 1859. 

Acte de décès de François Hugo

Aujourd’hui vingt sept avril mille huit cent quatre vingt dix huit , à huit heures et demie du matin, par devant nous François Antoine Fernand Saniti, adjoint remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Cayenne, par délégation du titulaire, ont comparu Messieurs Paul Joseph Le Camus, âgé de 27 ans, commis aux entrées et Luce Dominique Casabianca, âgé de 33 ans, agent comptable de l’hôpital militaire, tous deux voisins du lieu du décès, domiciliés en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Monsieur Francois Hugo, âgé de 38 ans, Capitaine d’infanterie de Marine, demeurant actuellement à Cayenne, né à Marly département de la Moselle, fils de Francois Joseph Hugo et de victoire Bertrand, sans autres renseignements est décédé hier, à six heures six minutes du soir, à l’hôpital militaire de cette ville, ce dont nous nous sommes assurés. Et les témoins ont signé avec nous le présent acte, par triplicata, après lecture faite.
Officiers d’infanterie coloniale 

Il est le fils de François Joseph Hugo, employé de chemin de fer, et de Victoire Bertrand. 
Ses parents ont choisi la nationalité française en 1872 après leur installation à Pagny-sur-Moselle. 
Sa sœur, Victoire Catherine est née le 3 mai 1865 à Metz. 
En 1881, tous les quatre habitent rue du paquis à Pagny-sur-Moselle. 
François Joseph meurt à son domicile le 22 mai 1889 à l’âge de 58 ans. 
Victoire, sa veuve meurt à l’hôpital Saint Julien de Nancy le 29 août 1912 à l’âge de 76 ans. 
Victoire Catherine se marie à Pagny-sur-Moselle le 2 février 1886 avec François Pinot. 
François Pinot est né à Vandières le 1er octobre 1861et exerce le métier de boulanger, rue de l’église. 
François fait le pain et Victoire tient l’épicerie du village. 
Le couple aura deux fils, morts a seulement quelques jours. 

Boulangerie Pinot, rue de l'église


François vend sa boulangerie à Emilien Moissette vers 1910. 
Il fait construire une maison à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson et de la rue de la gare.


Maison de François Pinot

En 1899, le couple prend en charge Camille Pinot, neveu de François, devenu orphelin après le décès de son père par noyade dans la moselle. Il aidera son oncle à la boulangerie puis deviendra comptable. 

François Pinot est élu maire en janvier 1922 à la suite d’Octave Belin, démissionnaire. 
Il aura la difficile tâche de gérer la commune pendant l’occupation allemande de 1914 à 1918. Il sera pris comme otage par l’occupant ce qui lui vaudra d’être décoré de la médaille de vermeil des victimes de l’invasion pour les souffrances qu’il a enduré pendant ces quatre années d’occupation durant lesquelles il a servi au mieux l’intérêt de ses concitoyens. 

Il meurt à son domicile le 16 février 1929 à l’âge de 67 ans. 
Victoire Catherine meurt en 1947 à l’âge de 81 ans. 


Monument aux morts de Pagny-sur-Moselle
Où figure le nom du capitaine Hugo


16/05/2026

Mariage triple



Le républicain lorrain du 11 avril 1947.

Trois sœurs se marient le même jour à Pagny-sur-Moselle.
Le mariage de Mlles Jeanne, Annick, et Madeleine Kériel avec MM. Jean et Pierre Lorrain et M. Colin, a été célébré jeudi au milieu d’une nombreuse assistance. Des ingénieurs et directeurs des sociétés industrielles, M. Junch, maire de Frouard, représentait la chambre syndicale des constructeurs de l’Est, sont venus témoigner à Monsieur Kériel, leurs marques de sympathie.
Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul, ami de Monsieur Kériel, prononça un long et émouvant discours et donna la bénédiction aux jeunes époux. Nous renouvelons à ces derniers nos meilleurs vœux de bonheur.


Victor Kériel est né en 1888 à Landernau (Finistère). Il se marie en mai 1914 dans la même ville avec Marie Scour. Elle est née en 1893. 

Victor est rappelé à l’activité le 1er août 1914. Il est fait prisonnier à Maubeuge (Nord) le 7 septembre 1914 et passe toute la durée de la guerre au camp de Friedrichfeld. 
Il retrouve le sol français début décembre 1918 et viens habiter à Nancy. Il exerce la profession d’ingénieur électricien quand il vient prendre un nouveau poste à la compagnie Lorraine de lampes électriques de Pagny-sur-Moselle en 1925. Il en prendra la tête rapidement. 
Le couple a cinq enfants nés à Landernau. 
Yvonne née le 19 mars 1915 deviendra religieuse. 
Magdeleine Marie née le 7 septembre 1919 épousera Paul Collin, né en 1916 à Vézelise. 
Maurice né le 13 juin 1921 se mariera en septembre 1947 à Quimper (Finistère) avec Georgette Griffon. 
Jeanne née le 11 janvier 1923 épousera Jean Marie Joseph Eugène Lorrain, né en 1919 à Vandières. 
Anne Louise Annick née le 14 juin 1925 épousera Pierre Lorrain, né en 1923 à Vandières. 

Victor est décoré de la légion d’honneur en juillet 1953 à Charny où il a pris sa retraite. 
Victor meurt à Charny Bras-sur-Meuse (Meuse) le 17 février 1977 à l’âge de 88ans. Sa veuve meurt un mois plus tard à Verdun. 


Jean Marie Joseph Eugène et Pierre sont deux des six enfants de Jean Marie Joseph Émile Lorrain et Marie Claire Hélène Noiré.
Il se sont mariés en 1914 à Bouxières-sous-Froidmont où est née Marie Claire Hélène en 1892. 
Le marié est né en 1887 à Vittonville. Le couple s’installe à Vandières rue de Pont-à-Mousson. 
Le 2 août 1914, il rejoint le 168ème régiment d’infanterie à Toul. Il est blessé à l’œil par un éclat d’obus le 25 septembre 1915 à Saint-Thomas (Marne). Après plusieurs semaines d’hôpital, il est reformé en février 1916. 
Il est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre en mars 1916: "très bon soldat, gardé au front depuis le début de la campagne, s’est toujours fait admirer par son entrain et sa bravoure. Blessé grièvement en entraînant vigoureusement ses hommes à l’avant le 25 septembre 1915". 

Après la guerre, il retrouve sa ferme gravement endommagée.  
Son épouse et leur première fille, Jeanne Marie Madeleine née en février 1915, reviennent de Belgique en février 1919. Elles avaient été évacuées par les allemands en septembre 1918 à l’arrivée de l’armée américaine. 
Jeanne Marie Madeleine se mariera en 1943 avec Marcel Moissette qui décédera sur le territoire de la commune de Vandières le 4 septembre 1944, tué lors d’une attaque de son groupe de FFI contre les allemands. 
Jean Marie Joseph Eugène, né en décembre 1919 est un des mariés de 1947. 
André, né en septembre 1921 se marie à Limey- Remenauville la même année avec Marie Camille Lehalle. 
Pierre, né en mai 1923 est un des mariés de 1947.
Paul, né en mai 1925 deviendra prêtre. 
Jeanne, née en avril 1929 sera une des victimes de la libération de 1944. Elle sera tuée le 10 septembre 1944 lors de l’explosion d’un obus dans la cour de la ferme de ses parents. 

ferme Lorrain en 1919



09/05/2026

Vente après décès



Courrier de la Moselle du 9 avril 1867. 

Étude de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson.

Vente mobilier après décès à Vandières.

Commune à 4 kilomètres des stations de Pont-à-Mousson et de Pagny-sur-Moselle. 

Domicile de Madame Veuve Noisette.

Le lundi 15 avril 1867, et jours suivants, neuf heures du matin, il sera procédé, par le ministère de Maître Dieudonné, Notaire à Pont-à-Mousson, à la vente, aux enchères publics, d’un mobilier important, de vin, comprenant :

145 hectolitres de vin, récolte  de 1865.

205 hectolitres de vin, récolte de 1866.

400 bouteilles de vin de diverses récoltes.

50 hectolitres de blé. 

16 hectolitres d’avoine.

Au comptant pour les vins et les denrées. Crédit jusqu’au 11 novembre 1867 pour le mobilier.

Ordre de la vente : le 15 avril et jours suivants, on vendra le mobilier.

Le 16 avril, à une heure après-midi, on vendra les vins et denrées 


Marguerite Belin, veuve de Jean Baptiste Noisette est décédée le 28 mars 1867 à Vandières. 

Le décès est déclaré par ses deux neveux, Pierre Dominique Belin et Victor Belin, tous deux cultivateurs à Vandières. 


Marguerite est née le 1er janvier 1799 à Vandières, du mariage de Jean Baptiste Belin et Marie Christine François.

Elle s’est mariée dans sa commune avec Jean Baptiste Noisette le 12 mars 1823.

Le marié est né le 22 septembre 1798 à Martincourt. 

Le couple n’a pas eu d’enfants.

Au moment de son décès, Marguerite est veuve depuis un an.