Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles

06/06/2026

Partage de documents


Je vous propose de consulter les documents que j’ai réalisé concernant le trajet des hommes de Vandières ayant participé à la première guerre mondiale par régiment.   

Histoire de famille 26ème bataillon de chasseurs à pied Document

Histoire de famille 167ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 168ème régiment d’infanterie Document 

Histoire de famille 169ème régiment d’infanterie Document

Histoire de famille 153ème régiment d’infanterie Document

N’hésitez pas à me laisser vos avis.

Pour le respect du travail effectué, je vous demande de ne pas copier les documents sans mon accord. 

La croix de la rue de l’église

 



Située à l’origine au début de la rue de l’église, elle se situe à quelques dizaines de mètres de l’autre côté de la rue Charles De Gaulle. 


Cette croix date du 16ème siècle et représente quatre personnages importants de la religion catholique. 

Côté rue, Saint Géréon, saint patron de Vandières et saint Sébastien saint patron des archers.

Côté parking , la sainte vierge et saint Jean. 

Entre les deux, de chaque côté, le christ en croix. 



Face coté parking et face coté rue


En mai 1924, le conseil municipal demande à monsieur le préfet, l’autorisation de déplacer la croix de pierre située au croisement des routes nationale et du chemin d’intérêt commun Nº13, gênante pour la circulation pour la replacer trente mètres plus loin sur un terrain communal. 



Croix à son emplacement original vers 1900


30/05/2026

La croix de l'église

 


Située devant l’église à droite de la porte d’entrée, elle a été érigée à la mémoire des prêtres Louis Adam et Pierre Lanoix. 


Louis Adam est né le 17 avril 1705 à Pagny-sous-Prény (actuelle Pagny-sur-Moselle Meurthe et Moselle). 

Il est le fils de George Adam, vigneron échevin de l’église de Pagny et de Anne Mourot son épouse.

Il est vicaire de Rembercourt (actuelle Meurthe-et-Moselle) en 1732, puis il officie quatre années à Pagny à partir de février 1746. 

A partir de 1750, il administre la paroisse de Vandières jusqu’en avril 1775. 

Le 19 avril, il baptise Marie Anne Alexandre, fille de Claude Alexandre, maréchal ferrant et de Marguerite Simard. 

C’est son dernier baptême, Il est ensuite remplacé les jours suivants par différents capucins de l’abbaye des prémontrés. 

Il est certainement malade et ne peut plus assurer son ministère. 

Il s’éteint à Vandières le 28 juillet 1775 à quatre heures du soir, il était âgé de 70 ans. 

"L’an mil sept cent soixante et quinze le vingt huit du mois de juillet à quatre heures du soir est décédé Messire Louis Adam prêtre du diocèse de Toul ancien sou-gouverneur des pages de son altesse royale Madame la Douairière de Lorraine Titulaire de la chapelle castrale de Vandières , âgé de soixante dix ans qui après avoir régi en digne pasteur l’espace de vingt cinq ans cette paroisse de Vandières, s’être confessé, avoir reçu le Saint Viatique et l’Extrême Onction avec la piété dont il a donné constamment l’exemple à ses chers paroissiens, dont il emporte justement les regrets, est décédé dans les sentiments d’une résignation édifiante. Son corps a été inhumé le lendemain devant la grande croix du cimetière, conformément à ses désirs avec les cérémonies accoutumées en présence de Messieurs Nicolas François Michon, avocat à la cour et au baillage royal de Pont à Mousson, son exécuteur testamentaire, Jean Malgaigne aussi prêtre de ce diocèse chapelain à Dieulouard, Antoine Charlemagne, Dominique Joyeux et Nicolas Nivoy ses neveux qui ont signé avec moi Jean Baptiste Crabouillet prêtre curé de Sainte Croix, officiant au nom de Monsieur Sylvestre prêtre curé d’Essey doyen de Prény et Messieurs les curés ses voisins Michon, Nivoy, Lambeaux Curé de Villers, Charlemagne, Fririon, Nollet curé de Saint Jean et Blénod, Laurent curé de Mamey, C. F. N. Platel curé de Norroy, Voisin curé de Limey, Malgaigne prieur curé de Pagny“. 




Pierre Lanoix est né le 23 juin 1748 à Besançon (actuel Doubs). 

Il est le fils de Claude François Lanoix, secrétaire de l’intendance de Franche Comté et de Jeanne Françoise Thierry Desbordes son épouse.

Pierre, à l’âge de 19 ans, se tourne vers une carrière d’ecclésiastique. 

Il est ordonné prêtre le 29 juillet 1775 et succède à Louis Adam à Vandières. 

En juillet 1790 est proclamé la constitution civile du clergé avec obligation pour ses membres de prêter serment. 

Pierre Lanoix refuse catégoriquement en sachant qu’il risque la prison et la déportation. 

En 1792 les églises sont fermées, l’abbé Lanoix voit le danger arriver et quitte le village après plus de vingt ans aux service des Vandièrois. 

Il se réfugie en Bavière rhénane. 

Il est remplacé par Nicolas Gand, prêtre assermenté. 

En 1802, Napoléon signe un concordat avec le pape Pie VII et rétabli le culte catholique. 

L’abbé Lanoix est de retour à Vandières le 6 messidor de l’an 10 (25 juin 1802). 

Peu à peu le calme revient dans la paroisse et il reprend son ministère jusqu’à sa mort, le 5 octobre 1834 à l’âge de 86 ans. 

"L’an mille huit cent trente quatre le six octobre à quatre heures du soir.  Par devant nous Louis Morel, maire et officier de l’état civil de la commune de Vandières arrondissement de Nancy département de la Meurthe, sont comparus Dominique Belin âgé de trente six ans propriétaire et Nicolas Benoît âgé de trente cinq ans vigneron tous deux domiciliés à Vandières non parent au dénommé ci après, lesquels nous ont déclaré que le jour d’hier cinq du courant à trois heures du soir Pierre Lanoix âgé de quatre vingt six ans et trois mois ancien curé de Vandières où il était domicilié, né à Besançon le vingt trois juin mille sept cent quarante huit fils de défunt Claude Lanoix secrétaire à l’intendance et de Françoise Thierry Desbordes son épouse est décédé en cette commune. 

Sur cette déclaration, nous nous sommes transporté au lieu indiqué où nous avons vu et reconnu le cadavre du prénommé Pierre Lanoix et nous étant en faite rendu à la maison commune, nous avons écrit le présent acte sur les deux registres à ce destinés que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite." 





16/05/2026

Officier allemand en bordée


 

L’est Républicain du 28 février 1901. 
Par le train qui passe à Vandières vers cinq heures et demi du soir, un individu correctement vêtu, mais en état d’ivresse, muni d’un billet Metz Nancy, profitant de l’arrêt du train à cette station, sortit de son compartiment et voulut prendre place dans la voiture du chef de train. Réintégré dans le compartiment qu’il occupait par le personnel de la gare, l’individu renouvela sa tentative en gare de Pont-à-Mousson, mais appréhendé, il fut enfermé dans les salles d’attente.
Monsieur Jacquinot, commissaire de police, aussitôt prévenu, envoya deux agents cueillir l’individu qui, dans l’intervalle, avait brisé les carreaux du local où il était consigné.
Conduit au bureau de M. le commissaire de police, le récalcitrant déclara se nommer Von Neurstein, ancien officier de l’armée allemande, domicilié route de la ronde, 38, à Devant-les-Ponts.
Le lendemain matin, Von Neurstein, complètement dégrisé, à avoué qu’il avait passé la journée à Metz, à boire le champagne avec des filles de brasserie, et que l’idée lui était venue de passer la nuit à Nancy. L’ex officier fut remis en liberté après avoir consigné dans les bureaux de la gare le montant estimatif des dégâts qu’il avait commis, sans préjudice à la double contravention qu’il avait encouru pour ivresse et tapage nocturne.

25/04/2026

Le certificat d’études primaires de 1940

 


L’est républicain du 11 juin 1940. 


Examen du certificat d'études primaires élémentaires - Première circonscription de Nancy 

Inspection de l'enseignement du premier degré 


L'examen du certificat d'études primaires élémentaires aura lieu, en ce qui concerne la première circonscription d'inspection de Nancy (M. Mennessier. inspecteur), le samedi 15 juin prochain. 

Les épreuves se dérouleront en une seule journée et dans de multiples centres. Elles commenceront à 7 h. 30 pour se terminer vers midi 15, sauf interruptions nécessitant la reprise de l'examen l'après-midi. Voici la liste des centres d'examen avec l'indication des écoles dépendant de ces centres : 


Centre de l'école de garçons de Vandières : 

écoles de Vandières, Pagny, Prény, Villers-sous-Prény et Norroy-les-Pont-à-Mousson. 




Malgré le contexte de guerre et les combats, l’examen a été maintenu. 

Les résultats n’ont été communiqué qu’en octobre 1940. 



L’écho de Nancy du 10 octobre 1940. 


Résultats du certificat d'études primaires. 


Centre de Vandières : 45 élèves présentés ; 45 reçus. 

Ce sont :


Pagny-sur-Moselle.  

Garçons : Barth Lucien, Bertin Henri, Boudat René, Coffion Roger, Gaudart Georges, Giron André, Magnette René, Masson Jean, Mougel René, Mourez Louis,Nicolas André, Paul Jean, Pérez Henri, Richert Roger, Robinet Pierre, Sophron Robert, Sophron Martial,Grosjean. 

Filles : Bello Georgette, Bouleur Lucienne, Collet Simone, Gabriel Anne-Marie, Henry Madeleine, Navel Jacqueline, Payen Jeannine, Picaro Ginette,  Pierrot M-Antoinette, Tournier Andrée. 


Vandières : Bergerot Gilbert, Baudier Paul, Didot Roger, Hatrisse Robert, Kalèche Roland, Rouyer Paul, Bertrand M-Rose, Canel Renée, Mangenot Lucienne. 


Norroy-les-Pont-à-Mousson : Hocquart Gilberte, Naudin Renée, Savelano Paulette. 


Villers-sous-Prény : Lehalle Georges, Baudot Paulette, Heymonet Anne-Marie. 


Prény:  Parachini Rose-Marie, Pastor Solange. 




Fête de la Sainte Cécile, patronne de la musique et des musiciens.

 

Sainte Cécile 1959

L’éclair de l’est du 26 novembre 1929.


La Chorale Saint Jean de Vandières, en union étroite avec sa voisine, la Chorale A.D.O. de Norroy, vient à nouveau d‛affirmer sa vitalité de façon intéressante. 

Après avoir rehaussé dans les deux paroisses, l’éclat des cérémonies célébrées le 11 novembre, à la mémoire des morts de La guerre, en mêlant leurs beaux chants à la voix des orgues et au son des cuivres des sapeurs-pompiers (à Norroy ensuite devant le monument commémoratif, elles ont dignement fêté leur patronne, sainte Cécile, dimanche dernier : chants en l'honneur de la sainte martyre, et le soir, à Vandières. séance récréative (trois comédies, chants, monologues et orchestre à cordes). Le groupe des hommes, jeunes gens et enfants avait invité, pour la circonstance, le groupe des jeunes filles de Vandières et celui des hommes, da- 

mes, jeunes gens et  jeunes filles de Norroy, et avait accueilli quelques chanteurs et chanteuses de Prény.

Plusieurs de ses membres avaient pris part, auparavant, comme anciens combattants, au vin d'honneur à Norroy et au banquet à Vandières, le 11 novembre encore.

Sincères félicitations et vifs encouragements.



Photo tirée du numéro 48 de 1992 de Nos Villages Lorrains : Sainte Cécile 1959 devant l’église on trouve :


Au 1er rang: Françoise BAUDIER, Monique BAUDIER, Michelle PADROUTTE, Thérèse DOUET.

Au 2ème rang : Monique FEVRE, Antoinette THIRIET, Jeanne BAUDIER, Elisabeth VIANT, Thérèse BOUDAT.

Au 3ème rang: François PINOT, Joseph BAUDIER, Marc BAUDIER, Bernard BAUDIER.

Au 4ème rang : Edouard BOUDAT, André POST, Gilbert BERGEROT, Paul BAUDIER.



La famille Baudier est originaire de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse où elle installée depuis au moins le milieu du 18ème siècle. 

Une partie jeunes gens de cette photographie sont les enfants de deux couples, deux frères ayant épousé deux sœurs :


Pierre Joseph Baudier (1890-1959), cultivateur et Marie Elise Pinot (1892-1977). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 30 ans et elle a 28 ans. Marie Elise est née à Vandières et fait partie de la famille la plus importante du village depuis plusieurs siècles. 

Il est aussi organiste de l’église de Vandières.  


Georges Léon Michel Baudier (1896-1943), instituteur et Marie Angelique Pinot (1899-1968). 

Ils se sont mariés à Vandières le 6 septembre 1921, il a 25 ans et elle a 22 ans.

Il a longtemps enseigné à Atton. 

Les deux frères ont combattu pendant la première guerre mondiale dans différents régiments d’artillerie lourde. 


Les deux mariées sont les filles d’Édouard Louis Pinot (1863-1899) et Marie Elise Pinot (1868-1944). 

Édouard Louis est mort dans un accident de voiture à cheval entre Pagny et Vandières. Il perdit connaissance et fut ramené à son domicile mais mourut quelques jours après l’accident. Ses filles étaient alors âgées de 6 ans pour l’aînée et de 6 semaines pour la cadette. 

Les deux mariés sont les fils d’Emile Baudier (1862-1939), vigneron et Catherine Rosine Baudier (1860-?) demeurant à Mont-sous-les-Côtes. 

La famille Baudier a toujours été très investie dans la vie catholique de Vandières. 


Françoise Marie Claire (née en 1937) est devenue religieuse        

Anne Marie (1922-2015) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Germaine Marie Alice (1926-2013) est devenue religieuse (non présente sur la photo). 

Jeanne Marie Marguerite (née en 1929)

Marc Marie Gérard (1935-2023)

Bernard Marie Joseph (né en 1932)

Sont les enfants de Pierre Joseph Baudier


Paul Émile Joseph (1927-2017)

Monique Alice (1934-2014)

Sont les enfants de Georges Léon Michel Baudier. 


François Marie Adrien Pinot (1932-2011) a épousé Jeanne Marie Marguerite Baudier. 




18/04/2026

De Vandières à San Francisco




Extrait du registre des actes de l’État civil année 1867 - F. 6
ème - Nº10. 

Du lundi dix huitième jour du mois de février mil huit cent soixante sept à midi.

Acte de décès de Alexis Liébaut, ancien militaire, chevalier de la Légion d’honneur, résident temporairement à San Francisco, y est décédé le seize février mil huit cent soixante sept à deux heures quinze minutes du matin, âgé de 65 ans passés, né le 6 juillet 1801 à Vandières (Meurthe). 

Sur la déclaration à nous faite par MM. Francois Ami Borel, négociant, âgé de 43 ans, demeurant à San Francisco et Louis Debraux, courtier, âgé de 55 ans demeurant à San Francisco.

Qui ont signé après lecture faite.

Signé F.A. Borel - L Debraux.

Constaté par nous, Charles Ferdinand De Cazotte consul de France à San Francisco, officier de l’ordre impérial de la Légion d’honneur, faisant fonction d’officier de l’État civil.

Signé Cazotte.

Pour extrait conforme.

San Francisco le 20 février 1867.

Le Chancelier

Signé F. Belcourt

Vu pour l’égalisation de la signature apposée d’autre part de M. F. Belcourt, chancelier de ce consulat.

Le consul de France

Signé Cazotte

Paris le 31 juillet 1867.

Vu au ministère des affaires étrangères

Pour le sous directeur chef de la chancellerie

Signé Dubois

Pour copie certifié conforme à l’extrait

Vandières le trente décembre mil huit cent soixante sept

Le maire de Vandières 

Dominique Pinot


Alexis Liébaut est né le 17 messidor de l’an neuf de la république (6 juillet 1801) à six heures du soir. 

Son père François, vigneron s’est marié à Vandières en juin 1783 avec Marguerite Couriaux.

Les témoins de la naissance sont Alexis Thiery le jeune, meunier âgé de vingt deux ans et Catherine François, épouse au citoyen Jean Grandidier, commerçant, âgée de trente sept ans, tout deux domiciliés audit Vandières. Les deux témoins ont signé, le père à déclaré ne pas savoir écrire. 

La naissance est constatée par Pierre Dardaine, maire de la commune faisant les fonctions d’officier public de l’état civil.  


En 1854, Alexis, sergent au 45ème régiment d’infanterie, prend sa retraite après 31 ans, 6 mois et 26 jours de service.


Hôtel El Dorado avant dernier bâtiment à droite 

En 1862, il habite à San Francisco, 16ème rue, il habite l’hôtel El Dorado. Adélie Liébaut habite avec lui, il a pu se marier aux états unis, je n’ai pas trouvé de mariage en France. Il est enregistré comme propriétaire, mais sans plus de précisions. 

En 1864, il est présent aux célébrations du 15 août organisées par l’importante communauté française de la ville. 

Il restera en californie jusqu’à son décès. 


Le constitutionnel du 2 octobre 1864. 

Nous trouvons dans l'Echo du Pacifique les intéressants détails qui suivent, sur la célébration de la fête du 15 août à San-Francisco : Jamais la population française de San Francisco n'avait montré tant d'élan qu'hier. A la voix de son représentant qui l'avait invitée à une messe solennelle en l'honneur de Sa Majesté l'Empereur Napoléon III, elle s'était levée en masse et était accourue. Certes, depuis treize ans nous avons assisté à bien des fêtes françaises en Californie, mais, nous ne craignons pas de le dire, aucune, à notre avis, n'avait été si complète que celle-ci. Tous les éléments de notre nationalité, quels qu'ils soient, avaient voulu être représentés là. On se pressait, on s'entassait dans l'église Notre- Dame-des-Victoires, mais tous n'avaient pu y trouver place, et dehors il y avait peut-être plus de monde encore. L'intérieur de l'église, préparé pour la circonstance, offrait un coup-d'œil magnifique. L'autel, tout couvert de fleurs, tout entouré de guirlandes de lauriers, abrité par deux immenses drapeaux tricolores, était admirablement paré. Au-dessus, la couronne impériale, placée sur un coussin de velours vert, était soutenue par deux aigles qui, avec des foudres, tenaient dans leurs serres le grand-cordon de la Légion-d'Honneur, orné d'une croix avec ces mots : Honneur et Patrie. Des deux côtés, les pilastres de l'autel étaient surmontés de médaillons supportant des aigles d'or, ayant au centre des N couronnés et dans l'exergue desquels on lisait, à droite : Bien protège la France, à gauche: Domine, salvum fat Napoleonem. Un détachement de quarante marins appartenant à l'équipage du transport le Rhin, en ce moment sur rade, est arrivé et s'est aligné dans l'allée du centre. M. Cottin, commandant de ce bâtiment, suivi d'une partie de ses officiers, passant dans la haie formée par ses hommes, est allé prendre place en avant, sur un siège réservé à côté de celui où bientôt après M. de Cazotte est venu s'asseoir. Les officiers de marine avaient, à droite, une banquette spéciale. Le consul de France, en grand uniforme, portant, avec la croix de la Légion-d'Honneur, plusieurs ordres étrangers, et entre autres la croix de commandeur de l'ordre royal et distingué de Charles III, dont il a été récemment honoré, est entré, suivi de M. Ceruti, consul de S. M. le roi d'Italie, en grande tenue; de M. Forest, chancelier du consulat de France; de M. Huant, capitaine des sapeurs-pompiers français, et des officiers de cette compagnie. Tous ont pris place dans des sièges réservés en avant de l'autel. La belle Compagnie Lafayette qui, pour la première fois depuis onze ans qu'elle existe, avait voulu assister à cette fête en l'honneur de l'Empereur, et qui, pour honorer notre consul, son président, avait été le chercher chez lui et l'avait escorté en entrant dans l'église, a ouvert ses rangs, une ligne est allée occuper l'allée de droite, l'autre celle de gauche : ses sapeurs, ses porte-drapeaux se sont rangés sur les marches de l'autel et ses officiers dans une banquette à gauche disposée à cet effet. La messe commençait en ce moment ; le père Auger, curé de Sonora , officiait. Il a dit quelques belles et nobles paroles à la fin de son sermon en l'honneur de « celui qui dirige » actuellement les destinées de la patrie et » dont la fête , pour preuve que Dieu protège la France, a précisément lieu le jour de la fête de la mère de Dieu fait homme. L'orgue était remplacé par un orchestre puissant et complet, sous l'habile direction de M. Evans, et il va sans dire que cette messe a été chantée avec une solennité et un ensemble parfaits. Là, dans cette église où tant de jeunesse s'entassait, nous avons vu avec bonheur quelques vétérans du premier empire : le bon vieux M. Alexandre, avec ses 78 ans, portant la médaille de bronze de Sainte-Hélène; l’honorable M. Alexis Liébaut, ancien sous-officier, chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, âgé de près de trois quarts de siècles; d'autres encore dont les noms nous échappent ou nous sont inconnus. C'était une belle et grande manifestation. La joie était sur tous les visages, et la population américaine était représentée là par des centaines de ses concitoyens. Le port de San-Francisco avait aussi un air de fête; les nombreux navires français à l'ancre ou amarrés aux wharfs avaient déployé tous leurs drapeaux. Le coup d'œil était remarquablement gai au wharf Vallejo, où plusieurs navires sont réunis, et au large, dans la direction du navire de guerre le Rhin. Plusieurs drapeaux étrangers, parmi lesquels celui-d'Italie, avaient été hissés en cette occasion. A l'heure où nous mettons sous presse, les salons de M. de Cazotte, à South-Park, contiennent une partie de l'élite de notre population , invitée par notre consul et empressée de répondre à son appel. 



Louis Debraux est mort le 2 mai 1869 à l’hôpital français à l’âge de 59 ans il exerçait le métier de greffier.  

François Ami Borel était vendeur chez  Michelssen, Brown & Co sur Harlan place. 

Charles De Cazotte, consul de France avait ses bureaux sur Jackson street et habitait South Park. 

Jules Belcourt, chancelier du consulat de France habitait au consulat sur Jackson street. 

Wharfs: ponton