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10/01/2026

Accident sur la voie ferrée

Lampiste sur le quai de la gare de Pagny sur Moselle vers 1910

L'est républicain du 3 janvier 1930
La journée du 1er janvier a été attristée par un accident mortel survenu dans le personnel de la gare de Pagny sur Moselle.
Vers 14h30, M. Camille Champagne, lampiste, revenait de Vandières en longeant les voies principales et en effectuant son service de nettoyage et de mise en état des signaux et appareils d’allumage.
Arrivé à mi-chemin, entre les barrières de la Haie Mettée et de Moulon, ils voulut traverser la voie après le passage d’un train se dirigeant sur Pont-à-Mousson. À ce moment arrivait, en sens inverse, à toute vitesse, un train de messageries.
Happé par la locomotive, il fut traîné pendant quelques instants et projeté sur le ballast. Relevé peu après, le malheureux, qui avait eu le crâne complètement défoncé, avait cessé de vivre.
Le personnel des gares de Pagny et de Vandières aussitôt prévenu, se rendit sur les lieux, accompagné de la gendarmerie de Pagny et du garde champêtre de Vandières pour les constatations d’usage. 
Monsieur le docteur Maillard, mandé immédiatement, ne pu que constater le décès. La victime fut transporté à la gare de Pagny dans une camionnette, mise à la disposition des autorités par Monsieur Barthélemy, boucher à Pagny. 
Monsieur Champagne était âgé de 39 ans. Il laisse une veuve et une petite fille de deux ans.


Lampiste remplissant ses lampes d'huile

Le lampiste assure l’entretien et l’installation des lampes sur les trains et installations ferroviaires. 

Camille Champagne est né le 1er octobre 1890 à Circourt-sur-Mouzon dans les Vosges. 
Il se marie le 5 mars 1923 à Neufchâteau avec Joséphine Eugénie Angèle Clairottet (1883-1970). 

Son évolution de carrière l’amène à Pagny en juillet 1927. 

Leur fille, Monique Raymonde naît à Pagny le 9 janvier 1928. 

On retrouve Joséphine Eugénie Angèle Clairottet à Nancy en 1931. Elle est devenue épicière et habite rue de la croix de bourgogne avec Monique et ses trois autres enfants nés de son premier mariage. 






20/12/2025

Tentatives de vols

Rue de la gare

L’est républicain du 19 mai 1890. 

La nuit dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans la cave de M. B. marchand de vin près de la halte du chemin de fer, en forçant la porte. Ils ont dérobé du vin et des liqueurs. Après cet exploit, ils se sont rendus chez un autre marchand de vin, et ont pénétré dans la cave en procédant de la même manière. On ne sait pas encore exactement ce qu’ils ont emporté. 

Ensuite, ils se sont dirigés vers la halte. Là, ils ont cassé un carreau, puis, pénétrant dans la salle des billets, ils cherchèrent la caisse, mais la distributrice avait eu soin de l’emporter dans son appartement. 

Furieux de leur déconvenue, ils se retirèrent, non sans chercher à causer des dégâts, de plus , ils fermèrent le disque avancé de la halte, en manœuvrant le levier, ce qui fit arrêter le premier train de marchandises. 

Plaintes ont été portées à la gendarmerie de Pagny sur Moselle. Le brigadier s’est rendu ce matin sur les lieux pour procéder à l’enquête. Espérons que les coupables ne tarderont pas à être livrés à la justice. 


À cette date, un seul café est situé rue de la gare. 

Le couple Nicolas Félix Bouy (1830-1913) et Marie Antoinette Demef (1837-1918) gère l’établissement jusqu’en 1896. 

Nicolas était garde barrière pour la compagnie de l’est dans la maison qui devient la gare en 1879. 

En 1896, aucune famille n’est recensée comme cafetier dans cette rue, la famille Bouy Demef habite désormais rue de Pagny. Ils coulent une retraite tranquille avant de déménager pour la rue de l’église. Félix y décède le 2 janvier 1913 a l’âge de 82 ans. Marie Antoinette meurt cinq ans plus tard à l’âge de 80 ans, probablement en Belgique. 

Peu avant 1899, la famille Grébil a repris le commerce. 

Pierre Grébil (1866-     ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle ira gérer un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.  

En 1906, Firmin Barbonnait  (frère aîné d’Adèle) et son épouse s’installent comme cafetiers à côté du café Grébil. 


Les deux bâtiments sont détruits pendant la première guerre mondiale mettant fin au service de restauration dans cette rue jusqu’à la reconstruction du café de la marine.

De nombreux propriétaires se succèdent à la direction du café durant les années d’après guerre. 


14/12/2025

Accident mortel




L’est républicain du 5 mars 1899.

Monsieur Edouard Louis pinot âgé de 35 ans, était allé mardi dernier, conduire un porc à Pagny-sur-Moselle. À son retour, vers dix heures et demie et à la sortie du village de Pagny, il voulut sans doute monter sur sa voiture. À ce moment son cheval s’emballa et le malheureux tomba probablement à la renverse. Il fut relevé sans connaissance et transporté chez M. Thiébault-Toussaint où il reçu les soins de M. le pharmacien de Pagny en l’absence de M. le docteur Maillard.
Enfin ayant repris connaissance, il fut ramené à son domicile, vers une heure et demie. Il put causer à sa famille mais ne se souvenait nullement de la façon dont l’accident lui était arrivé.
On pensait d’abord que c’était une simple contusion, lui-même rassurait les siens à ce sujet. Mais MM.  les docteurs Maillard de Pagny et Vaté de Pont-à-Mousson, appelés en toute hâte, constatèrent que l’accident était mortel. Dans sa chute le malheureux s’était brisé une veine de l’occiput. Après d’atroces souffrances, il est mort jeudi, à trois heures du matin, laissant une veuve et deux petites filles, l’aînée âgée de six ans, la seconde âgée de six semaines. Cette mort inattendue a ému toute la population d’autant plus que Pinot était généralement aimé et estimé.


Maison de la famille Pinot


Édouard Louis Pinot est né à Vandières le 23 avril 1863. 
Il est le fils de Jean Nicolas Pinot (1833-1886), vigneron et Marie Angélique Darmois (1835-1909) son épouse. 
Le couple et leurs trois enfants habitent rue de Pagny. 
Édouard Louis se marie le 30 décembre 1891 avec Marie Elise Pinot (1868-1944). Après leur mariage, le couple habite rue Saint Pierre et Raugraff. 
Ils ont deux filles et un fils mort à l’âge de deux mois. 
Les deux sœurs, Marie Elise (1892-1977) l’ainée et Marie Angélique (-)la cadette se marient avec les deux frères Baudier, Pierre Joseph (-) et Georges Léon Michel (-).  
Les mariages ont lieu à Vandières le 6 septembre 1921. Les mariés sont originaires de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse. 
Les couples ont de descendants s’impliquant au sein de la paroisse de Vandières encore aujourd’hui. 

06/12/2025

Incendie criminel

Hippolyte et Constance Honorat à Vandières


L’est républicain du 13 novembre 1907.
Le feu a été mis intentionnellement à Vandières près Pont-à-Mousson, à la maison Honorat, par un ancien domestique, Félix Maxant, 50 ans, que Monsieur Honorat avait renvoyé.
Maxant avait été condamné pour vol au préjudice de M. Honorat. Il a donc voulu se venger. 
Malgré les secours apportés par les pompiers de Villers-sous-Prény et de Pagny, malgré les efforts des pompiers de Vandières, très bien dirigés par leur chef M. Pinot, on a pu sauver que le bétail. 

L’éclair de l’est du 14 novembre 1907.

Violent incendie.

Voici des détails que nous avons pu recueillir sur l’incendie de Vandières qui a éclaté dans la nuit de lundi matin et a détruit toute une ferme.

La ferme détruite était occupée par M.  Hippolyte Honorat, et appartenait à Monsieur Alphonse Boudat, de Pagny sur Moselle, tous assurés.

Le feu a été aperçu lundi soir, vers 11 heures, par Madame Hubert Rouyer qui donna aussitôt l’alarme.

Malheureusement l’immeuble était entièrement en flammes, et on constatait qu’une main criminelle avait mis le feu en trois endroits différents. Le bétail fut sauvé avec bien du mal, ainsi qu’une petite partie du matériel, tout le reste fut détruit. Les engrangements étant remplis de fourrages, l’incendie avait pris des proportions effrayantes.

Tout le monde prêtait son aide aux pompiers qui furent renforcés de ceux de Villers et Pagny. Les voisins furent préservés.

La rumeur publique accusa aussitôt un ancien domestique de M. Honorat, renvoyé après une condamnation à deux mois de prison avec sursis pour vol.

Vers 3h du matin, les cris «au secours» retentirent du côté du moulin Hubert Rouyer. C’était l’inculpé qui, rencontré au moment où il se disposait à quitter le village, était saisi à la gorge par un habitant.

Les gendarmes de Pagny, se trouvant sur les lieux du sinistre, vinent l’arrêter et lui passèrent les menottes. IlS durent le protéger contre la fureur des habitants du village qui voulaient lui faire un mauvais parti.

Cet individu, âgé d’une cinquantaine d’années, s’était introduit depuis un certain temps déjà, chez son ancien patron, où il passait les nuits sur les greniers et à son insu, ne travaillant nulle part. C’est pour se venger de ce dernier, qu’il mit le feu à la ferme. Il est soupçonné de différents vols commis dans le village, et en dernier lieu chez Monsieur Lanciaux.

Certains le prétendent un peu simple d’esprit.

Les pertes sont évaluées à 50 000 Fr. environ. 

On signale la belle conduite de monsieur Pinot, lieutenant de pompier.


Le mémorial des Vosges du 15 novembre 1907.
Un incendiaire. 
Le feu a détruit la ferme de M.  Honorat, cultivateur à Vandières. On a eu à peine le temps de sortir des écuries les chevaux et le bétail. Alors qu’on organisait le sauvetage, un des domestique de la ferme, nommé Thomas, remarquait les allures louches d’un de ses anciens camarades nommé Maxant, qui avaient été renvoyé de la ferme Honorat et condamné pour vol. Il avait déclaré à plusieurs personnes qu’il se vengerait. Il a avoué avoir mis le feu aux quatre coins de la ferme pour assouvir sa haine.
La gendarmerie a dû protéger le misérable contre la fureur de la foule.


Hippolyte Honorat est né le 13 mai 1863 à Vandières. 

Il est le dernier des quatre fils d’Antoine Honorat. (Voir histoire de famille dans le numéro de Nos Villages Lorrains consacré la famille Honorat). 

Il s’est marié avec Marguerite Constance Guillaume veuve de Nicolas Drapier en 1892. 

En 1907, la famille Honorat habite rue Magot (actuelle rue Saint Jean). 


Les vols chez monsieur Lanciaux se limitaient à du beurre du fromage du pain, etc.. pour un préjudice de 10 francs.  



La petite république du 13 novembre 1907. 
La vengeance d’un condamné.
Monsieur Honorat, cultivateur à Vandières, s’apercevait, il y a quelques temps, qu’il était victime de vols multiples. Une surveillance établie amena l’arrestation d’un de ses anciens domestiques, Félix Maxant, âgé de 50 ans. Traduit devant le tribunal correctionnel, Maxant fut condamné à quelques jours de prison.
À peine sorti de la maison d’arrêt, ils se rendit  à Vandières et mettait le feu à l’habitation de son ancien patron. On eu à peine le temps de sauver les chevaux et le bétail. Maxant a été arrêté la même nuit par un domestique de culture, Monsieur Thomas. Amené devant le maire de Vandières, il reconnu être l’auteur de ce forfait et déclara qu’il avait voulu se venger.
Au moment où les gendarmes, le conduisait au parquet de Nancy, une vingtaine de personnes se jetèrent sur lui et les représentants de autorité eurent toutes les peines du monde pour empêcher qu’il ne fût lynché


Félix benjamin Maxant est né le 13 septembre 1860 à Maidières. Il est le fils de François Maxant, maréchal ferrant et Thérèse Eléonore Chardar. 
En 1906, il est domestique agricole chez Alphonse Poirot et Eugénie Wagmann son épouse,  chemin des moulins à Vilcey sur Trey. 
Le 13 octobre 1907, il s’introduit chez Honorat, son ancien patron et vole trois bouteilles de vin. 
Le 18 octobre, il est arrêté pour vol et vagabondage et condamné à deux mois de prison
Pour se venger, il décide de mettre le feu à la ferme Honorat. 
En novembre de la même année, il avoue être l’auteur des vols commis chez Mr Lanciaux habitant rue nationale à Vandières. 
Il est arrêté par un domestique de honorat nommé Thomas puis conduit en prison par la gendarmerie de Pagny 
Félix benjamin Maxant est mort le 28 juin 1919 à l’hôpital d’aliénés de Maréville (Laxou) à l’âge de 58 ans. 

Maréville entrée de l'hôpital



25/10/2025

La grande inondation de 1947

 

Nancy gare Saint Georges inondée 

L'éclair de l'est du 5 janvier 1948.

Certains voyageurs se sont ému, à tort, semble-t-il des perturbations apportées dans le trafic 

ferroviaire par les inondations. Quand on sait les magnifiques efforts du personnel de la S.N.C.F., 

après la libération, la rénovation presque complète, des réseaux, le rétablissement rapide des ouvrages 

d’art, on est enclin à ne pas porter trop rapidement de critiques. 

C’est pourquoi nous avons demandé à M, l'inspecteur principal du 3ème arrondissement de vouloir bien 

mettre la question au point à l’intention de nos lecteurs. 


Incidence générale 


Les voies ferrées traversant Nancy ou y trouvant leur origine ont toutes été plus ou moins touchées par la crue. Mais les premiers effets de l’inondation se firent sentir sur le parcours Nancy-Mirecourt, aux environs de Ceintrey, Clérey, puis Pierreville et Xeuilley, par suite de la proximité du Madon. 

Néanmoins, la circulation fut maintenue entre Nancy et Neuves-Maisons d’une part et Vézelise et Mirecourt d'autre part. 

La ligne Paris-Strasbourg, baptisée autrefois ligne P-A. subit, elle aussi, des interruptions. A Frouard, l’eau atteignait 1m50 au-dessus des rails. Le 30 décembre, les voies principales étaient submergées entre Toul et Frouard, à proximité de Fontenoy. 

Sur le parcours Nancy-Metz, les voies étaient coupées sur une longueur de 300 mètres, entre Marbache et Belleville. La gare de Pont- à-Mousson était atteinte également et la voie était interrompue à plusieurs endroits aux environs de Vandières. 

Soulignons enfin des coupures sur les parcours Nancy-Nomeny et Champigneulles - Château-Salins.


A la gare de Nancy-Saint-Georges 


La gare de marchandises de Nancy-Saint-Georges fut évidemment recouverte assez longtemps. Ici, le problème prenait une tournure plus critique, en raison des nombreux wagons de marchandises garés sur les voies, ou en attente de déchargement. Dès le début de la crue, la S.N.C.F. prit ses dispositions pour évacuer son matériel et les marchandises sur Nancy-Ville. L’opération réussit, non sans quelques difficultés. 

Dans l’après-midi du 20 décembre, l’évacuation était réalisée et le trafic des marchandises s’opérait presque normalement a Nancy-Saint-Jean. Mais les voies ont subi des dommages assez conséquents. Elles sont sauvent encombrées par des grumes ou des matériaux divers et à l'heure où nous écrivons ces lignes, la liaison n’est pas encore assurée vers Jarville et Champigneulles. 



Les cheminots à l’ouvrage 


Dès que l’eau se fut retirée, dégageant tes voies, le personnel de la S.N.C.F. se mit à l’ouvrage. Il s'agissait de déblayer le ballast, de le consolider aux endroits dangereux. Il fallait également réparer et vérifier complètement l’installation électrique des appareils de signalisation qui ont subi des dommages fort importants. 

Et la S.N.C.F. peut se vanter d’avoir à la date d’aujourd’hui, rétabli le trafic, dans des conditions à peu près normales. 

Enumérons succinctement les parcours remis en service : 


Ligne Nancy - Paris : Trafic rétabli complètement après avoir emprunte une déviation sur Sarrebourg, Metz et Lérouville.  

Ligne Nancy - Metz : trafic complètement assuré. A subi la même déviation que le précédent. 

Ligne Nancy - Mirecourt . le trafic a été rétabli normalement dès le 30 décembre. 

Les lignes secondaires vers Nomeny et Château-Salins seront remises en service aujourd’hui. 


En terminant, M. l’inspecteur principal a bien voulu nous faire part de la satisfaction qu’il a éprouvée à constater combien le personnel de la S.N.C.F. avait pris sa tâche à coeur. 

Partout, dans toutes les circonstances, gradés et employés ont donné le meilleur d’eux mêmes, parfois au prix de lourds sacrifices. Cette abnégation, cet esprit du devoir nous l’attendions des cheminots ! 

Qu’il soient remerciés. 






04/10/2025

Probité

 

Caserne des douanes à Chambley


Le progrès de l’est du 9 décembre 1885. 

Le jeune Jules Schalbart, de Vandières, qui suit les cours de Monsieur JeanPierre, instituteur à Pont-à-Mousson, à trouver samedi dernier, sur la place Duroc de Pont-à-Mousson, un porte-monnaie contenant 15,60 Fr.. Ce jeune garçon est allé spontanément et immédiatement le porter au commissaire de police de la ville. Il est âgé de 11 ans.


Jules Pierre Schalbart est né le 17 février 1875 à Chambley où son père, Pierre est préposé aux douanes. 
Pierre Schalbart est né en 1844 à Roussy-le-Village en Moselle. Il choisit la nationalité française en 1872 et s’installe à Pont-à-Mousson. 
Il s’y marie l’année suivante avec Marie Anne Lironville. Elle est née à Pont-à-Mousson le 4 août 1846. 
En 1885, Marie Anne Lironville habite avec son fils rue de Pagny à Vandières.
Jean Baptiste Lironville son père, veuf depuis 1870, habite avec eux. 

Pierre Schalbart est absent du domicile conjugal pour une raison très inhabituelle. 
Par jugement en date du 11 décembre 1895, le tribunal de première instance de Nancy a ordonné une enquête à l’effet de constater l’absence d’une nommé Pierre Chalbart, époux de Anne-Marie Lironville, autrefois ouvrier d’usine à Pont-à-Mousson, lequel a quitté cette ville en 1882, se rendant en Amérique, où il s’installait d’abord à providence (état de Rhode Island) , qu’il quitta en 1884 pour se rendre à Panama. 
Schalbart n’a plus donné de ses nouvelles depuis juin 1884, et depuis cette époque on n’a pu découvrir le lieu de sa résidence.

Jules Pierre Schalbart deviens ingénieur et habitera Paris. 
Il meurt au Perreux-sur-Marne en 1953. 

25/09/2025

Ce jour là. Il y a 110 ans mourrait Émile Ernest Mathis

Rue Magot - Ferme Brouant la plus haute à gauche

Qui était Émile Ernest Mathis ? 

Il a certainement été le garçon le plus haï des habitants de Vandières pendant plusieurs mois voire plusieurs années. 


Il est né le 25 juin 1894 au domicile de ses parents, rue du cheval blanc à Nancy.

Son père, Charles est un petit malfaiteur, voleur,  trafiquant et braconnier. 

Il est connu des services de police depuis plusieurs années quand lui est retiré l’autorité parentale sur ses 7 enfants. C’est malheureusement trop tard car ses trois fils aînés, Charles, Jules François et Alexandre Léon, ont déjà suivi ses pas. Charles Mathis fils, 37 ans, titulaire de 26 condamnations finira par tuer un militaire polonais attablé à une terrasse de la rue Lafayette à Nancy. 

Charles Mathis père mourut seul en 1911, âgé de 52 ans, à Nancy à son domicile rue de la hache.


Sa mère, femme au foyer gère difficilement le quotidien de cette famille et abuse de l’alcool. Elle séjourne régulièrement en prison. 

Elle ne sait pas grand choses de la vie d’Emile quand elle est interrogée à ce propos en 1912.

Elle meurt à Nancy en 1938 à l’âge de 80 ans. 

Les journaux de l’époque relatent régulièrement les forfaits de la famille Mathis. 


Émile est placé dès l’âge de deux ans dans différentes familles mais c’est à l’âge de 17 ans que son parcours chaotique le mène à Vandières.  


Il est placé comme garçon de ferme chez Jules Édouard Brouant, rue Magot (actuelle rue Saint Jean) en novembre 1911. 

Jules Édouard et sa femme Marie Blaisine Appoline Thiery logent leurs domestiques et Thérèse Rouyer, âgée de 80 ans. Thérèse, veuve de Pierre Thiéry depuis 1900, est la mère de Marie Blaisine Appoline. 


Le 11 janvier 1912, profitant de l’absence du couple Brouant en visite à Bezaumont, Émile Mathis vide plusieurs bouteilles de vin. Il lui vient alors l’idée de voler de l’argent dans le coffre fort de son employeur. Il déplace le coffre de la maison vers la grange et essaye de l’ouvrir à coups de hache. Malheureusement pour lui le coffre résiste et il n’arrive qu’à extraire que quelques pièces d’or pour un montant de 500 francs. 

Il est surpris par madame Thiéry attirée par le bruit et la frappe à plusieurs reprises la tuant à coups de talons dans la tête.

Il s’enfuit très rapidement vers Pont-à-Mousson en suivant les vignes mais est remarqué par plusieurs habitants de Vandières.

Le corps est trouvé par madame Constance Honnorat, voisine des Brouant et l’alerte est vite donnée. 

Émile est finalement arrêté à Pont-à-Mousson alors qu’il essayait d’acheter des habits au magasin Au bon diable, situé sur la place Duroc. 

Il est placé en prison en attendant l’avancée de l’enquête après qu’il ait reconnu les faits. Il est extrait de la prison le lendemain du meurtre pour être amené à Vandières. Le juge Renaudin lui demande de réitérer ses gestes et lui pose de nombreuses questions. l'enquête se poursuit avec l'audition des temoins.


Le 5 juin 1912 commence son procès à Nancy. Après avoir écouté l’accusé et les témoins, le président écoute le réquisitoire de l’avocat général et la plaidoirie de Maître Jacob, avocat de la défense .

Après 25 minutes de délibération, Émile Mathis est reconnu coupable mais étant mineur et ayant agit sans discernement il est envoyé à la colonie correctionnelle d’Eysses dans le Lot et Garonne. 


Il n'en sort que pour effectuer son service militaire au 146ème régiment d’infanterie, caserne Maréchal Ney à Toul. Il s’y trouve toujours quand est décrété la mobilisation générale le 2 août 1914. 


146ème RI à Toul en 1914

Il prends part aux combats des Flandres, de l’Artois et de Champagne.

Une seconde bataille de Champagne est décidée par Joffre avec l’espoir de relancer la guerre de mouvement. 

Après plusieurs jours de tirs d’artillerie, l’attaque commence le 25 septembre 1915 à 9h15. 


Émile Ernest Mathis est tué a l’ennemi lors de l’attaque pour la reprise du bois de la demi lune. Il est alors sergent à la 7ème compagnie. Le régiment perds ce jour là 25 officiers et 528 hommes tués, blessés ou disparus.

Ferme de Maisons en Champagne pendant et après la guerre

Il est déclaré mort pour la France le 25 septembre 1915 à 16 heures à Maisons de Champagne par acte du 16 octobre 1915 fait à Dommartin-sur-Yonne (Marne) par l’officier d'état civil d’après les déclarations du caporal Auguste Coton et du soldat Léon Simoneau de la 7ème compagnie. 


C’est peut-être la seule fois dans sa courte vie où il a réussi à s’intégrer à un système social et à gravir des échelons lui permettant d’être nommé sergent.

Les habitants de Vandières n’ont certainement jamais su que celui qui a été le tueur de leur village avait donné sa vie pour libérer le sol français de l’occupant et leur permettre de retrouver leur liberté. 


Cimetière provisoire du Ravin de Marson où Emile Mathis a dù être enterré



01/08/2025

La foudre touche une maison

 


Le progrès de l’est du 28 juin 1874. 

Le patriote raconte que mercredi, vers midi et demi, la foudre est tombée sur la maison de Monsieur Belin de Vandières.
Après s’être introduite par la cheminée elle a rencontré une poutre qui a été brûlée sur la longueur d’environ un mètre , la poutre en cet endroit a été brisée en morceaux menus comme des allumettes. Elle a ensuite rencontré un chêneau qu’elle a suivi et est arrivée contre une porte à laquelle était adossée deux domestiques de monsieur Belin. L’un a été assez fortement brûlé à la jambe et à la cuisse, mais ses blessures n’ont aucune gravité. L’autre a été légèrement brûlé dans le dos. Par un hasard non moins heureux, le feu a été arrêté à temps avant qu’il ait pu se communiquer au grenier voisin rempli de paille.

C’est la maison de Victor Belin (1826-1902) qui a été touchée le 24 juin.
Le couple Victor Belin, Marie Césarine Thouvenin (1837-1922) et leurs trois enfants vivent rue de Pont-à-Mousson. 

Deux domestiques vivent avec eux :
Pierre Krouchtem (1852-1916), 22 ans, né à Hettange (Moselle) à opté pour la nationalité française en 1872. 
Jean Nicolas Filstroff (1855-1918), 19 ans, né à Terville (Moselle) à opté pour la nationalité française en 1872.
Il s’est marié à Vandières le 10 septembre 1878 avec Madeleine Eugénie Forge.