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| Jézainville rue du moulin |
Le courrier de Metz du 26 août 1904.
Suicide près de Pagny sur Moselle
Mardi, le mécanicien du train de voyageur qui arrive en gare à 6h47 du matin, rendait compte que, entre les stations de Vandières et Pagny, il avait remarqué quelque chose d’anormal dans la marche de la machine.
En effet, les agents de la compagnie envoyés aussitôt dans la direction, trouvèrent sur la voie le cadavre d’une femme dont le corps était coupé en plusieurs parties. Cette femme est étrangère à la localité. On a trouvé dans ses poches quelques francs en monnaie allemande.
Une enquête est ouverte pour trouver son identité. Cette mort doit être attribuée à un suicide, car l’endroit qu’avait choisi cette femme pour mettre son dessein à exécution est à une certaine distance de tout passage à niveau.
L’est républicain du 26 août 1904.
La mort de la femme trouvée écrasée sur la voie, mort attribué d’abord à un suicide, paraît plutôt être le résultat d’un accident. Voici quelques détails à ce sujet :
C’est sur le territoire de Vandières que cette femme a été trouvée sur la voie, la tête entièrement fracassée, une main coupée au poignet, l’autre bras cassé.
D’après l’enquête, il résulte que cette femme ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Son identité a pu être établie. C’est une femme H., habitant Jezainville.
L’accident a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi.
Le courrier de Metz du 27 août 1904.
Monsieur H, qui travaille aux fonderies, a eu connaissance de l’accident par un camarade d’atelier habitant Villers sous Prény. Quoique ce récit lui eue été fait sommairement, monsieur H, dont la femme s’était rendu à Ars-sur-Moselle depuis plusieurs jours chez son frère, eut un pressentiment, il partit pour Vandières et se rendit là où le corps de la victime avait été transporté. Il reconnu en effet sa femme, grâce à ses vêtements et ses chaussures.
On suppose que la femme H, qui était descendue du train à Pagny-sur-Moselle, aurait voulu achever la route à pied, et que trompée par l’obscurité, elle se sera engagée sur la voie ferrée, pensant suivre la route.
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| Acte de décès de Jeanny Chenot |
"L’an mille neuf cent quatre , le vingt trois août, à huit heures du matin, par devant nous Pierre Caye, maire et officier de l’État civil de la commune de Vandières, arrondissement de Nancy, département de Meurthe-et-Moselle, ont comparu à la mairie, Louis Darmois, âgé de soixante quatre ans, propriétaire et Nicolas Alexandre Charles Munier, âgé de 60 ans, garde champêtre, tous deux domiciliés à Vandières et non parents de la défunte ci-après dénommés. Lesquels nous ont déclaré que cejourd’hui, vingt trois août, à cinq heures du matin, Jeanny Chenot, âgée de soixante quatre ans, vigneron, domicilié à Jézainville (Meurthe-et-Moselle), né à Saint-Jure (Alsace-Lorraine), épouse d’Aubin Hanin, âgé de 66 ans, employé des forges à Pont-à-Mousson, domicilié au dit Jezainville, fille des époux défunts Jean Chenot et Catherine Wuelquin, a été trouvée morte sur la ligne de Nancy à Metz, lieu-dit «devant Moulon», territoire de Vandières . Et après nous êtes assurés du décès nous avons dressé le présent acte, inscrit sur les deux registres à ce destinés que les déclarant ont signé avec nous maire, après lecture et collation faites.
Pierre Caye, Louis Darmois, Charles Munier. "
À cette date le couple habite à Jézainville, rue du moulin, avec leur fils Paul âgé de 22ans, lui aussi ouvrier d’usine aux hauts fourneaux de Pont-à-Mousson.


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