Nicolas Alfred Pinot est né le 28 janvier 1870 à Vandières. Son père est mort alors qu’il n’avait que cinq ans. Sa mère, Marie Darmois veuve Pinot, âgée de trente ans se remarie avec Émile Nicolas Honorat. La famille recomposée habite rue de Pagny, les parents, les trois enfants de Marie Darmois et Émile Honorat, seul enfant du nouveau couple né en 1883.
Nicolas Alfred fait partie de la classe 1890. Il reçoit le matricule 1217.
Sa fiche matricule contient différentes informations en plus de l’état civil.
Il mesure 1m72, il a les yeux gris clairs, le visage allongé et le front découvert. Ses cheveux sont châtains.
Son niveau d’enseignement est de niveau 3.
Son niveau militaire est exercé.
Ses capacités lui valent d’être envoyé dans un régiment d’artillerie plutôt que dans l’infanterie.
13 novembre 1891 : il arrive au 25ème régiment d’artillerie à Chalon-sur-Marne. Son numéro matricule devient le 2692. Il est nommé canonnier conducteur le jour même.
15 mars 1892 : Il est transféré au 6ème régiment d’artillerie le comme canonnier conducteur muletier.
25 septembre 1894 : il est envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve avec un certificat de bonne conduite.
1er novembre 1894 : il passe dans la réserve de l’armée active.
4 octobre 1897 : il accomplit une première période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie (Nancy) jusqu’au 31 octobre.
1er octobre 1900 : il accomplit une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’artillerie jusqu’au 28 octobre.
1er novembre 1904 : il est passé dans l’armée territoriale.
17 septembre 1906 : il accomplit une période d’exercice au 6ème bataillon d’artillerie à pied jusqu’au 29 septembre.
1er octobre 1910 : il passe dans la réserve de l’armée territoriale.
Son devoir militaire devait s’arrêter à cette date mais l’histoire en a décidé autrement.
Il s’est marié en 1897 avec Barbe Henriette Pauline Drapier. Le couple a déjà quatre enfants nés en 1898, 1900, 1903 et 1908.
2 août 1914 : il est rappelé à l’activité. Il rejoint le groupe territorial du 6ème bataillon d’artillerie à pied.
5 mars 1916 : il est transféré au 61ème régiment d’infanterie territoriale, 6ème bataillon, nouvellement créé pour assurer les travaux de défense de Toul mais aussi de Pont-à-Mousson. Il rejoint le camp de bois l’évêque près de Villers-le-sec.
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| Camp de bois l'évêque |
16 mars 1917 : il passe au 85ème régiment d’infanterie territoriale après la dissolution du 6ème bataillon.
10 novembre 1917 : il passe au 30ème bataillon de chasseurs à pied.
17 juillet 1917 : il est détaché comme ouvrier agricole chez monsieur Mazet à Tencin dans l’Isère.
Je n’ai pas d’informations sur les conditions de son retour à Vandières. Il est libéré le 26 novembre 1918, et a pu certainement revenir au village avant sa femme et ses enfants évacués vers la Belgique (Sauf Nicolas Alexis son fils aîné, prisonnier des allemands à la roncière à Pagny).
Il a eu la joie de retrouver tous ces proches en bonne santé après leur retour le 24 janvier 1919. Sa maison n'a pas été endommagée même si elle a été pillée.
Nicolas Alfred a connu trois invasions allemande. Il était bébé lors du passage des prussiens à Vandières le 14 août 1870. On imagine bien ses parents derrière leurs volets fermés, surveillant avec inquiétude le passage de ces soldats.
Le 2 août 1914, il laisse sa femme et ses quatre enfants derrière lui sachant les allemands a quelques kilomètres.
En 1940, il ne peut que subir une fois de plus cet occupation, n’ayant pas pu assister à l’enterrement de son fils, Nicolas Alexis, adjudant d’un régiment de tirailleurs marocains, mort à Albi.
Nicolas Alfred Pinot meurt le 10 juillet 1946 à Vandières à l’âge de 76 ans.
Il était mon arrière grand père maternel.


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