06/04/2026

Nos Villages Lorrains Nº183

Vandelainville

 

Couverture avant Vandelainville - Le lavoir


Couverture arrière Arnaville - La tombe de Maximilienne Joseph De Marion


PAGNY-SUR-MOSELLE

183/06 La saga des moulins Rehm-Cottereau

183/17 Un nouveau système pour les houblonnières

183/20 L'ultime parcours

183/36 Le premier cimetière


PRÉNY

183/04 Augmentation du prix de l'eau en 1937

183/16 La tour d'Enfer

183/18 Prény, au bout des collines


ARNAVILLE

183/24 Remise de diplômes et promotions chez les pompiers

183/35 Le conseil municipal élu en 1965

183/39 Maximilien-Joseph de Marion


BAYONVILLE

183/17 1895, une année orageuse


ONVILLE

183/17 L'orage dévastateur du 28 juillet 1895

183/19 La vallée du Rupt-de-Mad évoquée dans un roman de Paul de Garros


VANDELAINVILLE

183/03 L'accident du 20 mai 1840


VANDIÈRES

183/23 Les gendarmes et le boulanger

183/26 François Benoit

183/30 Marie Canteneur, sage-femme au XIXe siècle:

183/32 Les petits Géréon


VILLERS-SOUS-PRÉNY

183/34 L'anticléricalisme en 1909


ARRY

183/17 Moulins à louer en 1785


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31/03/2026

L’assemblée générale des planteurs de houblon de Meurthe-et-Moselle

 

Récolte du houblon à Vandières

L’éclair de l'est du 10 mars 1937.

Samedi 27 février, à 14 h. 30, les membres du Syndicat des planteurs de houblons de Meurthe-et-Moselle ont tenu leur assemblée générale à Nancy, sous la présidence de M. le sénateur Urban, président du syndicat des planteurs de houblons d’Alsace. MM. Gruet, directeur des Services agricoles et Chevalier, professeur à l’école de brasserie, étaient présents. 

M. Urban donne immédiatement la parole à M. Julien, maire de Custines, président du Syndicat. Avant de remercier les autorités et personnes présentes, M. Julien rend un hommage public et bien mérité à la mémoire de M. le sénateur Michel, qui un grand ami des planteurs de houblons et présidait, chaque année la réunion. Puis il fait un court exposé de la situation des houblons dans le département. Il comprend le découragement des planteurs de voir leur houblon diminuer de valeur alors que les autres produits du sol augmentent. Il met les planteurs en garde contre certains spéculateurs peu scrupuleux qui profitent de la crédulité ou des besoins de certains planteurs pour acheter des lots à des prix de famine, sur lesquels les cours s’établissent. Il ne doute pas de l’intervention de M. le sénateur Urban près dés pouvoirs publics pour la revalorisation des houblons français dans un avenir prochain; son titre de président du groupe inter- parlementaire des houblons en est un sûr garant.  

M. Gruet rend compte des impressions qu’il a rapportées de sa tournée chez les planteurs de houblons inscrite au concours organisé par le syndicat. En général, là cueillette et le séchage ont été négligés cette année. Il insiste sur la nécessité de présenter une marchandise impeccable et d’améliorer la qualité des produits. 

M. Chevalier confirme les dires de M. Gruet et donne aux planteurs les plus utiles conseils sur la cueillette et le séchage du houblon. Il est à souhaiter, pour le bon renom de notre culture lorraine, qu’une collaboration plus étroite entre planteurs et marchands de houblons permette les améliorations nécessaires, pour le plus grand profit des deux parties. 

A son tour, M. le sénateur Urban, heureux d’avoir pu répondre à l’invitation du syndicat, estime que la situation critique dans laquelle se débat la culture du houblon de France nécessite plus que jamais que les planteurs resserrent leurs rangs. 

Il compare la situation actuelle avec celle d’avant-guerre et constate qu’à une surface de 3.000 hectares, à laquelle il faut ajouter plus de 4.000 hectares pour l’Alsace, correspond aujourd'hui et depuis cinq ans une surface de 2.000 hectares pour toute la France, parce que depuis 1929. les prix payés n’ont plus atteint les frais de production. 

La raison de cette situation désastreuse se trouve dans la négligence des pouvoirs publics pour cette vieille culture industrielle qui se traduit par l‘insuffisance des droits de douane à l‘importation. Il a proposé au gouvernement, mais en vain, l’allocation de primes de culture telles qu’elles sont attribuées à la culture du lin et du chanvre et qui s’élèvent pour celle-ci à 26 millions pour 1937. 

Enfin il voudrait qu’on rende obligatoire dans une certaine proportion l’utilisation des houblons français par notre brasserie, à laquelle serait subordonnée l’obtention de licences d’importation. 

M. Charles Poirot donne lecture du compte rendu financier et remet les récompenses et les diplômes aux lauréate du concours de 1936, dont voici les noms :


Première catégorie. Houblon précoce :


Premier prix : M. Julien de Custines.  

Deuxième prix : M. Poirot, de Magnières. 

Troisième prix : M. Huilier, de Vandières.  

Quatrième prix : M. Chapelier, de Vandières. 

Cinquième prix : M. André, de Gerbéviller. 

Sixième prix : M. Bertrand, de Gerbéviller. 

Septième prix ex aequo : M. Hatrisse, de Vandières, M. Hietter, de Vandières, M. Picquot, de Lucey. 

Huitième prix : M. Baudier, de Vandières. 

Neuvième prix : M Lhuillier, de Deuxville.  

Dixième prix ex aequo : M. Naudin, de Vandières, M. Pinot, de Vandières. 

Onzième prix ex aequo : M. Jacquemin, de Sommerviller, M. Jacob, de Gerbéviller, M. Moine, de Gerbéviller. Douzième prix : M. François de Vandières.  

Treizième prix : M. Gille, de Vandières.


Deuxième catégorie. Houblon tardif 


Premier prix : M. Jacquemin, de Sommerviller. 

Deuxième prix : M. Picquot, de Lucey.  

Troisième prix : M. Chapelier, de Vandières.  

Quatrième prix ex aequo : M. Gille, de Vandières, M. Baudier, de Vandières. 

Cinquième prix ex aequo : M. Hatrisse, de Vandières, M. Naudin, de Vandières. 

Sixième prix : M. Hietter, de Vandières. 

Septième prix : M. Francois, de Vandières. 

Huitième prix : M. Huilier, de Vandières.  

Neuvième prix : M. Jacob, de Gerbéviller. 

Dixième prix ; M. Tassin, de Maidières-les-Pont-à-Mousson.  

Onzième prix : M. Tousseul, de Villacourt.  

Douzième prix. ; M. Gorius, de Vandières.


M. le sénateur Urban adresse encore quelques encouragements aux membres de l’assemblée et lève la séance. 


D’après le recensement de population de 1936, les récompensés peuvent être :

Eugène Gorius, rue Lanciaux. 

Léopold François, rue Saint Jean ou Lucien François, rue Lanciaux. 

Charles Huillier, rue Saint Pierre.  

Eugène Chapelier, rue nationale. 

Henri Hietter, rue nationale. 

Pinot  Jean,  rue nationale. 

Paul Gille, rue Henri Fayon.  

Pierre Baudier rue Saint Pierre. 

Roger Gabriel Eugène Hatrisse, rue Saint Jean.  

Emile Naudin, rue Saint Pierre.






 


24/03/2026

L’agriculture Lorraine à l’honneur

 


L’est républicain du 3 septembre 1931. 


M. Robert Gilliard, ingénieur en chef du Génie rural, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur. 

Cette heureuse nouvelle sera accueillie avec une joie très vive par la grande famille agricole lorraine, à laquelle M. Guilard appartient depuis plus de quatre ans. 

M. Robert Gilliard est, en agriculture, un technicien, un « scientifique ». 

Sorti de l'Institut National Agronomique en 1910, il fut reçu, le 1er juillet 1911, au concours pour le grade d'ingénieur stagiaire du génie rural, et affecté a cette date, à la circonscription d’Orléans. Puis il alla dans la Creuse, et passa, le 1er novembre 1918, dans le département de l'Aisne, en qualité d’ingénieur. Outre son service normal, il y dirigea, pendant huit années, le contrôle des coopératives de reconstruction comprenant 450 sociétés. Il contribua également à l'électrification de ce département en créant de nombreux syndicats de communes. Par sa large compréhension des problèmes agricoles, par son commerce assidu avec les intéressés, par son inlassable activité, il s'attira la sympathie générale. Cette sympathie se manifesta d'ailleurs sous forme de profonds regrets, lorsque, le 1er janvier 1927, il quitta l'Aisne pour assurer, à Nancy, les fonctions d'ingénieur en Chef, il succédait à M. Préaud, aujourd'hui directeur du Génie rural au ministère de l'Agriculture. 

Son service s'étend aux départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges ainsi qu'au territoire de Belfort. Sa tâche est vaste, multiple. Elle a pour but, en effet, de compléter la construction des réseaux de distribution d’énergie électrique et d'entreprendre les travaux d'améliorations foncières du sol, drainage, chemins ruraux, remembrement, indispensables à la prospérité de l'Agriculture Lorraine. 

C'est à lui que l'on doit la réalisation du premier syndicat de communes de distribution de gaz dans la vallée du Rabodeau et l'extension du réseau de l’usine à gaz de Pont-à-Mousson aux communes de Norroy, Vandières et Pagny-sur-Moselle. Il apporte un soin tout particulier à l'intensification des travaux de remembrement, si nécessaires à la terre lorraine où l'enchevêtrement des parcelles et l'absence de chemins 

entravent la liberté de l'exploitation et constituent un véritable impôt prélevé sur les cultivateurs. 

Dans la Meuse et dans les Vosges, il encourage et développe la création des usines coopératives agricoles (fromageries, laiteries), et, chargé par M le préfet Magre de la liquidation des coopératives de reconstruction, il accomplit sa mission avec tant de succès que 50 sociétés sur 206 attendent l'heure de cette liquidation. 

Mais M. Gilliard n'est pas l'homme d’une formule. Son oeuvre, vivante et fécondé, s'inspire d'un rare éclectisme. Elle nous le montre tour à tour ambassadeur, journaliste, conférencier L'an dernier, il fut envoyé en mission au Danemark, accompagné des membres de l’Union des Syndicats Agricoles Vosgiens. Il a donné de ce voyage d'études une relation substantielle et très applaudie au cours d'une réunion de la Société Centrale d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle. Ses articles de vulgarisation, dans le « Bon Cultivateur de l’Est », sont fort appréciés, et ses exposés, aux divers comices, toujours écoutés avec une solide attention.  

Rôle très lourd, certes, mais fait pour l’homme, qui le supporte sans faiblir et le joue avec beaucoup d'aisance et de simplicité.. 

Nous sommes heureux d'adresser au jeune et nouveau chevalier, déjà officier du Mérite agricole, nos félicitations les plus empressées pour la haute distinction dont vient de l'honorer le gouvernement de la République. 


Georges Robert Charles Gilliard est né le 12 mai 1889 à Paris rue boisière dans le 16ème arrondissement. Il est le fils de Georges Gilliard, banquier et de Virginie Antoinette Daquet son épouse. 

Il commence sa carrière d’ingénieur du génie rural en 1909

Sa première affectation est Laon (Aisne) où il réside rue de la république. 

Dès 1919 il prend part à l’estimation des travaux de reconstruction dans le département de l’Aisne. 

En 1920, il est fait chevalier dans l’ordre du mérite agricole. 

Il se marie le 6 juin 1922 à Tavers (Loiret) avec Suzanne Marie Juliette Cécile Mirault. 

Il prends ses fonctions à Nancy en janvier 1927, il habite avenue de Boufflers avec son épouse et leur fille Colette née en 1925 à Laon. 

Le 7 août 1931, Il est décoré de la légion d’honneur au grade de chevalier. 

Il doit quitter la Lorraine en 1933 pour des raisons de santé, après avoir ardemment travaillé à l’amélioration des techniques agricoles (Remembrement,drainage…) mais aussi des conditions de vie des agriculteurs. 

Il va habiter à Pau (Basses Pyrénées) où il continue son engagement pour l’agriculture jusqu’à sa retraite en mai 1954. 

Il décède à Pau le 7 novembre 1962 à l’âge de 73 ans. 











Fête patronale

 

L’espérance d’Allamps

L’éclair de l’est du 21 septembre 1930. 


Malgré les rigueurs d’une saison inclémente, la fête patronale de Vandières s’est déroulée dans une atmosphère d’union et de cordialité vraiment impressionnante. 

Dès le matin, une très nombreuse assistance se pressait à la grand’messe chantée par M. l’abbé Munier, curé de la paroisse. . 

Les chants liturgiques furent exécutés d’une façon impeccable par la chorale paroissiale qui se surpasse d’année en année. 

Mais ce qui rehaussa tout spécialement l’éclat des cérémonies fut la participation de l’Harmonie « L’Espérance » l’Allamps, M. l’abbé Pinot, enfant de la paroisse, actuellement curé d’Allamps, ayant eu l’heureuse idée de convier à notre fête son excellente phalange qui, sous l’experte direction de M. L. Christophe, exécuta aux différents offices des morceaux de grand style et offrit à la sortie des vêpres un concert artistique à la population charmée, qui ne ménagea pas ses applaudissements. 


Détail pittoresque : la plupart des familles de Vandières avalent adopté pour le repas de fête de midi un ou 

plusieurs musiciens de l'Espérance qui furent traités comme des enfants gâtés. 


La fête foraine, contrariée par le mauvais temps, eut cependant beaucoup de succès. 


Le service traditionnel pour le repos de l’âme des défunts de la paroisse fut chanté par M. l’abbé Pinot, avec 

la participation dé la chorale paroissiale. 


Nous remercions très vivement M. l’abbé Pinot, ses dévoués musiciens, de l’éclat inusité apporté à cette belle journée, et, d’autre part, nous nous faisons l’interprète de tous les membres de l’Espérance en remerciant les familles si hospitalières de Vandières de leur accueil si cordial et si empressé. 


L’abbé Munier

Fernand Camille Pinot est né le 8 février 1897 à Vandières. Il est un des sept enfants d’Edouard Pinot, vigneron et de Marie Eugénie Elisabeth Darmois son épouse. 

En septembre 1914, alors qu’il est séminariste, il accompagne l’abbé Mamias au presbytère lors de son arrestation. En septembre 1918, il est évacué vers la Belgique avec les habitants de Vandières. Il retrouve le village en février 1919 après 172 jours d’exil. 

Il est ordonné prêtre le 13 juillet 1924 et rejoint la paroisse de Varangéville.

En août 1928, il est nommé à Allamps où il restera jusqu’en 1942. 

Il est ensuite nommé à Houdemont où il exerce son ministère jusqu’en 1956, date de son départ pour Croismare. 

Il meurt à Lunéville le 28 août 1994 à l’âge de 97 ans. 


Fête patronale à Vandières au milieu des années cinquante 


14/03/2026

Le café Compas


En 1901, François Eugène Compas (1868-1949) et sa femme Marie Marcelline Gille (1866-1949) habitent rue de Pont-à-Mousson. Il exerce le métier de menuisier. 
Il est né en 1868 à Vandières. Elle est née deux ans plus tôt à Limey. Ils se sont mariés dans la commune de l’épouse en 1895. 

C’est sur le recensement de 1906 qu’ils sont mentionnés pour la première fois comme débitants de boissons. 

En fait, le café est tenu par l’épouse d’Eugène Compas, Marie Marcelline, lui est menuisier. 

Elle gère le café jusqu’à la première guerre mondiale. 


Sur le recensement de 1921, ils habitent toujours à la même adresse mais il n’est plus fait mention d’un débit de boissons. Eugène Compas reste menuisier. 


Le café est géré par la famille de Pierre Muller (1877- ) jusqu’en 1930. 

Pierre est maçon et sa femme Marthe Alice Erard (1885-1942) est recensée comme épicière. 

En 1931, Émile Marcel Chardebas (1878-1938) et Augustine Pierson (1879- ) reprennent possession de leur fond de commerce et exploitent le café jusqu’en 1938.

Auparavant ils étaient cultivateurs à la ferme de Moulon à l’entrée de Pagny sur Moselle. 


Pierre Muller et Marthe Erard déménagent pour une autre maison de la rue nationale.

Il exerce alors le métier de maçon à Nancy. En 1942, ils habitent rue Pasteur à Nancy.