10/01/2026

Notre village détruit 7


 

  • Cette maison se situait à l’angle de la rue de Pont-à-Mousson (rue Charles de Gaulle) et de la rue Magot (rue Saint Jean). 
  • Elle était occupée par Marie Jean Émile Lamy (1863-1931) cultivateur, Jeanne Marie Lucie Rouyer (1872-1965) son épouse et leurs trois enfants.
  • Elle a été reconstruite avec les matériaux d’après guerre (briques et poutres métal).
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº57 de la rue Charles de Gaulle.





Accident sur la voie ferrée

Lampiste sur le quai de la gare de Pagny sur Moselle vers 1910

L'est républicain du 3 janvier 1930
La journée du 1er janvier a été attristée par un accident mortel survenu dans le personnel de la gare de Pagny sur Moselle.
Vers 14h30, M. Camille Champagne, lampiste, revenait de Vandières en longeant les voies principales et en effectuant son service de nettoyage et de mise en état des signaux et appareils d’allumage.
Arrivé à mi-chemin, entre les barrières de la Haie Mettée et de Moulon, ils voulut traverser la voie après le passage d’un train se dirigeant sur Pont-à-Mousson. À ce moment arrivait, en sens inverse, à toute vitesse, un train de messageries.
Happé par la locomotive, il fut traîné pendant quelques instants et projeté sur le ballast. Relevé peu après, le malheureux, qui avait eu le crâne complètement défoncé, avait cessé de vivre.
Le personnel des gares de Pagny et de Vandières aussitôt prévenu, se rendit sur les lieux, accompagné de la gendarmerie de Pagny et du garde champêtre de Vandières pour les constatations d’usage. 
Monsieur le docteur Maillard, mandé immédiatement, ne pu que constater le décès. La victime fut transporté à la gare de Pagny dans une camionnette, mise à la disposition des autorités par Monsieur Barthélemy, boucher à Pagny. 
Monsieur Champagne était âgé de 39 ans. Il laisse une veuve et une petite fille de deux ans.


Lampiste remplissant ses lampes d'huile

Le lampiste assure l’entretien et l’installation des lampes sur les trains et installations ferroviaires. 

Camille Champagne est né le 1er octobre 1890 à Circourt-sur-Mouzon dans les Vosges. 
Il se marie le 5 mars 1923 à Neufchâteau avec Joséphine Eugénie Angèle Clairottet (1883-1970). 

Son évolution de carrière l’amène à Pagny en juillet 1927. 

Leur fille, Monique Raymonde naît à Pagny le 9 janvier 1928. 

On retrouve Joséphine Eugénie Angèle Clairottet à Nancy en 1931. Elle est devenue épicière et habite rue de la croix de bourgogne avec Monique et ses trois autres enfants nés de son premier mariage. 






01/01/2026

Vœux 2026

 


Sous l’emblème de la Croix de Lorraine,
terre d’histoire et de courage,

recevez mes vœux les plus sincères pour la nouvelle année.


20/12/2025

Tentatives de vols

Rue de la gare

L’est républicain du 19 mai 1890. 

La nuit dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans la cave de M. B. marchand de vin près de la halte du chemin de fer, en forçant la porte. Ils ont dérobé du vin et des liqueurs. Après cet exploit, ils se sont rendus chez un autre marchand de vin, et ont pénétré dans la cave en procédant de la même manière. On ne sait pas encore exactement ce qu’ils ont emporté. 

Ensuite, ils se sont dirigés vers la halte. Là, ils ont cassé un carreau, puis, pénétrant dans la salle des billets, ils cherchèrent la caisse, mais la distributrice avait eu soin de l’emporter dans son appartement. 

Furieux de leur déconvenue, ils se retirèrent, non sans chercher à causer des dégâts, de plus , ils fermèrent le disque avancé de la halte, en manœuvrant le levier, ce qui fit arrêter le premier train de marchandises. 

Plaintes ont été portées à la gendarmerie de Pagny sur Moselle. Le brigadier s’est rendu ce matin sur les lieux pour procéder à l’enquête. Espérons que les coupables ne tarderont pas à être livrés à la justice. 


À cette date, un seul café est situé rue de la gare. 

Le couple Nicolas Félix Bouy (1830-1913) et Marie Antoinette Demef (1837-1918) gère l’établissement jusqu’en 1896. 

Nicolas était garde barrière pour la compagnie de l’est dans la maison qui devient la gare en 1879. 

En 1896, aucune famille n’est recensée comme cafetier dans cette rue, la famille Bouy Demef habite désormais rue de Pagny. Ils coulent une retraite tranquille avant de déménager pour la rue de l’église. Félix y décède le 2 janvier 1913 a l’âge de 82 ans. Marie Antoinette meurt cinq ans plus tard à l’âge de 80 ans, probablement en Belgique. 

Peu avant 1899, la famille Grébil a repris le commerce. 

Pierre Grébil (1866-     ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle ira gérer un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.  

En 1906, Firmin Barbonnait  (frère aîné d’Adèle) et son épouse s’installent comme cafetiers à côté du café Grébil. 


Les deux bâtiments sont détruits pendant la première guerre mondiale mettant fin au service de restauration dans cette rue jusqu’à la reconstruction du café de la marine.

De nombreux propriétaires se succèdent à la direction du café durant les années d’après guerre. 


Notre village détruit 6


 
Maison Caye à gauche



  • Cette maison se situait rue de l’église (rue Abbé Mamias). 
  • Elle était occupée par Edmond Caye (1873-1904) cultivateur, Rosalie Irma Ardaillon (1875-1931) son épouse et leurs deux enfants.
  • Un hangar en briques a été construit à son emplacement après la guerre. 
  • Aujourd’hui on la trouverait au Nº5 de la rue Abbé Mamias à l’emplacement de l’ancienne mairie. 


Le hangar en brique à gauche


14/12/2025

Accident mortel




L’est républicain du 5 mars 1899.

Monsieur Edouard Louis pinot âgé de 35 ans, était allé mardi dernier, conduire un porc à Pagny-sur-Moselle. À son retour, vers dix heures et demie et à la sortie du village de Pagny, il voulut sans doute monter sur sa voiture. À ce moment son cheval s’emballa et le malheureux tomba probablement à la renverse. Il fut relevé sans connaissance et transporté chez M. Thiébault-Toussaint où il reçu les soins de M. le pharmacien de Pagny en l’absence de M. le docteur Maillard.
Enfin ayant repris connaissance, il fut ramené à son domicile, vers une heure et demie. Il put causer à sa famille mais ne se souvenait nullement de la façon dont l’accident lui était arrivé.
On pensait d’abord que c’était une simple contusion, lui-même rassurait les siens à ce sujet. Mais MM.  les docteurs Maillard de Pagny et Vaté de Pont-à-Mousson, appelés en toute hâte, constatèrent que l’accident était mortel. Dans sa chute le malheureux s’était brisé une veine de l’occiput. Après d’atroces souffrances, il est mort jeudi, à trois heures du matin, laissant une veuve et deux petites filles, l’aînée âgée de six ans, la seconde âgée de six semaines. Cette mort inattendue a ému toute la population d’autant plus que Pinot était généralement aimé et estimé.


Maison de la famille Pinot


Édouard Louis Pinot est né à Vandières le 23 avril 1863. 
Il est le fils de Jean Nicolas Pinot (1833-1886), vigneron et Marie Angélique Darmois (1835-1909) son épouse. 
Le couple et leurs trois enfants habitent rue de Pagny. 
Édouard Louis se marie le 30 décembre 1891 avec Marie Elise Pinot (1868-1944). Après leur mariage, le couple habite rue Saint Pierre et Raugraff. 
Ils ont deux filles et un fils mort à l’âge de deux mois. 
Les deux sœurs, Marie Elise (1892-1977) l’ainée et Marie Angélique (-)la cadette se marient avec les deux frères Baudier, Pierre Joseph (-) et Georges Léon Michel (-).  
Les mariages ont lieu à Vandières le 6 septembre 1921. Les mariés sont originaires de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse. 
Les couples ont de descendants s’impliquant au sein de la paroisse de Vandières encore aujourd’hui.