Vandières - Une femme renversée par une auto.
Madame veuve Hatrisse, sortant de la mairie traversait la chaussée de la route nationale pour rentrer dans sa maison, située en face, à l’angle de la rue. Comme elle se disposait à franchir le caniveau pavé situé devant son domicile, elle était renversée par une automobile qui la projetait violemment sur la chaussée.
Les témoins de l’accident relevait la victime et la transportaient sur son lit.
Un docteur appelé a constaté que Mme Hatrisse avait un écrasement des os du nez, dont la base était fracturée et des contusions multiples du corps qui mettaient ses jours en danger.
Au moment de l’accident, Monsieur Quenette, cultivateur, se disposait à rentrer avec sa voiture de laiterie. Il se dirigeait vers la gauche de la route lorsque l’automobile survint, c’est en voulant l’éviter que le chauffeur prenait entièrement la gauche de la route et renversait Mme Hatrisse.
De l’avis de tous les témoins entendus par la gendarmerie, l’automobile qui était suivie d’une autre, n’a pas fait fonctionner son appareil avertisseur et allait à une allure des plus rapides.
Le chauffeur a continué sa route sans s’occuper de la victime.
Si les numéros des deux voitures n’ont pu être pris, leur signalement complet a été donné. La première, de couleur jaune, portait deux drapeaux, un belge et un français. Il est donc probable que le conducteur d’auto inhumain pourra être découvert et qu’il aura à répondre de son accident devant la justice.
D’après d’autres journaux, on apprend que c’est le docteur Thiebaut qui est venu de Pagny sur Moselle pour soigner la blessée.
D’après mes recherches généalogiques, la pauvre femme doit être Émelie Simard, née en 1871, veuve de Nicolas Albert Hatrisse, mort pour la France le 9 février 1915 à l’hôpital de Toul.
Elle habite grande rue (actuelle rue Saint Jean) avec son fils unique Roger Gariel Eugène hatrisse âgé de 22 ans.
Je n'ai pas la date de son décès, mais l'accident n'en est pas la cause.
En 1936, elle habitait toujours rue Saint Jean.