05/09/2026

Commémoration aux monuments aux morts

 


L’ancien combattant : journal de l’association des mutilés et anciens combattants du 30 novembre 1930.


Section de Pagny sur Moselle.

Comme les années précédentes, la ville de Pagny a fêté dignement l’armistice.

L’église paroissiale trop petite pour la circonstance avait revêtu sa parure des grands jours. La tombe du poilu, installé dans le cœur touchant profondément l’assistance et la foule qui va se recueillir et prier pour nos grands parents mort, prouva combien était grand à Pagny, le culte du souvenir.

À l’issue du service religieux, un cortège se format et se rendit au monument de 1914-1918. Après l’exécution de la marseillaise par les petits garçons, M. le maire invita l’assistance à observer en l’honneur des morts, une minute de recueillement et de silence. M. le docteur Thiébaut, président de la section des anciens combattants évoque ensuite le souvenir des enfants de Pagny morts au champ d’honneur et montra combien, et plus que jamais, l’union et la paix nous étaient nécessaires.


Le cortège se rendit alors devant la maison Christophe ou M. le maire de Pagny réinstalla dans son alvéole le buste du Comte Hercule de Serre, le célèbre enfant de Pagny, ex ministre de la justice de Louis XVIII et ex ambassadeur à Naples. 


La foule toujours aussi nombreuse se dirigeait ensuite vers le monument de 1870-1871. Les petites filles chantent de jolis morceaux de circonstances et M. le commandant Durand rappela le souvenir des héros de la défaite qui sauvèrent, tout au moins, l’honneur de la patrie.


À la même heure, une délégation de la A.M.C. de Pagny déposait une gerbe au pied du monument de Vandières, unissant dans une même pensée de reconnaissance tous les camarades morts pour la France. Les anciens combattants se disposèrent alors à fêter dignement la victoire. À Pagny, ils se dirigèrent vers le restaurant Melot, à Vandières vers le restaurant Staub. Là, un banquet amical leur fut servi et, à l’heure des toasts, M. le docteur Thiébaut remercia les convives d’avoir bien voulu répondre à l’appel du comité pour donner à la fête de l’armistice toute l’éclat désirable. Les chants commencèrent bientôt nombreux et variés, rappelant pour la plupart la franche gaité des vrais poilus. Les camarades Max T., Hagemann, Lemaire, Farcy, Volant, Pichenet, etc., ainsi que M.  Brichon maire de Pagny, charmèrent l’auditoire à qui mieux-mieux et cette agape fraternelle pris fin vers 18 heures par l’audition de "La Madelon".

Quelques heures plus tard, tout le monde se retrouva dans la salle Antoine, brillamment illuminée et décorée. On dansa à cœur joie au son d’un jazz des plus entraînant, et vers 11 heures eu lieu le tirage de la Grande tombola. Le bal repris enfin et ce n’est que bien tard dans la nuit que se termina cette journée si mémorable de l’anniversaire de l’armistice.








Morts en Crimée

Soldat d’infanterie français 

La guerre de Crimée (1853-1856) est un conflit important du XIXe siècle opposant l'Empire russe à une coalition formée par l'Empire ottoman, la France, le Royaume-Uni et le royaume Sarde. Elle débute en octobre 1853, principalement à cause des tensions sur le contrôle des lieux saints en Palestine et des ambitions russes sur les territoires ottomans.

  • Octobre 1853 : Début des hostilités avec la bataille de Sinop, où la flotte russe détruit une flotte ottomane.
  • Mars 1854 : La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie.
  • Septembre 1854 : Débarquement des forces alliées en Crimée.
  • Octobre 1854 : Bataille d'Alma, victoire alliée.
  • Octobre 1854 - septembre 1855 : Siège de Sébastopol, siège long et meurtrier.
  • Septembre 1855 : Prise de Sébastopol par les alliés.
  • Mars 1856 : Signature du traité de Paris, mettant fin à la guerre.

Cette guerre est notable pour ses innovations militaires (usage du télégraphe, ambulance moderne, fusils à culasse, canons rayés…) et l’apport du chemin de fer en matière de logistique. 

C’est aussi la première guerre photographiée. 

Environ 100 000 français sont morts durant ce conflit, dont les trois quarts de maladies (choléra, scorbut, typhus, dysenterie…)


1: Sébastopol - 2 : Kamiesch



Trois soldats originaires de Vandières ont participé à la guerre de Crimée :


Jean Pierre MUNIER, né le 29 avril 1832, fils de Jean Pierre MUNIER et Marie Anne COURIAUX.  

Fusilier à la 3ème compagnie du 1er bataillon du 28ème régiment d’infanterie de ligne. 

Entré à l’ambulance de la cinquième division militaire devant Sébastopol le 20 janvier 1855. 

Mort le 24 janvier 1855 par suite de dysenterie. 


Louis SIMARD, né le 25 novembre 1833, fils de Claude SIMARD et Marguerite PINOT. 

Fusilier à la 8ème compagnie du 2ème bataillon du 62ème régiment d’infanterie de ligne.

Entré à l’ambulance du camp de Maslak le 1er mai 1855.

Mort le 5 mai 1855 par suite de choléra. 


Nicolas MUNIER, né le 23 août 1815, fils de Charles François MUNIER et Marguerite CAILLOT. 

Lieutenant du 6ème régiment d’infanterie légère basé en Algérie. 

Arrivé à Kamiesch le 9 novembre 1855. Retour de Crimée le 21 juin 1856. 

Chevalier de la légion d’honneur le 28 août 1858. 

Mort le 18 mars 1861 à l’hôpital militaire d’Oran, très certainement de maladie.