recevez mes vœux les plus sincères pour la nouvelle année.
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| Rue de la gare |
L’est républicain du 19 mai 1890.
La nuit dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans la cave de M. B. marchand de vin près de la halte du chemin de fer, en forçant la porte. Ils ont dérobé du vin et des liqueurs. Après cet exploit, ils se sont rendus chez un autre marchand de vin, et ont pénétré dans la cave en procédant de la même manière. On ne sait pas encore exactement ce qu’ils ont emporté.
Ensuite, ils se sont dirigés vers la halte. Là, ils ont cassé un carreau, puis, pénétrant dans la salle des billets, ils cherchèrent la caisse, mais la distributrice avait eu soin de l’emporter dans son appartement.
Furieux de leur déconvenue, ils se retirèrent, non sans chercher à causer des dégâts, de plus , ils fermèrent le disque avancé de la halte, en manœuvrant le levier, ce qui fit arrêter le premier train de marchandises.
Plaintes ont été portées à la gendarmerie de Pagny sur Moselle. Le brigadier s’est rendu ce matin sur les lieux pour procéder à l’enquête. Espérons que les coupables ne tarderont pas à être livrés à la justice.
À cette date, un seul café est situé rue de la gare.
Le couple Nicolas Félix Bouy (1830-1913) et Marie Antoinette Demef (1837-1918) gère l’établissement jusqu’en 1896.
Nicolas était garde barrière pour la compagnie de l’est dans la maison qui devient la gare en 1879.
En 1896, aucune famille n’est recensée comme cafetier dans cette rue, la famille Bouy Demef habite désormais rue de Pagny. Ils coulent une retraite tranquille avant de déménager pour la rue de l’église. Félix y décède le 2 janvier 1913 a l’âge de 82 ans. Marie Antoinette meurt cinq ans plus tard à l’âge de 80 ans, probablement en Belgique.
Peu avant 1899, la famille Grébil a repris le commerce.
Pierre Grébil (1866- ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle ira gérer un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.
En 1906, Firmin Barbonnait (frère aîné d’Adèle) et son épouse s’installent comme cafetiers à côté du café Grébil.
Les deux bâtiments sont détruits pendant la première guerre mondiale mettant fin au service de restauration dans cette rue jusqu’à la reconstruction du café de la marine.
De nombreux propriétaires se succèdent à la direction du café durant les années d’après guerre.
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| Maison Caye à gauche |
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| Le hangar en brique à gauche |
L’éclair de l’est du 14 novembre 1907.
Violent incendie.
Voici des détails que nous avons pu recueillir sur l’incendie de Vandières qui a éclaté dans la nuit de lundi matin et a détruit toute une ferme.
La ferme détruite était occupée par M. Hippolyte Honorat, et appartenait à Monsieur Alphonse Boudat, de Pagny sur Moselle, tous assurés.
Le feu a été aperçu lundi soir, vers 11 heures, par Madame Hubert Rouyer qui donna aussitôt l’alarme.
Malheureusement l’immeuble était entièrement en flammes, et on constatait qu’une main criminelle avait mis le feu en trois endroits différents. Le bétail fut sauvé avec bien du mal, ainsi qu’une petite partie du matériel, tout le reste fut détruit. Les engrangements étant remplis de fourrages, l’incendie avait pris des proportions effrayantes.
Tout le monde prêtait son aide aux pompiers qui furent renforcés de ceux de Villers et Pagny. Les voisins furent préservés.
La rumeur publique accusa aussitôt un ancien domestique de M. Honorat, renvoyé après une condamnation à deux mois de prison avec sursis pour vol.
Vers 3h du matin, les cris «au secours» retentirent du côté du moulin Hubert Rouyer. C’était l’inculpé qui, rencontré au moment où il se disposait à quitter le village, était saisi à la gorge par un habitant.
Les gendarmes de Pagny, se trouvant sur les lieux du sinistre, vinent l’arrêter et lui passèrent les menottes. IlS durent le protéger contre la fureur des habitants du village qui voulaient lui faire un mauvais parti.
Cet individu, âgé d’une cinquantaine d’années, s’était introduit depuis un certain temps déjà, chez son ancien patron, où il passait les nuits sur les greniers et à son insu, ne travaillant nulle part. C’est pour se venger de ce dernier, qu’il mit le feu à la ferme. Il est soupçonné de différents vols commis dans le village, et en dernier lieu chez Monsieur Lanciaux.
Certains le prétendent un peu simple d’esprit.
Les pertes sont évaluées à 50 000 Fr. environ.
On signale la belle conduite de monsieur Pinot, lieutenant de pompier.
Hippolyte Honorat est né le 13 mai 1863 à Vandières.
Il est le dernier des quatre fils d’Antoine Honorat. (Voir histoire de famille dans le numéro de Nos Villages Lorrains consacré la famille Honorat).
Il s’est marié avec Marguerite Constance Guillaume veuve de Nicolas Drapier en 1892.
En 1907, la famille Honorat habite rue Magot (actuelle rue Saint Jean).
Les vols chez monsieur Lanciaux se limitaient à du beurre du fromage du pain, etc.. pour un préjudice de 10 francs.