20/12/2025

Tentatives de vols

Rue de la gare

L’est républicain du 19 mai 1890. 

La nuit dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans la cave de M. B. marchand de vin près de la halte du chemin de fer, en forçant la porte. Ils ont dérobé du vin et des liqueurs. Après cet exploit, ils se sont rendus chez un autre marchand de vin, et ont pénétré dans la cave en procédant de la même manière. On ne sait pas encore exactement ce qu’ils ont emporté. 

Ensuite, ils se sont dirigés vers la halte. Là, ils ont cassé un carreau, puis, pénétrant dans la salle des billets, ils cherchèrent la caisse, mais la distributrice avait eu soin de l’emporter dans son appartement. 

Furieux de leur déconvenue, ils se retirèrent, non sans chercher à causer des dégâts, de plus , ils fermèrent le disque avancé de la halte, en manœuvrant le levier, ce qui fit arrêter le premier train de marchandises. 

Plaintes ont été portées à la gendarmerie de Pagny sur Moselle. Le brigadier s’est rendu ce matin sur les lieux pour procéder à l’enquête. Espérons que les coupables ne tarderont pas à être livrés à la justice. 


À cette date, un seul café est situé rue de la gare. 

Le couple Nicolas Félix Bouy (1830-1913) et Marie Antoinette Demef (1837-1918) gère l’établissement jusqu’en 1896. 

Nicolas était garde barrière pour la compagnie de l’est dans la maison qui devient la gare en 1879. 

En 1896, aucune famille n’est recensée comme cafetier dans cette rue, la famille Bouy Demef habite désormais rue de Pagny. Ils coulent une retraite tranquille avant de déménager pour la rue de l’église. Félix y décède le 2 janvier 1913 a l’âge de 82 ans. Marie Antoinette meurt cinq ans plus tard à l’âge de 80 ans, probablement en Belgique. 

Peu avant 1899, la famille Grébil a repris le commerce. 

Pierre Grébil (1866-     ) et Adèle Barbonnait (1869-1902) son épouse, servent boissons et repas aux voyageurs empruntant le chemin de fer. Après le décès de son épouse, Pierre est aidé par sa fille Marie (1891- ). En 1914 elle épouse Louis Alphonse Balland avec qui elle ira gérer un café restaurant à côté de la gare de Pagny sur Meuse.  

En 1906, Firmin Barbonnait  (frère aîné d’Adèle) et son épouse s’installent comme cafetiers à côté du café Grébil. 


Les deux bâtiments sont détruits pendant la première guerre mondiale mettant fin au service de restauration dans cette rue jusqu’à la reconstruction du café de la marine.

De nombreux propriétaires se succèdent à la direction du café durant les années d’après guerre. 


Notre village détruit 6


 
Maison Caye à gauche



  • Cette maison se situait rue de l’église (rue Abbé Mamias). 
  • Elle était occupée par Edmond Caye (1873-1904) cultivateur, Rosalie Irma Ardaillon (1875-1931) son épouse et leurs deux enfants.
  • Un hangar en briques a été construit à son emplacement après la guerre. 
  • Aujourd’hui on la trouverait au Nº5 de la rue Abbé Mamias à l’emplacement de l’ancienne mairie. 


Le hangar en brique à gauche


14/12/2025

Accident mortel




L’est républicain du 5 mars 1899.

Monsieur Edouard Louis pinot âgé de 35 ans, était allé mardi dernier, conduire un porc à Pagny-sur-Moselle. À son retour, vers dix heures et demie et à la sortie du village de Pagny, il voulut sans doute monter sur sa voiture. À ce moment son cheval s’emballa et le malheureux tomba probablement à la renverse. Il fut relevé sans connaissance et transporté chez M. Thiébault-Toussaint où il reçu les soins de M. le pharmacien de Pagny en l’absence de M. le docteur Maillard.
Enfin ayant repris connaissance, il fut ramené à son domicile, vers une heure et demie. Il put causer à sa famille mais ne se souvenait nullement de la façon dont l’accident lui était arrivé.
On pensait d’abord que c’était une simple contusion, lui-même rassurait les siens à ce sujet. Mais MM.  les docteurs Maillard de Pagny et Vaté de Pont-à-Mousson, appelés en toute hâte, constatèrent que l’accident était mortel. Dans sa chute le malheureux s’était brisé une veine de l’occiput. Après d’atroces souffrances, il est mort jeudi, à trois heures du matin, laissant une veuve et deux petites filles, l’aînée âgée de six ans, la seconde âgée de six semaines. Cette mort inattendue a ému toute la population d’autant plus que Pinot était généralement aimé et estimé.


Maison de la famille Pinot


Édouard Louis Pinot est né à Vandières le 23 avril 1863. 
Il est le fils de Jean Nicolas Pinot (1833-1886), vigneron et Marie Angélique Darmois (1835-1909) son épouse. 
Le couple et leurs trois enfants habitent rue de Pagny. 
Édouard Louis se marie le 30 décembre 1891 avec Marie Elise Pinot (1868-1944). Après leur mariage, le couple habite rue Saint Pierre et Raugraff. 
Ils ont deux filles et un fils mort à l’âge de deux mois. 
Les deux sœurs, Marie Elise (1892-1977) l’ainée et Marie Angélique (-)la cadette se marient avec les deux frères Baudier, Pierre Joseph (-) et Georges Léon Michel (-).  
Les mariages ont lieu à Vandières le 6 septembre 1921. Les mariés sont originaires de Mont-sous-les-Côtes dans la Meuse. 
Les couples ont de descendants s’impliquant au sein de la paroisse de Vandières encore aujourd’hui. 

Notre village détruit 5


 



  • Cette maison se situait rue de Pont-à-Mousson (rue Charles de Gaulle), le long du sentier de Norroy à Vandières (rue Fririon). 
  • Elle était occupée par Jean Marie Joseph Émile Lorrain, Marie Claire Hélène Noiré son épouse et leur fille Jeanne Marie Madeleine. Cinq autres enfants naîtront après la guerre. 
  • Elle a été reconstruite à l’identique après la guerre. 
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº45 de la rue Charles de Gaulle.








06/12/2025

Incendie criminel

Hippolyte et Constance Honorat à Vandières


L’est républicain du 13 novembre 1907.
Le feu a été mis intentionnellement à Vandières près Pont-à-Mousson, à la maison Honorat, par un ancien domestique, Félix Maxant, 50 ans, que Monsieur Honorat avait renvoyé.
Maxant avait été condamné pour vol au préjudice de M. Honorat. Il a donc voulu se venger. 
Malgré les secours apportés par les pompiers de Villers-sous-Prény et de Pagny, malgré les efforts des pompiers de Vandières, très bien dirigés par leur chef M. Pinot, on a pu sauver que le bétail. 

L’éclair de l’est du 14 novembre 1907.

Violent incendie.

Voici des détails que nous avons pu recueillir sur l’incendie de Vandières qui a éclaté dans la nuit de lundi matin et a détruit toute une ferme.

La ferme détruite était occupée par M.  Hippolyte Honorat, et appartenait à Monsieur Alphonse Boudat, de Pagny sur Moselle, tous assurés.

Le feu a été aperçu lundi soir, vers 11 heures, par Madame Hubert Rouyer qui donna aussitôt l’alarme.

Malheureusement l’immeuble était entièrement en flammes, et on constatait qu’une main criminelle avait mis le feu en trois endroits différents. Le bétail fut sauvé avec bien du mal, ainsi qu’une petite partie du matériel, tout le reste fut détruit. Les engrangements étant remplis de fourrages, l’incendie avait pris des proportions effrayantes.

Tout le monde prêtait son aide aux pompiers qui furent renforcés de ceux de Villers et Pagny. Les voisins furent préservés.

La rumeur publique accusa aussitôt un ancien domestique de M. Honorat, renvoyé après une condamnation à deux mois de prison avec sursis pour vol.

Vers 3h du matin, les cris «au secours» retentirent du côté du moulin Hubert Rouyer. C’était l’inculpé qui, rencontré au moment où il se disposait à quitter le village, était saisi à la gorge par un habitant.

Les gendarmes de Pagny, se trouvant sur les lieux du sinistre, vinent l’arrêter et lui passèrent les menottes. IlS durent le protéger contre la fureur des habitants du village qui voulaient lui faire un mauvais parti.

Cet individu, âgé d’une cinquantaine d’années, s’était introduit depuis un certain temps déjà, chez son ancien patron, où il passait les nuits sur les greniers et à son insu, ne travaillant nulle part. C’est pour se venger de ce dernier, qu’il mit le feu à la ferme. Il est soupçonné de différents vols commis dans le village, et en dernier lieu chez Monsieur Lanciaux.

Certains le prétendent un peu simple d’esprit.

Les pertes sont évaluées à 50 000 Fr. environ. 

On signale la belle conduite de monsieur Pinot, lieutenant de pompier.


Le mémorial des Vosges du 15 novembre 1907.
Un incendiaire. 
Le feu a détruit la ferme de M.  Honorat, cultivateur à Vandières. On a eu à peine le temps de sortir des écuries les chevaux et le bétail. Alors qu’on organisait le sauvetage, un des domestique de la ferme, nommé Thomas, remarquait les allures louches d’un de ses anciens camarades nommé Maxant, qui avaient été renvoyé de la ferme Honorat et condamné pour vol. Il avait déclaré à plusieurs personnes qu’il se vengerait. Il a avoué avoir mis le feu aux quatre coins de la ferme pour assouvir sa haine.
La gendarmerie a dû protéger le misérable contre la fureur de la foule.


Hippolyte Honorat est né le 13 mai 1863 à Vandières. 

Il est le dernier des quatre fils d’Antoine Honorat. (Voir histoire de famille dans le numéro de Nos Villages Lorrains consacré la famille Honorat). 

Il s’est marié avec Marguerite Constance Guillaume veuve de Nicolas Drapier en 1892. 

En 1907, la famille Honorat habite rue Magot (actuelle rue Saint Jean). 


Les vols chez monsieur Lanciaux se limitaient à du beurre du fromage du pain, etc.. pour un préjudice de 10 francs.  



La petite république du 13 novembre 1907. 
La vengeance d’un condamné.
Monsieur Honorat, cultivateur à Vandières, s’apercevait, il y a quelques temps, qu’il était victime de vols multiples. Une surveillance établie amena l’arrestation d’un de ses anciens domestiques, Félix Maxant, âgé de 50 ans. Traduit devant le tribunal correctionnel, Maxant fut condamné à quelques jours de prison.
À peine sorti de la maison d’arrêt, ils se rendit  à Vandières et mettait le feu à l’habitation de son ancien patron. On eu à peine le temps de sauver les chevaux et le bétail. Maxant a été arrêté la même nuit par un domestique de culture, Monsieur Thomas. Amené devant le maire de Vandières, il reconnu être l’auteur de ce forfait et déclara qu’il avait voulu se venger.
Au moment où les gendarmes, le conduisait au parquet de Nancy, une vingtaine de personnes se jetèrent sur lui et les représentants de autorité eurent toutes les peines du monde pour empêcher qu’il ne fût lynché


Félix benjamin Maxant est né le 13 septembre 1860 à Maidières. Il est le fils de François Maxant, maréchal ferrant et Thérèse Eléonore Chardar. 
En 1906, il est domestique agricole chez Alphonse Poirot et Eugénie Wagmann son épouse,  chemin des moulins à Vilcey sur Trey. 
Le 13 octobre 1907, il s’introduit chez Honorat, son ancien patron et vole trois bouteilles de vin. 
Le 18 octobre, il est arrêté pour vol et vagabondage et condamné à deux mois de prison
Pour se venger, il décide de mettre le feu à la ferme Honorat. 
En novembre de la même année, il avoue être l’auteur des vols commis chez Mr Lanciaux habitant rue nationale à Vandières. 
Il est arrêté par un domestique de honorat nommé Thomas puis conduit en prison par la gendarmerie de Pagny 
Félix benjamin Maxant est mort le 28 juin 1919 à l’hôpital d’aliénés de Maréville (Laxou) à l’âge de 58 ans. 

Maréville entrée de l'hôpital



Notre village détruit 4






  • Cette maison se situait à l’angle de la rue de Pagny-sur-Moselle (rue Charles de Gaulle) et de la rue Saint Pierre et Raugraff.
  • Elle était occupée par Nicolas François Boucher (1850-1895) cultivateur, Victorine Valérie Person (1856-1907)  son épouse et leurs trois enfants. À la mort de Nicolas François, sa veuve s’est remariée avec Justin Methlin (1861-1924), employé de la compagnie de chemin de fer de l’est. À la veille de la guerre, Justin y habite seul. Après la guerre il habite rue de l’église jusqu’à sa mort. 
  • Elle n’a jamais été reconstruite.
  • Aujourd’hui on la trouverait à droite du Nº89 de la rue Charles de Gaulle.

29/11/2025

Notre village détruit 3


       




  • Cette maison se situait rue de Pagny-sur-Moselle (rue Charles de Gaulle) le long du Trey.  
  • Elle était occupée par Henri Jean Staub, cafetier, son épouse Émelie Thiébaut et leur fils René Marcel. 
  • Elle a été reconstruite après la guerre dans un style très moderne. 
  • Aujourd’hui on la trouve au Nº46 de la rue Charles de Gaulle. Tout le monde reconnaîtra l’auberge des voyageurs.