L’espérance Courrier de Nancy du 3 novembre 1889.
Lâche agression.
Les nommés Jean Mal, 26 ans, Auguste Navé, âgé de 18 ans, Alexandre Noiré, âgé de 25 ans et Victor Génin, âgé de 37 ans, domestiques à Vandières, ont attaqué et frappé avec un acharnement véritablement odieux, un nommé Charles Labussière, domestique à Prény.
Labussière allait faire une course à Pont-à-Mousson, il traversait Vandières vers 8 heures du soir, lorsque sans provocation aucune, Mal s’est jeté sur lui, l’a terrassé et frappé à coups de pied et de poing. Labussière parvint à se relever et allait s’éloigner. Noiré se jeta sur le malheureux, le renversa également sur la route et le frappa violemment, puis il s’empara du fourreau d’une canne à épée que portait Labussière.
Le malheureux pris la fuite une seconde fois. Il avait à peine parcouru cinq cents mètres que ces quatre individus le rejoignait. Génin le saisit par le cou et engagea les autres à le fouiller. Génin s’informa même si il avait une montre, mais Labussière leur fit remarquer qu’elle portait son nom, ils ne l’a prirent point. Après lui avoir volé ses guêtres, du tabac, un couteau, une bague et une petite somme d’argent, ces quatre individus laissèrent aller Labussière après que Noiré qui avait été recherché dans une vigne bordant la route la canne à épée que Labussière y avait jetée de peur qu’on ne s’en servit contre lui.
Le principal auteur de cette lâche agression, Jean mal interrogé par les gendarmes, après avoir reconnu tous les faits indiqués plus haut, à déclaré : «je ne m’explique pas pourquoi nous avons frappé la Bussière. Je n’ai jamais eu de cœur avec lui et il me dois rien.»
Les auteurs de cette agression ont été arrêtés.
Le progrès de l’est du 8 novembre 1889.
Condamnations pour coups.
Victor Génin, 37 ans, Alexandre Noiré, 25 ans, Auguste Navé, 28 ans, et Jean Mal, 26 ans, domestiques à Vandières, ont frappé et dépouillé sans motif aucun un passant inoffensif qui allait de Prény à Pont-à-Mousson.
Mal, quatre mois. Navé, trois mois. Noiré, huit mois. Génin, un an et un jour.
Un an auparavant, Jean Mal avait déjà agressé un autre jeune homme de Vandières.
Le progrès de l’est du 15 décembre 1888.
la gendarmerie de Pagny sur Moselle a dressé procès-verbal pour coups et blessures contre le nommé Jean Mal, domestique à Vandières. Mal à sans provocation aucune frappé un jeune homme de la localité, Charles Simard, âgé de 20 ans.

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